Mon blog est peu fertile ces derniers temps, mais avouons que j’ai quelques excuses : fête d’anniv’ de mon grand au bowling, fête d’anniv’ d’un collègue au laser max, visite de l’expo l’urbaniste dans tous ses états, Mozart hier soir (je vais y revenir bien sûr), et ce soir (il vous reste quelques heures pour vous préparer), une séance d’impro à l’Ostra.

Rosine nous avait acheté les billets il y a plusieurs mois (au cinquième rang, merci :-) ), et nous voilà à Amnéville pour 21h00, bravant le froid et la neige (au juste, c’est quand le printemps ?). Comme à mon habitude, j’avais fait exprès d’éviter de lire les critiques, je ne suis pas allé voir le blog officiel, … Bien sûr, comme je ne m’étais pas expatrié sur une autre planète, je n’avais pu échapper notamment au « vivre à en crever« , « le bien qui fait mal« , « l’assasymphonie« , ou « tatoue-moi » qui tournent en boucle sur les radios depuis six mois. Mais j’avais fait le maximum pour en savoir le minimum, pour garder la surprise.

Et ce fût réussi ! Parce que ce spectacle est plein de surprises. Tout d’abord, n’attendez surtout pas une biographie précise et exhaustive de la vie de Mozart. Bien sûr, sont retracées ses grandes étapes, certaines rencontres, son esprit de libre penseur, alors que sont presque passés sous silence son rapport avec la franc-maçonnerie, sa fascination pour certains de ses contemporains (Johann Christian Bach, ou Joseph Haydn), et l’impasse est faite sur l’immense quantité d’œuvres qu’il a composées. Mais qu’importe. Ce qui m’a bluffé, c’est qu’en dehors d’une ou deux chansons au tout début, le niveau est vraiment homogène, et bien des titres mériteraient le même succès que celui des tubes qu’on entend régulièrement sur les ondes. Des textes qui me causent aussi (notamment « Mais pourquoi s’en faire, nos petites guerres voleront en l’air six pieds sous terre« , ou le célèbre « S’il faut mourir, autant vivre à en crever« , et bien d’autres). Ensuite, Mikelangelo Loconte qui joue Mozart n’est pas mauvais, mais gravitent autour de lui d’autres acteurs comme Florent Mothe qui joue le torturé Saliéri (qui oscille entre haine et fascination pour son rival), ou Claire Pérot qui joue une Constance Weber à la fois légère et sérieuse, deux acteurs qui lui volent peut-être la vedette (personnellement, je me pose encore la question, mais à l’applaudimètre des groupies qui étaient autour de nous, je crois que c’était le cas). Ah oui, et une mention spéciale pour l’acteur qui joue Rosenberg (l’intendant de l’empereur Joseph II), dont je viens de retrouver le nom grâce à Google pour lui rendre hommage : Yamin Dib. Avec une petite ressemblance à Elie Semoun, il ajoute au spectacle une excellente touche d’humour. En plus des jeux d’acteur, je voulais aussi souligner les jeux de lumière audacieux, ainsi que des costumes et des chorégraphies anachroniques, alliant classique et modernité, qui donnent des frissons (mea culpa, les photos que je vous ai ramenées sont prises avec un piètre appareil — fouilles au corps à l’entrée oblige –, ce qui ne rend pas hommage à ce qu’on a vu).

Pour les prochaines dates, le spectacle se jouera à guichet fermé (dommage pour vous si vous ne l’avez pas encore vu). Mais fort de son succès, la troupe reviendra pour jouer en plein air (ce qui doit être agréable si le ciel est clément). Aussi, si vous avez les moyens, n’hésitez vraiment pas à prendre vos places, vous ne regretterez pas.


download Fond musical : Falco – Rock me Amadeus : je n’ai pas choisi un titre du spectacle pour illustrer cet article, mais un single qui ne nous rajeunit pas ;-)

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Durant ma vie d’étudiant, il y a plusieurs choses qui m’ont passionnées, comme notamment la théorie des langages formels, les réseaux neuromimétiques, ou les courbes fractales et autres dragons. Je savais que j’aurais bien l’occasion de croiser à nouveau ces thèmes dans la vie… Et ce fût le cas. Par exemple, le hasard a fait que j’ai retrouvé le papa de la théorie des langages formels (Noam Chomsky) dans des domaines plus philosophiques. Et aujourd’hui, grâce au dernier Sciences & Vie, je redécouvre de spectaculaires images fractales… en 3D cette fois-ci.

