Lu ici : Xav’ Darcos et son équipe ont lancé un appel d’offres pour un “dispositif de veille d’opinion“. C’est à dire ? Un automate qui va scanner Internet à la recherche de ce que toi, cher enseignant de l’éducation nationale, peut bien publier sur la toile. Zyeuter tes blogs, tes commentaires…

Bon ben les enfants, vous faites bien ce que vous voulez hein, mais moi, si Roselyne Bachelot me faisait ça, je ne suis pas sûr que j’apprécierais… Mais d’ailleurs, sans devenir parano, qui me dit qu’elle ne le fait pas ?

Ceci-dit, j’aimerais bien avoir plus de détail sur ce “dispositif de veille“. Déjà parce qu’il est assez simple de donner son avis de façon anonyme, avec un pseudo. Maintenant, quand on est l’état, on peut vous tracer (illégalement, puis-ce que sans commission rogatoire, comme Mitterrand l’a fait avec les écoutes téléphoniques en son temps) avec votre adresse IP, et deviner ainsi qui se cache derrière un pseudo… mais le feront-ils ?

De plus, si le système est “full automatic“, si vous exprimez une horreur avec humour, en ne laissant aucun doute sur le fait que vous pensez le contraire (comme lorsque je parle de notre bon président), sommes nous sûrs que les systèmes automatiques comprendront ce second degré ?

Je pense que même en cette période de sortie du nouveau James Bond, il faudrait interdire tout gadget à nos élus…

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Ayant appris l’existence de ce film récemment, je suis allé voir hier soir “nos enfants nous accuseront“. Petit coup de gueule pour commencer : on ne peut pas dire que ce film soit bien distribué, et pour aller le voir quand on travaille, il faut viser. Je file donc à 20h15 destination du Caméo, un ex cinéma d’auteur nancéien (racheté depuis par un grand groupe, mais ça, c’est une autre histoire), et là… ouaou ! Vingt minutes de queue. C’est que je n’ai plus l’habitude moi ! En réalité, chose que je ne savais pas, c’est que le Caméo profitait de cette séance pour animer une soirée sur le thème du film.

Alors, le film justement. Il n’est pas tout à fait tourné comme un reportage de JT. Pour vous donner une idée, il suit plus le rythme (même si le sujet n’a rien à voir) du documentaire animalier. On alterne pendant deux heures entre un cours magistral (séquences provenant des images d’un meeting ayant eu lieu au palais de l’UNESCO à Paris), d’interviews de paysans (bio et traditionnels), et de tranches de vies filmées dans la région du Gard…

Pourquoi cette région ? Tout simplement parce qu’à Barjac, une prise de conscience d’une douzaine d’élus les a invité à faire le choix politique (pas nécessairement populaire au départ, ce qui montre un des — trop — rares cas où la démocratie représentative fonctionne) d’imposer à ses cuisines centrales (d’une production d’environ 220 repas/jour, à destination d’écoles publiques, privées, et maisons de retraites) un cahier des charges visant à produire des repas dont les produits proviennent exclusivement de la filière “bio”. Et c’est le catalyseur du film pour dénoncer tous les méfaits de l’agriculture traditionnelle.

Je ne reprendrai pas ici tous les arguments de ce reportage (cet article se doit de rester d’une taille raisonnable). Aller le voir (rien que la musique vaut le détour), ou au pire, aller sur le site officiel, cliquez sur “Sysnopsis” (désolé, je ne peux vous donner le lien direct, c’est encore un site de m£µ% réalisé en flash… ils ne comprennent toujours pas que cette techno est nulle). Augmentation tous les ans de 1,1% des cancers des enfants, 40% des cancers seraient liés à l’alimentation… Enfin bon, on peu toujours se battre sur les chiffres. Reste que quand un paysan “traditionnel” (sous-entendu utilisant plein de produits chimiques ; ça fait drôle de dire ça, d’être d’une génération où traditionnel rime avec artificiel) vous explique qu’il ne mangerait pas ce qu’il produit, ou qu’un autre vous montre une motte de terre provenant d’une vigne traitée et qu’il la compare à une même motte provenant d’une vigne “bio”, on comprend assez vite que tous ces pesticides et autres phosphates ne sont certainement pas sans danger pour nous.

