En France, le sujet de la laïcité revient régulièrement sous les feux des projecteurs. Très souvent, c’est lorsqu’elle est en danger, ou considérée comme telle. [Trop] Rarement, c’est pour la renforcer (à quand la fin du régime concordataire en Alsace-Moselle ?). Et encore plus rarement, pour la gratifier.

Pourquoi ais-je envie de rendre hommage à la laïcité me demanderez-vous ? Vous pensez que c’est parce que grâce à elle, on demande aux femmes françaises de ne pas porter la burka ? Non, quel argument fallacieux. Ou parce que ça a permis à l’état d’être suffisamment indépendant des pressions religieuses pour permettre le vote de lois légalisant les IVGs ou donnant le droit à la parentalité aux homosexuels (quoi, on peut rêver) ? En effet, mais pas seulement.

Si j’ai envie d’honorer notre laïcité aujourd’hui, c’est parce qu’hier, j’ai lu un titre dans les e-journaux qui m’a fait sursauter : « accord entre catholiques et protestants sur un transfert des pouvoirs de police et de justice« . Ça ne concerne pas la France (ouf), mais l’Irlande du Nord. Là bas, Gordon Brown et Brian Cowen ne font pas ce qu’ils veulent ! Pour faire une loi (dont l’orientation remonte à un accord de 1998), faut attendre 12 ans que les partis catholiques et protestants veuillent bien se mettre autour d’une table pour la signer. C’est avec ce genre de pays qu’on a voulu que nous constituions une Europe ? Ça fait froid dans le dos. En la matière, je me sens plus proche (et de loin) de la Turquie (si décriée en matière d’entrée dans l’Europe), qui a inscrit la laïcité dans sa constitution dès 1924 (combien sont dans ce cas en dehors de la France en Europe ?).

Bref, la respectueuse laïcité a chez nous plus d’un siècle, et j’espère qu’elle fera encore des petits dans bien d’autres pays. C’est alors bien plus naturellement que je serai en clin de vouloir devenir avec nos voisins un citoyen du monde.

Nb : en théorie, la France est un pays laïc. Mais comme je considère aujourd’hui que « l’économie de consommation » est une nouvelle religion, vous voyez, il y a encore du travail…

download Fond musical : Gilles Luka – On s’évite : unplugged version

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La majeure partie de l’énergie qui nous réchauffe, qui anime nos machines-outils, qui nous transporte sont des énergies fossiles non renouvelables : pétrole, charbon, gaz naturel, etc. L’immense majorité du pétrole a été créée lors du silurien (il y a plus de 415 millions d’années), du jurassique (il y a plus de 145 millions d’années), et du crétacé (il y a plus de 66 millions d’années). Idem pour le gaz naturel.

Bref, il aura fallu plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de millions d’années pour constituer le stock d’énergie fossile tel qu’il était au démarrage de l’erre industrielle. Or, au rythme où progresse notre consommation, même les spécialistes les les plus optimistes estiment que les réserves de cette forme d’énergie ne devraient pas nous permettre de tenir encore plus d’un siècle (et probablement moins). Autrement dit, nous aurons brûlé en moins de 300 ans ce que la nature aura mis plus de 100 millions d’années à constituer.

Par ailleurs, en terme d’économie, Augustin Cournot et ce brave Alfred Marshall (qui, contrairement à ce que je pensais — je viens de vérifier — n’est pas l’auteur du plan du même nom) nous ont expliqué que lorsqu’un besoin est créé auprès des consommateurs, si les commerçants vendent le produit désiré trop cher, la consommation ne décolle pas (et les stocks s’accumulent, ce qui n’est pas bon pour le business ; sans compter que la concurrence ne resterait pas les bras croisés). Inversement, si le prix de vente est trop bas, le produit se vend comme des petits pains, et la production n’arrive pas à suivre, ce qui représente un bon manque à gagner (théorie de l’équilibre partiel). Ceci est vrai aussi pour les matières premières (concept populaire du « ce qui est rare est cher »).