Oh, l’idée n’est pas nouvelle. Tous ceux qui se sont amusés à programmer des opérations de nombres complèxes façon Zn+1=Zn2+c pour obtenir de belles images 2D ont certainement essayé de voir ce que ça pouvait donner en 3D. Pour ma part, chou blanc (enfin, façon de parler, parce que le chou fleur ayant une structure fractale, si j’étais arrivé à un tel résultat, j’en aurais été fier). Et même les mathématiciens n’obtenaient pas grand chose de « joli ».

Or, voila qu’un amateur éclairé (Daniel White) commence à faire part de ses découvertes dans un forum spécialisé. Aidé d’un autre amateur (Paul Nylander), ils réussissent à proposer un modèle simple d’algorithme qui permet d’obtenir des modèles 3D d’objets fractals. Les coupes de ces objets donnent des résultats époustouflants. En hommage au père des fractales, ils ont appelé ces objets des Mandelbulbes. Vous pouvez en découvrir de spectaculaires :

  • sur ce site,
  • ou sur celui-ci,
  • et je vous invite aussi à aller voir cette spectaculaire animation vidéo (ou celle-ci).
  • download Fond musical : Jean-Michel Jarre – Equinoxe IV

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Juste un petit billet en passant, histoire de vous faire ajouter un lien dans vos favoris vers un annuaire des blogs lorrains. Le billet en question date de 2007, mais il semble que le maître des lieux continue de le tenir à jours. Aussi, merci à lui.

download Fond musical : Pink Martini – La Soledad

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Que savais-je de Nelson Mandella ? Avocat au moment de l’apartheid, brimé sous ce régime, il passe une petite trentaine d’année en prison. Il est ensuite élu président, milite pour la paix et la réconciliation dans son pays, ce qui lui vaut un prix Nobel. Heuuu… et je crois que c’est tout ce que je savais.

Le film Invictus (que je suis allé voir avant-hier) raconte un épisode méconnu de la vie de ce grand homme. En 1995, l’Afrique du Sud est le pays organisateur de la coupe du monde de rugby. À un mois du premier coup d’envoi de ce tournoi, les Springboks (je traduis pour les profanes en rugby : c’est le nom de l’équipe d’Afrique du Sud) ne sont pas au mieux de leur forme (il faut dire qu’étant longtemps boycottés, ils manquent de rencontres de haut niveau). Et pire que tout : dans les tribunes, alors que les blancs applaudissent naturellement l’équipe nationale, par opposition, les noirs applaudissent n’importe quelle équipe, du moment que ce ne soit pas la leur. Mandella a beau multiplier les signes de réconciliation (conservation d’anciens fonctionnaires au service du précédent pouvoir, gardes du corps multicolore), il voit bien que les noirs sont en passe de faire subir aux blancs ce que ces derniers leurs ont fait subir pendant des décennies. Comment sortir de ce cercle vicieux ?

Le génie de Madiba (surnom tribal de Mandella) est alors d’essayer de souder tous les citoyens de son pays autour de son équipe de rugby. Il avait compris ce que nous, en France, nous avons pu constater (avec le foot cette fois-ci) en 1998 : dans un pays champions du monde, il n’y a plus de blancs, de noirs, de jaunes… Il n’y a plus qu’un pays (black/blanc/beurre) soudé par l’orgueil autour de son équipe victorieuse. Alors, plutôt que de laisser les nouvelles instances de sa fédération de rugby dissoudre son équipe nationale (le nom de Springboks a failli disparaitre, tout comme les couleurs des maillots qui ont failli être changées), Mandella insistera pour que tout reste en place. Afin que cette équipe emblématique de l’apartheid se transforme en symbole d’une nation de nouveau unie.

La suite on la connait : contre toute attente, le XV du pays organisateur arrivera en finale, et réalisera même l’exploit de vaincre les all-blacks de Nouvelle-Zélande après les prolongations.