Ce film n’a pas été tourné pour faire peur. Juste pour faire prendre conscience (c’est en ça qu’il est rafraîchissant). Mais évidemment, ça reste un film partisan. Il se focalise sur le bio (alors qu’il existe peut-être d’autres labels qui peuvent être intéressants). Il se focalise sur les végétaux, et ne parle pas des productions d’animaux, de lait ou d’oeufs…

Heureusement, le débat qui a suivi permettait d’ouvrir le champ de vision. Avant toute chose, un rappel : quand on dit que les cancers viennent en grande partie de l’environnement (et d’une moindre partie à des prédispositions génétiques), il convient de rappeler qu’une écrasante majorité de ces cancers est associée au tabac et à l’alcool (viennent ensuite l’amiante, les produits ionisants, etc.). Et quand on parle d’impact de la nourriture, il n’y a pas que la qualité des produits : le mode l’alimentation est important (éviter les produits trop raffinés, le surplus de mauvaises graisses, de sucres, le manque de fibres…). Il ne faut évidemment pas négliger les toxines qui peuvent entrer dans la composition de notre alimentation. Mais il convient de rappeler qu’elles n’expliquent pas tout, et que d’attaquer le problème des cancers et autres maladies liées à l’environnement uniquement sous est angle serait une erreur.

Autres sujets soulevés par le débat : il y a l’école intégriste du tout bio, et d’autres qui disent que commencer par une agriculture raisonnée, ou de s’approvisionner auprès de l’AMAP permet déjà de faire un premier pas. Des paysans bio ont rappelé que tirer l’agriculture biologique par la seule relance d’une telle consommation n’était pas suffisant : l’agriculture bio telle qu’elle est organisée aujourd’hui ne pourrait fournir tout le monde, et nous verrions arriver des produits bio de l’étranger, produits qui auraient fait des milliers de Km avant d’arriver dans nos assiettes.

En conclusion : avouons que tous les spectateurs de cette soirée étaient bon public. Les gens présents était plutôt orientés verts, personne de la FNSEA (bien qu’ils étaient invités)… Bref, bien que pouvant laisser apparaître quelques mouvements de pensées différents, force est de constater que le film cherchait à convaincre un public déjà plutôt convaincu. Malheureusement, la fusion d’idées qui a suivi n’a accouché que d’un listing de bonnes intentions : “il faudrait que ça avance plus vite“, “il faudrait que les gens prennent conscience, que les jeunes soient éduqués“, etc. Le classique faut-qu’on ya-qu’à ça serait-bien…

J’ai déjà dit ce que je pensais de l’Homme qui, contrairement à une idée reçue, n’est pas philanthrope. Si aucun pouvoir politique n’impose de nouvelles règles du jeu (en particulier économiques, car c’est là que se trouve le fer de lance), rien ne bougera, excepté quelques actions individuelles qui, bien que louables et lumineuses, restent trop marginales. Je n’ai vu qu’une (et une seule) idée d’action, tirée du film : supprimer (pas en une année, le choc serait trop violent) les 9,5 milliards de subvention de la PAC et répartir cet argent sur les 4,5 milliards de repas produits en cantine scolaire, en leur imposant un cahier des charges de repas plus “bio”. Voilà vraiment l’exemple d’une vraie décision applicable. Un levier d’action, un objectif avoué, des effets mesurables… On peut débattre sur “ça marchera / ça ne marchera pas”, sur les effets perverts de l’idée… mais au moins, cette idée existe. Le reste de ce que j’ai entendu est malheureusement resté à l’état de bonnes intentions…

NB : à noter que le 29/11, ce même cinéma animera une soirée sur Noam Chomsky (miam), que j’ai découvert au départ durant mes cours d’informatique sur la théorie des langages formels, et qui est aussi un philosophe/homme politique à connaître…

download Fond musical : Paul Dukas - l’apprenti sorcier

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Assurément, ça y est, c’est la crise. On nous la promettait depuis des lustres, qu’elle soit systémique et profonde, ou qu’elle soit passagère, ses effets se font sentir : les boîtes se débarrassent des esclaves emplois précaires (bye bye les intérims). Et ça n’est qu’un début…

Devant cette crise, on remarquera plusieurs attitudes :