Or, voilà que nos énergies fossiles sont consommées au bas mot 300′000 fois plus vite qu’elles sont produites. Elle aurait donc un bug, la théorie des pères de l’économie de l’offre et de la demande ? Non, l’explication est simple. On pourrait penser que ça vient du fait qu’on a longtemps spolié nos colonies. Mais en vérité, vendre l’énergie au prix fort pour que sa création équilibre sa consommation nous ramènerait dans un monde moyen-âgeux, où le carbone sous forme de houille serait bien plus cher que le plus beau des diamants (vous vous imaginez mesdames avec un bout de charbon autour du coup ;-) ). Et ça, ça ne ferait pas l’affaire des milliardaires qui possèdent le monde.

Bref, tout ça pour dire que non, nous ne payons pas l’énergie fossile à son vrai prix (nous en sommes fichtrement loin même). Alors, quand on essaie de me faire croire que l’énergie renouvelable est hors de prix, ou que l’isolation des bâtiments est une plus-value inacceptable… désolé, j’ai dû mal me retenir de rire (ou de pleurer).

download Fond musical : Jean-Michel Jarre – Révolution industrielle : je ne comprendrai jamais pourquoi ce titre n’a pas fait un tube, les bruits de robots sont terrribles

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J’avais l’autre jour une discussion dans un domaine très spécifique de mon métier. Et de là de m’entendre dire « oh mais ne t’inquiète pas, pour l’heure, la mode est à agir ainsi, mais dans vingts ans, tout le monde nous invitera à faire l’inverse, comme on faisait il y a vingt ans d’ailleurs ». Or, cette remarque (qu’un ami m’avait déjà faite il y a quelques années) semble s’appliquer à tout.

La vie serait un éternel balancier ? Je ne dis pas que c’est une vérité, mais avouons que la théorie tient debout : rares sont les contre-exemples. Gauche / droite, progressistes / conservateurs, Girondins / Jacobins, poujadisme / mondialisation, concentration / outsourcing, déterminismes / existentialisme…

Mais en fait, tout serait simple si ces alternances étaient régulières. Si la fréquence de ces changements était réglée comme une horloge. Or, ça n’est pas le cas. Par contre, j’ai noté que souvent, les progressistes prenaient les commandes d’autant plus violemment que les conservateurs les ont tenues longtemps. Ou inversement, les défenseurs de la décentralisation auront une politique molle si leurs opposants ne sont pas de fervents Jacobins. De là à penser que nous vivons dans un monde chaotique…

download Fond musical : Mylène Farmer – Desenchantée

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Afin d’assouvir la curiosité de mariedesormes, me voilà parti enquêter de bon matin (à 12h30 quoi, on est dimanche ;-) ) sur la sculpture qui fait face à l’école des mines de Nancy :

Sculpture de l'école des mines de Nancy

Sculpture de l'école des mines de Nancy

Objectif : savoir qui l’a réalisée, à quelle époque, … bref, en savoir plus sur son histoire. Or, voici la signature du sculpteur :

Signature (illisible ?)

Signature (illisible ?)

Heuuu… Je lirais bien « JacqOP Lande-Sinapi, sculpteur ». Oui, sauf que ça ne veut rien dire. Je demande à Google : Sinapi est le nom d’un réalisateur célèbre, mais Lande-Sinapi (sans « s » final à Lande) ne donne pas grand chose. Quand au « JacqOP » initial, je suppose qu’il signifie « Jacques », mais franchement, ça n’est pas évident. Conclusion : j’imagine que les sculpteurs doivent avoir leur propre police de caractères pour écrire, et que le profane que je suis n’a pas les clés pour les décoder. Aussi, quelqu’un a-t-il une idée ? Je sens que je vais devoir aller interroger les étudiants de l’école (un bon sujet pour le bizutage de début d’année, ne trouvez-vous pas ?).

download Fond musical : Magnum

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Normalement, si vous avez un cerveau et le sens de l’observation, ce titre ne devrait rien vous apprendre. Ces derniers temps, l’information à la TV me rappelle surtout l’ancien logo d’EMI (le Jack Russell à coté du gramophone) : « la voix de son maître ».