Tout ça, c’est l’histoire. Mais qu’en est-il du film (dont le titre est une référence au poème préféré de Mandella, écrit par William Ernest Henley) ? Je ne dirai qu’un mot, ou qu’une seule onomatopée pour être précis : ouuuaaaaaouuuuuuuu !!! Je vous avais déjà expliqué quels faux aprioris j’avais pu avoir sur Clint Eastwood réalisateur avec le film Gran Torino. J’avais déjà été bluffé par cette précédente œuvre ; et là, j’ai tout simplement été scotché. Les puristes ont pu relever quelques imprécisions dans ce film (à propos de quelques détails rugbystiques, ou sur quelques non-dits qui embellissent l’histoire), et certaines scènes sont un peu téléphonées, mais qu’importe. Aidé par un Morgan Freeman criant de réalisme (si je ferme les yeux en pensant à Mandella maintenant, c’est l’image de cet acteur qui m’apparait), Clint Eastwood arrive à nous dépeindre tout l’humanisme de ce président sud africain. Comment, malgré 27 ans d’emprisonnement, de brimades, voire d’horreurs, il aspire malgré tout au pardon, à l’unification fraternelle de son pays. Bref, un long métrage à classer (dans de tous autres genres) à coté du « Cercle des poètes disparus », de la « Ligne verte », d’ « Effroyables jardins », etc. Immanquable donc.

download Fond musical : Bernard Lavilliers – Noir et Blanc

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En France, le sujet de la laïcité revient régulièrement sous les feux des projecteurs. Très souvent, c’est lorsqu’elle est en danger, ou considérée comme telle. [Trop] Rarement, c’est pour la renforcer (à quand la fin du régime concordataire en Alsace-Moselle ?). Et encore plus rarement, pour la gratifier.

Pourquoi ais-je envie de rendre hommage à la laïcité me demanderez-vous ? Vous pensez que c’est parce que grâce à elle, on demande aux femmes françaises de ne pas porter la burka ? Non, quel argument fallacieux. Ou parce que ça a permis à l’état d’être suffisamment indépendant des pressions religieuses pour permettre le vote de lois légalisant les IVGs ou donnant le droit à la parentalité aux homosexuels (quoi, on peut rêver) ? En effet, mais pas seulement.

Si j’ai envie d’honorer notre laïcité aujourd’hui, c’est parce qu’hier, j’ai lu un titre dans les e-journaux qui m’a fait sursauter : « accord entre catholiques et protestants sur un transfert des pouvoirs de police et de justice« . Ça ne concerne pas la France (ouf), mais l’Irlande du Nord. Là bas, Gordon Brown et Brian Cowen ne font pas ce qu’ils veulent ! Pour faire une loi (dont l’orientation remonte à un accord de 1998), faut attendre 12 ans que les partis catholiques et protestants veuillent bien se mettre autour d’une table pour la signer. C’est avec ce genre de pays qu’on a voulu que nous constituions une Europe ? Ça fait froid dans le dos. En la matière, je me sens plus proche (et de loin) de la Turquie (si décriée en matière d’entrée dans l’Europe), qui a inscrit la laïcité dans sa constitution dès 1924 (combien sont dans ce cas en dehors de la France en Europe ?).

Bref, la respectueuse laïcité a chez nous plus d’un siècle, et j’espère qu’elle fera encore des petits dans bien d’autres pays. C’est alors bien plus naturellement que je serai en clin de vouloir devenir avec nos voisins un citoyen du monde.

Nb : en théorie, la France est un pays laïc. Mais comme je considère aujourd’hui que « l’économie de consommation » est une nouvelle religion, vous voyez, il y a encore du travail…

download Fond musical : Gilles Luka – On s’évite : unplugged version

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La majeure partie de l’énergie qui nous réchauffe, qui anime nos machines-outils, qui nous transporte sont des énergies fossiles non renouvelables : pétrole, charbon, gaz naturel, etc. L’immense majorité du pétrole a été créée lors du silurien (il y a plus de 415 millions d’années), du jurassique (il y a plus de 145 millions d’années), et du crétacé (il y a plus de 66 millions d’années). Idem pour le gaz naturel.

Bref, il aura fallu plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de millions d’années pour constituer le stock d’énergie fossile tel qu’il était au démarrage de l’erre industrielle. Or, au rythme où progresse notre consommation, même les spécialistes les les plus optimistes estiment que les réserves de cette forme d’énergie ne devraient pas nous permettre de tenir encore plus d’un siècle (et probablement moins). Autrement dit, nous aurons brûlé en moins de 300 ans ce que la nature aura mis plus de 100 millions d’années à constituer.