  • l’attitude jugée courageuse (rrrhhmm rrrhhmm) de certains hommes de droite, qui disent qu’il faut laisser faire le capitalisme, et qu’il faut tout au plus réglementer un peu ici et là, surtout du coté des paradis fiscaux (ce qui nous arrange plutôt pas mal, ça mettrait fin à l’hémorragie de la fuite des capitaux), ou qui pensent qu’il faut mettre fin au dollar roi (qui a dit pourquoi pas l’euro ?) ;
  • l’attitude cacophonique du PS qui ouvre son congrès demain. Ce que j’ai retenu des dernières motions pour lesquels les enrôlés ont [presque] massivement voté ? Il faut changer de système pour un modèle plus juste, pour un modèle qui inclut le progrès social. Heuuu… Oui d’accord, mais en pratique, c’est quoi ce modèle ? Quelqu’un a une idée ? Non mais parce qu’il y a un siècle, l’idée économique (à laquelle j’adhère de principe) du PS était de dire “mettons de l’argent [public] dans des grands projets/travaux, ça créera des emplois, les gens toucheront un salaire,  dépenseront cet argent, qui sera l’essence de la pompe capitaliste, qui va alors se réamorcer, et ça relancera l’économie”. Franchement, j’ai toujours trouvé cette idée assez lumineuse. Seulement voilà, au delà de l’esthétisme, il y a un principe de réalité : ça ne marche pas ! Je ne suis pas économiste, et c’est dommage, j’aimerais bien comprendre pourquoi. Mais force est de constater que ça été testé à de nombreuses reprises : ça permet en effet de faire vivoter quelques familles, mais ça ne relance pas l’économie. Le front populaire n’est jamais arrivé à sortir notre monde occidental de la crise. C’est une belle guerre qui l’a fait. La où je voulais en venir, c’est que depuis cette fausse bonne idée, le PS n’a jamais proposé d’autre modèle économique/financier qui tienne la route ;
  • sinon, on voit ressurgir les idées de gauche (les vraies) : il faut faire dans le social. Je reconnais, c’est tentant. Sur le papier, ça marche. La solidarité, arrêter de penser à soit en s’en mettant plein les poches, penser aussi aux autres… Seulement voila. Ici aussi, principe de réalité : l’Homme n’est pas philanthrope. C’est un animal social, qui éprouve de la pitié. Alors, donner un peu à manger au gars qui meurt de faim au coin de la rue, OK. Mais accepter de partager ses ressources pour que tout le monde vive avec à peu près avec le même niveau de richesse : peu sont prêts à le faire. Rappel : PIB mondial divisé par nombre d’habitants égal à 437 €/mois (chiffres de 2004). Alors, je repose la question, combien sont prêts à vivre avec 437 €/mois ? L’Homme est social, un peu, mais il est aussi individualiste. En gros, il y a tout d’abord Moi, puis Ma Famille, mes proches, un peu les autres qui ne sont pas trop loin… et le reste du monde n’a qu’à se débrouiller. Ça n’est pas un hasard si les applications des modèles communistes n’ont jamais marché. D’accord, on va me dire que c’est parce qu’ils n’ont jamais été bien appliqués. Qu’ils ont été utilisés par des dirigeants totalitaires… Oui, mais enfin bon, qu’on me montre un endroit au monde où ça marche. D’accord, dans quelques villages isolés, au milieu de la savane ou des forêts vierges (qui disparaissent), ça fonctionne plus ou moins. Mais sitôt qu’on élargit l’échelle : il y a toujours un ou deux malins qui profitent du système, et même si ça n’est pas la majorité, ça suffit à tout faire partir en vrille.

Alors c’est tout ? C’est fini ? Il n’y a vraiment plus aucune utopie en laquelle croire ? Personne n’est capable d’imaginer un modèle de vie, un modèle social, un modèle économique (j’utilise ce mot, mais on peut le changer) qui prenne en compte l’aspect social de l’être humain, mais aussi (parce qu’il est ainsi), sa composante non négligeable d’individualisme ? Les seuls qui pourraient (peut-être, même pas sûr) seraient les anarchistes. Mais il paraît qu’ils sont occupés à casser les caténaires du TGV (à moins que ça, ce soit de la propagante de MAM). Alors quoi, personne ?

download Fond musical : Eddy Mitchel - Il ne rentre pas ce soir : Chanson qui reviendrait d’actualité ?