Jusque là, j’ai pensé que leur travail se limitait à casser ceux qui ne veulent pas rentrer dans les rangs, et à porter la bonne parole des potes du patron. Par contre, j’avais la candeur de penser que pour les petits sujets, les thèmes sans importance, les Laurence Ferrari et consorts faisaient leur boulot. Qu’est-ce que je suis sot…

Ce soir, petit sujet sur le thème « attention braves gens, une fois par siècle, la Seine déborde. Si ça devait arriver, ce brave zouave du pont de l’Alma aurait de l’eau au dessus des chevilles, au dessus des genoux, voire jusqu’aux épaules comme dans le cas de la grande crue de 1910, quand les parlementaires devaient aller dans l’hémicycle en barque. Ah, le zouave du pont de l’Alma… Ceci dit, le provincial que je suis ne sais pas grand chose de ce zouave. Me voilà donc parti sur sa présentation sur Wikipedia pour voir ce qui lui vaut cette popularité. Et dès les premières phrases de l’article, que lis-je ?

« [...]la statue d’un zouave en pied érigée en 1856, qui sert d’instrument populaire de mesure des crues de la Seine. Lorsque le niveau de la Seine atteint les pieds de ce Zouave, les voies sur berges sont en général fermées[...]. Le zouave est plus haut qu’à l’origine, suite à son haussement en 1970 lui retirant toute signification. À repère égal, les crues qu’il signale sont plus graves. »

Et bien voilà. Même pour les marronniers, les journalistes annoncent des futilités brodées d’erreurs qui peuvent êtes révélées dès la lecture des premières lignes d’une encyclopédie en ligne. Que faut-il croire alors ?

download Fond musical : Stephan Eicher – Déjeuner en paix

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AvatarDéjà beaucoup beaucoup de buzz sur ce film, je ferai donc court. Je suis allé le voir cet après-midi dans sa version 3D avec mon grand. Mes craintes : que la bande annonce résume tout le film, qu’il soit manichéen et moraliste, et qu’on y trouve de longues scènes de baston (blockbuster oblige).

Et le verdict est… qu’il y a un peu de ça, c’est vrai. Mais on l’oublie très vite. Le scénario est effectivement résumé dans la bande annonce. Il y a bien sûr le gentil peuple tribal et les méchants humains (parabole de l’administration Bush et des lobbies qui la soutenait). Et les inévitables scènes de bagarre, de sensualité…

Comme je l’ai dit, tout ça s’oublie vite. Parce qu’on peut dire ce qu’on veut : James Cameron n’est vraiment pas un mauvais. Tout d’abord techniquement. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Marie, la 3D (techniquement parfaite, bien maîtrisée : ni trop ni trop peu) aide à rentrer dans le monde imaginaire où se passe l’action. Les couleurs, les personnages, les graphismes sont magnifiques. On se laisse vraiment prendre au jeu, et on ne voit pas les 2h30 que dure le film.

Alors verdict ? Les fans des saga de fantasy genre « seigneur des anneaux » vont adorer. Les gens qui ont eu une révélation aux toutes premières images de StarWars 1, lorsque l’interminable vaisseau spatial passe devant la caméra aimeront aussi. Et même les autres ne devraient pas rester indifférents. Il mérite donc le nombre d’entrées déjà enregistrées.

download Fond musical : Alicia Keys – Piano and I

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Je dialogue tous les jours avec des « geeks du net », ou avec des gens qui sont pour le moins des utilisateurs avancés de l’informatique et des technologies liées à l’informatique, à internet, aux réseaux sociaux, etc. Je leur demande leur identifiant twitter, l’adresse de leur profil facebook/netlog/myspace ou tout autre réseau social, l’URL du feed RSS de leur site, s’ils préfèrent bloguer sous wordpress ou dotclear, etc. Et c’est tout naturellement qu’ils me répondent. À force, j’aurais tendance à [tord de] penser que tout le monde maîtrise ces modes de communication.