Par ailleurs, en terme d’économie, Augustin Cournot et ce brave Alfred Marshall (qui, contrairement à ce que je pensais — je viens de vérifier — n’est pas l’auteur du plan du même nom) nous ont expliqué que lorsqu’un besoin est créé auprès des consommateurs, si les commerçants vendent le produit désiré trop cher, la consommation ne décolle pas (et les stocks s’accumulent, ce qui n’est pas bon pour le business ; sans compter que la concurrence ne resterait pas les bras croisés). Inversement, si le prix de vente est trop bas, le produit se vend comme des petits pains, et la production n’arrive pas à suivre, ce qui représente un bon manque à gagner (théorie de l’équilibre partiel). Ceci est vrai aussi pour les matières premières (concept populaire du « ce qui est rare est cher »).

Or, voilà que nos énergies fossiles sont consommées au bas mot 300′000 fois plus vite qu’elles sont produites. Elle aurait donc un bug, la théorie des pères de l’économie de l’offre et de la demande ? Non, l’explication est simple. On pourrait penser que ça vient du fait qu’on a longtemps spolié nos colonies. Mais en vérité, vendre l’énergie au prix fort pour que sa création équilibre sa consommation nous ramènerait dans un monde moyen-âgeux, où le carbone sous forme de houille serait bien plus cher que le plus beau des diamants (vous vous imaginez mesdames avec un bout de charbon autour du coup ;-) ). Et ça, ça ne ferait pas l’affaire des milliardaires qui possèdent le monde.

Bref, tout ça pour dire que non, nous ne payons pas l’énergie fossile à son vrai prix (nous en sommes fichtrement loin même). Alors, quand on essaie de me faire croire que l’énergie renouvelable est hors de prix, ou que l’isolation des bâtiments est une plus-value inacceptable… désolé, j’ai dû mal me retenir de rire (ou de pleurer).

download Fond musical : Jean-Michel Jarre – Révolution industrielle : je ne comprendrai jamais pourquoi ce titre n’a pas fait un tube, les bruits de robots sont terrribles

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J’avais l’autre jour une discussion dans un domaine très spécifique de mon métier. Et de là de m’entendre dire « oh mais ne t’inquiète pas, pour l’heure, la mode est à agir ainsi, mais dans vingts ans, tout le monde nous invitera à faire l’inverse, comme on faisait il y a vingt ans d’ailleurs ». Or, cette remarque (qu’un ami m’avait déjà faite il y a quelques années) semble s’appliquer à tout.

La vie serait un éternel balancier ? Je ne dis pas que c’est une vérité, mais avouons que la théorie tient debout : rares sont les contre-exemples. Gauche / droite, progressistes / conservateurs, Girondins / Jacobins, poujadisme / mondialisation, concentration / outsourcing, déterminismes / existentialisme…

Mais en fait, tout serait simple si ces alternances étaient régulières. Si la fréquence de ces changements était réglée comme une horloge. Or, ça n’est pas le cas. Par contre, j’ai noté que souvent, les progressistes prenaient les commandes d’autant plus violemment que les conservateurs les ont tenues longtemps. Ou inversement, les défenseurs de la décentralisation auront une politique molle si leurs opposants ne sont pas de fervents Jacobins. De là à penser que nous vivons dans un monde chaotique…

download Fond musical : Mylène Farmer – Desenchantée

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Afin d’assouvir la curiosité de mariedesormes, me voilà parti enquêter de bon matin (à 12h30 quoi, on est dimanche ;-) ) sur la sculpture qui fait face à l’école des mines de Nancy :

Sculpture de l'école des mines de Nancy

Sculpture de l'école des mines de Nancy

Objectif : savoir qui l’a réalisée, à quelle époque, … bref, en savoir plus sur son histoire. Or, voici la signature du sculpteur :

Signature (illisible ?)

Signature (illisible ?)