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Avant de faire le tour de mes découvertes du moment sur la toile, ma petite remarque du jour (11 novembre oblige) à propos d’une info vue sur le JT : il paraît que le dernier des poilus tombé durant la grande guerre (un certain Augustin Trébuchon nous dit-on), alors que l’armistice était signée mais pas encore proclamée, serait mort pour rien ! Très bien, je note l’information… mais alors, les autres, ils sont morts pour quoi au juste ? Bon, revenons à notre sujet :

  • mauvaise nouvelle en ces temps de crise : la “déspé” va probablement augmenter (son prix hein, pas le taux d’alcool). La raison ? Des chercheurs de Mexico viennent de trouver comment utiliser la tequila blanche pour réaliser un plaquage de diamant ;
  • je viens d’apprendre un truc là. Bon, perso, je préfère de loin la simplicité et la symbolique du calendrier républicain. Mais voilà, nous vivons dans un monde absurde qui utilise le calendrier grégorien, avec ses règles compliquées de mois de février de 28 jours, alors que juillet et août en ont tous deux 31. Pourquoi au juste ? La réponse ici (et vous vous coucherez plus instruit) ;
  • Pénélope Bagieu (qu’on ne présente plus) a elle aussi fait un article (sous forme de strip forcément) suite à l’élection de Barack Obama ;-)  ;
  • un film certainement partisan pour terminer, mais qui sonne plutôt juste : nos enfants nous accuseront. L’idée : chaque année, 76′000 tonnes de pesticides sont déversés dans les campagnes françaises. A votre avis, c’est sans danger ? Mon coup de gueule toutefois : ce film est très mal distribué (ici à Nancy, une séance par jour — aux heures de bureau la plupart du temps — dans une petite salle, pendant 15 jours). J’essaie d’y aller vendredi soir (seule possibilité vu les horaires), je vous racconterai…
download Fond musical : Dan Ar Braz - Green lands

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Mea culpa… Du monde à la maison samedi, une chasse au virus au boulot dimanche (en fait, une chasse au virus fantôme, car c’est l’antivirus qui se mettait à dérailler), petit jeu avec la perceuse aujourd’hui… voilà seulement que je trouve 5 minutes pour parler de la dernière république des blogs qui a eu lieu vendredi dernier à Nancy. Trois jours après, ça ne vaut peut-être plus trop le coup, d’autant que je suis sûr que d’autres blogueurs fous ont déjà fait ce boulot avant moi. Mais comme j’ai quelques photos à mettre en ligne…

En parlant des photos, vous pouvez les agrandir en cliquant dessus. Je n’ai pas eu le courage de faire marcher le filtre anti-yeux rouges…

Avant toute chose, je tiens à souligner que vous pouvez mettre le regard abasourdi de certains des convives sur le dos de la fatigue du vendredi soir… En effet, nous ne nous sommes pas ennuyés (enfin, pas moi), et l’Alérions café est un bar sans alcool (ce qui a dérouté certains, mais je ne donnerai pas de nom ;-) ).

Coté statistiques, sans dire qu’il y avait autant de monde que pour un match de l’ASNL, nous avons bien vu défiler une quinzaine de personnes au total (certains devaient partir tôt — boulot oblige — , d’autres sont arrivés tard — boulot oblige itou — ), mais ça n’est pas si mal une veille de probable long week-end pour ceux qui, comme moi, pouvaient faire le pont.

Je ne vous listerai pas toutes les personnes qui sont venues (Alzeimer a déjà commencé son effet, je suis sûr d’oublier du monde), mais je me souviens avoir vu l’organisateur de la soirée (Maxime), Céline Extenso, Catherine (qui tente de nous croquer un dessin par jour, pas si simple avec une minerve), Orélie Bouquet (la piti’ scarabée), Vincent Bellais, ZigZorniF (qui nous a fait le plaisir de venir de Metz), Dramelay, Jérôme Marchand-Arvier, David (qui nous a donné un scoop en relation avec Metropolis et les blogueurs, mais chuuut, je lui laisse la primeur de l’annonce), Frédéric, et un p’tit nouveau que cette RdB m’a fait découvrir : Luc (qui blogue sans prétension, dommage, il pourrait ;-) ). J’avais déjà rencontré certains lors de la première rep’ des blogs. Marrant de mettre des visages sur d’autres. Et comme je l’ai déjà dit, ça m’a permis d’ajouter dans mon agrégateur de feed RSS quelques URLs de blogs que je ne connaissais pas. Tien, ça me rappelle qu’il faut que je mette à jour ma blogroll…

Les sujets de discussions ont été variés. Nous avons papoté autour des blogs évidemment. Mais pas seulement… Quelques thématiques au hasard : les résultats du vote des motions du PS, le pourcentage de blogueurs au Modem (qui semble plus important que pour les autres partis), les transports à Nancy (le tram évidemment, le vélOstan’lib, etc.). Le manque de hotspot wifi à Nancy (et la réglementation liée à leur implémentation), la solution fon, les ateliers de vie de quartier et leur manque de représentation sur le web (comparé à ce qui se fait dans d’autres villes), etc.

Bref, vivement la cinquième… Ah, j’allais oublier : la plupart de ces personnes ont un compte facebook, où il existe même un groupe des blogueurs lorrains

download Fond musical : Guillo - Marquer

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Si vous êtes sur Nancy le 7 novembre prochain, et si vous êtes un blogueur ou un simple blogophile, notez sur votre agenda que la 4ème république des blogs (RdB pour les intimes) aura lieu à partir de 19h00 à l’Alérions Café (petit merci à Maxime qui s’occupe de l’organisation de cet événement).

Pour les détails comme l’adresse, les inscriptions, etc, il y a même une page facebook faite exprès pour vous…

download Fond musical : Jean-Philippe Goude - Picnic music (de l’album “Rock de chambre”) : BOF de “Nos enfants chéris”

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Il est rare que je réagisse à chaud à l’actualité. Surtout lorsqu’elle est surmédiatisée, et que ses conséquences dans notre vie de tous les jours seront minimes. Mais une fois n’est pas coutume, je voulais réagir à l’accession à la maison blanche de Barack Obama.

J’ai souvent martelé le fait que si je détestais leur ancien président (et plus encore, les néocons qui apparaissaient comme ses sous-fifres, et qui en fait, tiraient les ficelles de ce président qui n’était qu’une marionnette — et rappelons-nous que des plaintes ont été déposées pour crime contre l’humanité à l’encontre de certains d’entre eux — ), j’ai toujours dit que j’avais une grande estime pour la majorité des Etats-Uniens (on n’a pas toujours un président à la hauteur de son pays, si vous voyez ce que je veux dire…). Et ils prouvent que cette estime n’est pas surfaite. Alors qu’il n’avait rien pour lui (il n’était pas soutenu par les magnas du pétrole, ni par les intégristes religieux qui font la pluie et le beau temps dans ce pays qui n’a rien de laïc, il est progressiste, et pire encore, il est métisse), Barack Obama a été élu président. Belle démonstration de lucidité des électeurs, chapeau bas.

Je ne connais pas l’homme, mais quelqu’un qui veut mettre en place une CMU, et qui dit qu’il n’existe aucune solution militaire au conflit irakien ne peut pas être foncièrement mauvais. Je ne sais pas si les victimes de la crise des subprimes vivront mieux, ni si ça sauvera Troy Davis. Néanmoins, je lui souhaite bon courage et bonne chance, à lui et à toute son équipe…

download Fond musical : John Williams - BO Superman

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netbook-remix

Bon, depuis la version bêta, ça fait plusieurs fois que j’installe la version 8.10 (aka Intrepid Ibex) de ma distribution préférée du moment : [K]Ubuntu (oui je sais, je vieillis, je fais dans le simplisme). Tout d’abord, parce que j’ai du réinstallé mon EeePC après avoir testé la Ubuntu EEE. J’avais installé la 8.04 de cette Ubuntu optimisée pour EeePC, qui tourne encore sur celui de ma conjointe, et qui est tout simplement Ubuntu 8.04 avec les bons drivers et les bons scripts (et elle marche bien). Puis, il m’a pris la drôle d’idée d’installer celle qui est en ligne actuellement, la 8.04-1. Et la différence est énorme : ils activent une interface graphique qui sert de lanceur de programmes (netbook remix) à la façon du vieux bureau Windows 3.1, comme le fait la Xandros de base livrée sur les EeePC. Et ça ne me plait pas du tout (j’ai beau vieillir, je ne suis pas devenu gâteux pour autant ;-) ). De plus, les pilotes Wifi sont bogués : connexion aléatoire, débits minables, PC ralenti… Ajoutez à ces tests sur l’EeePC le fait que mon PC fixe a rendu l’âme. J’ai dû me résigner à en changer : j’ai pris le moins cher que j’ai pu trouver, et il était hors de question de laisser ses maigres performances (qui sont toutefois suffisantes pour mon utilisation) se faire gloutonner par Windows Vista. J’ai donc pu à loisir tester plusieurs versions de cette Ubuntu cuvée octobre 2008.