Heuuu… Je lirais bien « JacqOP Lande-Sinapi, sculpteur ». Oui, sauf que ça ne veut rien dire. Je demande à Google : Sinapi est le nom d’un réalisateur célèbre, mais Lande-Sinapi (sans « s » final à Lande) ne donne pas grand chose. Quand au « JacqOP » initial, je suppose qu’il signifie « Jacques », mais franchement, ça n’est pas évident. Conclusion : j’imagine que les sculpteurs doivent avoir leur propre police de caractères pour écrire, et que le profane que je suis n’a pas les clés pour les décoder. Aussi, quelqu’un a-t-il une idée ? Je sens que je vais devoir aller interroger les étudiants de l’école (un bon sujet pour le bizutage de début d’année, ne trouvez-vous pas ?).

download Fond musical : Magnum

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Normalement, si vous avez un cerveau et le sens de l’observation, ce titre ne devrait rien vous apprendre. Ces derniers temps, l’information à la TV me rappelle surtout l’ancien logo d’EMI (le Jack Russell à coté du gramophone) : « la voix de son maître ».

Jusque là, j’ai pensé que leur travail se limitait à casser ceux qui ne veulent pas rentrer dans les rangs, et à porter la bonne parole des potes du patron. Par contre, j’avais la candeur de penser que pour les petits sujets, les thèmes sans importance, les Laurence Ferrari et consorts faisaient leur boulot. Qu’est-ce que je suis sot…

Ce soir, petit sujet sur le thème « attention braves gens, une fois par siècle, la Seine déborde. Si ça devait arriver, ce brave zouave du pont de l’Alma aurait de l’eau au dessus des chevilles, au dessus des genoux, voire jusqu’aux épaules comme dans le cas de la grande crue de 1910, quand les parlementaires devaient aller dans l’hémicycle en barque. Ah, le zouave du pont de l’Alma… Ceci dit, le provincial que je suis ne sais pas grand chose de ce zouave. Me voilà donc parti sur sa présentation sur Wikipedia pour voir ce qui lui vaut cette popularité. Et dès les premières phrases de l’article, que lis-je ?

« [...]la statue d’un zouave en pied érigée en 1856, qui sert d’instrument populaire de mesure des crues de la Seine. Lorsque le niveau de la Seine atteint les pieds de ce Zouave, les voies sur berges sont en général fermées[...]. Le zouave est plus haut qu’à l’origine, suite à son haussement en 1970 lui retirant toute signification. À repère égal, les crues qu’il signale sont plus graves. »

Et bien voilà. Même pour les marronniers, les journalistes annoncent des futilités brodées d’erreurs qui peuvent êtes révélées dès la lecture des premières lignes d’une encyclopédie en ligne. Que faut-il croire alors ?

download Fond musical : Stephan Eicher – Déjeuner en paix

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AvatarDéjà beaucoup beaucoup de buzz sur ce film, je ferai donc court. Je suis allé le voir cet après-midi dans sa version 3D avec mon grand. Mes craintes : que la bande annonce résume tout le film, qu’il soit manichéen et moraliste, et qu’on y trouve de longues scènes de baston (blockbuster oblige).

Et le verdict est… qu’il y a un peu de ça, c’est vrai. Mais on l’oublie très vite. Le scénario est effectivement résumé dans la bande annonce. Il y a bien sûr le gentil peuple tribal et les méchants humains (parabole de l’administration Bush et des lobbies qui la soutenait). Et les inévitables scènes de bagarre, de sensualité…

Comme je l’ai dit, tout ça s’oublie vite. Parce qu’on peut dire ce qu’on veut : James Cameron n’est vraiment pas un mauvais. Tout d’abord techniquement. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Marie, la 3D (techniquement parfaite, bien maîtrisée : ni trop ni trop peu) aide à rentrer dans le monde imaginaire où se passe l’action. Les couleurs, les personnages, les graphismes sont magnifiques. On se laisse vraiment prendre au jeu, et on ne voit pas les 2h30 que dure le film.

Alors verdict ? Les fans des saga de fantasy genre « seigneur des anneaux » vont adorer. Les gens qui ont eu une révélation aux toutes premières images de StarWars 1, lorsque l’interminable vaisseau spatial passe devant la caméra aimeront aussi. Et même les autres ne devraient pas rester indifférents. Il mérite donc le nombre d’entrées déjà enregistrées.

download Fond musical : Alicia Keys – Piano and I

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