Avant de parler des spécificités de Ubuntu (Gnome) vs. Kubuntu (KDE), je vais attaquer les généralités. Et je vais commencer par les plus : ben heuuuu… Ah oui ! Les pilotes (merci le noyau 2.6.27). Il est presque possible d’installer Ubuntu sur EeePC sans rien faire (il faut juste activer manuellement le pilote Wifi et faire deux/trois optimisations expliquées ici, mais c’est simple). Ma webcam Hercules est reconnue de base, tout comme la webcam de l’EeePC (mais pas mon scanner Epson 2580, et je n’ai pas encore testé ma clé TNT ; de toute façon, pour ce que je regarde la TV…). Ceci-dit, coté pilotes, tout n’est pas parfait : un bug traîne encore dans la Release Candidate depuis les versions Alpha concernant les cartes NVidia (comme la GeForce 7050 / nForce 620i C73 de mon nouveau PC fixe) : le pilote propriétaire se plante. Il faut faire une installation en Vesa, faire les mises à jour, et seulement, in fine, activer le pilote nv. Il paraît que la 8.10 finale corrigera ce bug…

Qu’y a-t-il de bien encore ? Un file system crypté qui peut être activé à la volée sur un dossier par un utilisateur qui n’a pas les droits root (pas mal pour protéger les données sensibles qui voyagent sur clés USB par exemple). En parlant de clé USB : un programme qui génère automatiquement une clé USB bootable Ubuntu à partir du CD (pratique pour créer une clé d’installation pour les EeePC qui n’ont pas de lecteur de galette). Dans les gadgets frenches, un module “freeplayer” et un autre “fbx-playlist”, qui intéresseront les freeboxiens ;-) .

Bon, tout ça est sympa, mais pas révolutionnaire. Coté déception ? Open Office 3.0, qui a l’avantage de gérer le format propriétai^H^H^H pardon, la norme ISOoooo AAaaaatchoum, bref, le format de fichier de la suite Office 2007 de Microsoft est sorti mi-octobre. On s’attendait à le voir dans cette 8.10 d’Ubuntu. Et bien non :-( Nous sommes toujours en 2.4.1. Idem pour FireFox : alors que la 8.4, censée être stable (version LTS oblige) avait pris le risque de mettre à disposition une version bêta (3.0) de ce navigateur, et bien Ubuntu 8.10 garde cette version 3.0.3 (donc, pas de Firefox 3.1 avec son compilateur JavaScript de la mort qui tue super optimisé pour l’ajax du web 2.0). Bref, déçuuuuuuu… Les hackers pourront faire ces installations à la main, mais avouons que c’est dommage.

Une petite parenthèse concernant la version KDE d’Ubuntu que j’utilisais sur mon PC fixe. Petite leçon pour les néophytes : Ubuntu a une interface homme-machine basée sur Gnome. Kubuntu se base sur l’autre interface graphique poids lourd qu’est KDE. Je ne veux pas troller, je sais qu’il en existe plein d’autre, plus light, plus geek, etc. Mais je parle des deux grosses et célèbres qui commencent à être gourmandes en CPU/GPU pour faire de zolis effets pour rendre Linux rigolo (à défaut de nous rendre plus efficace) comme Windows (sans les bogues). En gros : Gnome a la volonté d’être simple, orienté newbie. Mais les bidouilleurs restent sur leur faim. KDE est plus gourmand en ressources, mais permet de régler bien plus de trucs.

Bref, Kubuntu 8.4 permettait déjà de faire mumuse avec KDE 4.0 (qui n’était pas sec, d’où un résultat inexploitable). Kubuntu 8.10 sort avec une KDE 4.1. Ouaou qu’elle est jolie. Le concept de bureau disparaît un peu, mais arrive à la place des gadgets façon Google Widget ou Gadgets Vista, avec tout plein d’effet, et de transparence. Ça ne sert à rien, mais avouons que c’est joli. Mais KDE 4, ça n’est pas que ça. C’est aussi un bus applicatif, qui normalise les accès au matériel (réseau, webcam, etc.), des classes de service, etc. Tout ça est très prometteur mais… là encore, ça n’est pas sec. Même si plus de logiciels ont été réécrits pour être full KDE4, il en manque pas mal. Et ceux qui sont réécrits n’ont pas encore toutes leurs fonctionnalités (il manque plein d’options). Résultat : pour la première fois depuis ma migration définitive à Linux, mon PC fixe tourne sous Gnome (ce qui a le mérite d’être harmonisé avec le portable, et aussi, me fait profiter du magnifique fond d’écran livré de base ; si si, je le trouve très beau) et non KDE. J’attends de voir ce que vaut la 4.2 pour peut-être revenir à KDE.

Finalement, désolé, j’ai essayé d’être bref, mais comme je voulais vous livrer toutes mes impressions, l’article est long. Pour résumer : Ubuntu 8.10 est une évolution mineure de 8.04. Mêmes versions majeures cotés logiciels principaux. Seuls avantages : meilleure prise en charge des périphériques grâce au noyau 2.6.27, et file system sécurisé. Mais ne vous pressez pas pour migrer si ça n’est pas déjà fait : je crois qu’il faudra attendre la 9.04 pour voir de vrais changements…

download Fond musical : Enya - Storms in Africa : petit clin d’oeil pour Virginie

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1981… Je n’avais que 11 ans. Et à cette époque, Coluche était certainement *le* personnage qui avait le plus agité ma toute jeune et frêle conscience politique. C’est aussi celui que j’ai découvert plusieurs années plus tard, lorsque la censure s’est estompée, et que nous avons pu entendre ses simples mais lumineuses remarques à propos de la politique.

Aussi, forcément, j’attendais beaucoup de ce film. Par conséquent, tragiquement, comme l’a écrit Sagan à propos de son fils : j’en attendais tellement qu’il ne pouvait que me décevoir.

Cette production se veut être un double pari : ne pas être une biographie de toute la vie de Michel Colucci (aka Coluche), mais seulement un focus sur la période où il a été candidat aux élections présidentielles. Et ça, c’était une bonne idée. Mais il se focalise sur l’aspect “clown” de cet acte, sans suffisamment développer les idées politico-humanistes du personnage. Dommage…

Bon sang, Coluche est celui qui m’a montré que la société était une chaîne !!! (bonjour les maillons ;-) ). Ceux qui connaissent les sketchs qu’il a écrit à cette époque savent bien qu’il a su éclairer la vie politique sous un angle que nous n’avions pas l’habitude de voir dans les médias. Personnellement, j’attendais ce coté agitateur. Celui qui a tant dérangé.

A la place, on voit ses blagues potaches (les seules qui passaient à l’époque). Peu de référence aux revues de presses qu’il faisait, et qui étaient censurées. Aux textes qui décortiquaient les petits jeux des zommes politiques, ou qui éclairaient les ruses machiavéliques des financiers et autres grands industriels, qui faisaient la pluie et le beau temps en asservissant monsieur tout-le-monde et en faisaient du chantage à la fermeture des usines et au chômage (avant d’avoir l’idée de la délocalisation). C’est vraiment ce chapitre que j’attendais le plus, et qui est absent du film.

Car pour le reste, je ne veux pas être trop noir. Soulignons l’immense prestation de François-Xavier Demaison. Fichtre, au bout de quelques secondes, ça y est, on l’avait notre Coluche. Il n’a pas cherché à ressembler à Coluche. Il était Coluche. Chapeau bas. Le film souligne aussi les grands exès du clown (mais rien que nous ne sachions déjà, et qu’on lui pardonne aisément). On voit aussi son entourage, ses amis. Les vrais, et les piques-assiettes. Son histoire avec sa femme — Véronique — et ses enfants est une partie très bien réussie. Tout comme l’a été l’illustration de son enflamment, puis de ses doutes, de ses peurs…

En conclusion ? Bon film, même si je pense qu’en 1h30, il y avait moyen de montrer une partie plus large de sa vie, ou alors, de s’enfoncer plus profondément encore dans sa conscience politique, qui n’a été traitée que dans sa forme clownesque.

download Fond musical : Coluche - Le syndicat (extrais)

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Il y a bien 3 ans maintenant, j’avais modchipé une Xbox pour en faire un mini-serveur perso qui tournait sous Linux (Xebian) 24h/24. Seulement, si cette solution m’a bien dépanné quelques années, il faut avouer qu’elle souffrait de quelques défauts :

  • une Xbox consomme près de 90 W/h, ce qui n’est pas anodin,
  • c’est une console de jeu, par conséquent, pas une machine faite pour tourner 24h/24 (j’ai déjà changé de disque dur 2 fois, les 3,5 pouces chauffent, et ne sont pas très bien ventilés dans le boîtier plastique des Xbox),
  • mais surtout, et c’est vraiment le plus gênant… si son Pentium3 à 733 MHz est encore suffisant aujourd’hui, elle n’a que 64 Mo de RAM, ce qui limite vraiment son utilisation (pas de MySQL par exemple, sous peine de swapper beaucoup).

Ça fait quelque temps que je cherchais une solution de remplacement à cette Xbox. J’ai entre les mains une carte mère mini-ATX D201GLY2A qui m’offrait une alternative intéressante : format mini ATX, CPU intégré (Celeron 1,2 GHz) avec un tout petit ventilateur relativement silencieux, possibilité de mettre une barette de DDRAM2 (j’ai fait des tests avec une barette d’1 Go), un contrôleur PATA et deux SATA, pour un prix intéressant (environ 125€ + ~25 € de RAM).

Oui mais, parce qu’il y a un mais… Il faut un boîtier, et les mini-boitiers sont coûteux (du même ordre de prix que la carte+CPU !!!). L’idée perd de son intérêt. Autre solution : bricoler un boîtier classique ATX standard (c’est la solution que j’ai essayée, à coup de meuleuse d’angle et de perceuse). Mais alors, on a une bonne vieille alimentation ATX qui fait un bruit d’enfer, et qui consomme pas mal… Des alimentations ATX sans ventillateur existent, mais là encore, on fait exploser le budget.

Or, ASUS vient tout juste de sortir sur le marché LA solution ! La EeeBox. Pour 210€ (plus les frais de port), vous recevez chez vous une petite machine avec :

  • le tout nouvel intel Atom 1,6 GHz qui ne consomme rien, avec comme chipset ses 945GSE & ICH7M,
  • 1 Go de RAM,
  • disque dur mécanique SATA de 80 Go 5400 tr/min,
  • sortie VDO format DVI + adaptateur DVI/VGA (résolution max : 1400×1024 ce qui n’est déjà pas mal),
  • réseau : Ethernet 100 base T + Wifi 802.11 b/g/n !!!
  • 4 ports USB (2 en façade, 2 arrières, qui seront utilisés certainement par clavier/souris car pas de port PS2),
  • lecteur de carte SDHC,
  • seul regret : entre 30 et 50 euros du buget iront chez Microsoft pour rien ! (la bête est livrée avec un Windows XP que je n’utiliserai pas !!! A mort les racketiciels !!!).

J’ai reçu ce petit joujou ce matin… et j’ai été agréablement surpris par son esthétisme très sympathique. Coté volume, il est sensiblement de la même taille que mon portable EeePC 701 (qui, plié, est approximativement de la taille d’une feuille A5). Il est livré avec un socle pour le tenir vertical, et un autre qui permettrait de le fixer à un mur ou derrière un écran plat.

Bref, à le voir comme ça, je regrette vraiment de le cacher dans un placard pour l’utiliser comme serveur… Tenez : je l’ai mis à coté de la Wii : il est à peine plus haut, et moins épais.

Deuxième surprise : on ne l’entend pas, et il ne chauffe pas. Il utilise une alimentation externe sans ventilateur (comme les portables), et les tests réalisés par blogeee.net indiquent une consommation de l’ordre de 16 à 18 W/h (22 en pic). A l’heure où je vous écris, ça fait quelques heures que je teste et que je fais des installations, et c’est à peine s’il est tiède. Et surtout, il est… silencieux ! On ne l’entends pas. Encore bien moins que ma vieille Xbox (dont les heures semblent bel et bien comptées cette fois-ci…).

La troisième surprise est le système multiboot. ASUS a installé une solution qui permet de démarrer sur un Windows XP classique (avec la lenteur qu’on lui connaît), ou en 20 secondes sur un mini-OS maison minimaliste (l’ExpressGate), qui comprend un navigateur et un logiciel de visualisation d’images. Quand on veut juste lire les news et voir la météo en buvant son café le matin, c’est bien suffisant… Bref, je trouve l’idée lumineuse, même si mon utilisation de la boîte en tant que serveur fait que je n’utiliserai pas cette fonctionnalité.

Maintenant, pour la suite, je suis en train de créer des partitions LVM (qui pourront changer de taille selon les besoins), afin de pouvoir faire tourner plusieurs serveurs virtuels avec XEN

download Fond musical : Grégoire - Toi plus moi : Chansonnette qui passe à la radio actuellement, c’est simplet mais ça détend…

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