Or, toi même, chèr(e) lecteur(ice), peut-être n’as-tu rien compris à ce dont je viens de parler. Pourtant, tu as Internet depuis l’époque des modems RTC (ceux qui faisaient un bruit de FAX pendant la connexion, et qui empêchaient votre grand-mère de vous joindre parce que ça sonnait toujours occupé), tu envoies des emails régulièrement, et tu surfes via google sur tout le web (la preuve, tu arrives à lire les présentes lignes).

Aussi, l’expression « fracture numérique » désigne souvent la frontière entre les gens qui ont le haut-débit (ADSL, câble, satellite, bientôt WiMax) et ceux qui ne l’ont pas. Mais avoir un accès à Internet signifie-t-il qu’on sait utiliser Internet et en tirer profit au maximum ? Comme dans bien des domaines dans la vraie vie (justice, accès aux soins, etc.), n’existe-t-il pas un Internet à deux vitesses, indépendamment du débit des modems ? Et dans ce cas, est-ce un handicap de ne pas être un geek du net ?

download Fond musical : Christophe Mae – L’art et la manière

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Avez-vous déjà remarqué comment nous nous étonnons de ce qui est rare, exceptionnel ? Alors qu’en réalité, notre quotidien est rempli de choses toutes aussi exceptionnelles, à coté desquelles nous passons sans nous arrêter.

Vous traversez tous les jours devant une église, mais avez-vous déjà seulement levé la tête pour admirer ses gargouilles ? Votre pied bute contre un petit monticule de béton, et vous baragouinez parce que vous avez failli tomber. Or, avez-vous remarqué que cette déformation de la chaussée était due à une plante, dont la volonté de puissance, la vie qui l’anime, était assez forte pour l’aider à pousser, malgré l’adversité de l’environnement sablonneux et privé de lumière qui était le sien sous ces 3 cm d’asphalte ? La nature, les réalisations de l’être humain, les animaux, les objets du quotidien sont autant d’occasions de s’étonner, de s’émouvoir, de se questionner, de rire… et la plupart du temps, nous ne les remarquons même pas, tant ils sont banals.

Aussi, pour essayer de casser cette routine, pour ouvrir les esprits, je viens d’ouvrir un blog particulier, dont l’objectif est de publier une photo par jour (et pas plus ni moins) pendant un an. Oh, n’attendez pas de miracles picturaux : je n’ai ni le talent ni le matériel pour poster des œuvres d’art. Ces tas de pixels seront postés parfois nus, ou parfois accompagnés d’un commentaire, d’une réflexion, d’un développement. Je vous propose d’y trouver pèle-mêle des photos de bonne qualité comme celles que je prendrai avec mon futur réflexe numérique que je souhaite m’acheter, ou de simples clichés pris avec le capteur bas de gamme de mon téléphone mobile. Les sujets que je partagerai avec vous seront variés : moi, mes proches, les objets qui m’entourent, une rencontre, des révélations (beaucoup j’espère), vous peut-être, qui sait ?

Assez de blabla, un peu de technique maintenant. Avant tout, l’URL de ce blog :

    http://1photoparjour.wordpress.com/ (et pour les plus organisés, flux RSS ici).

J’ai pas mal cogité pour monter ce site. J’ai hésité à utiliser des sites comme flickr de yahoo ou picasaweb de google. Mais ces sites dans leur version gratuite ont trop de limites (200 photos seulement pour flickr – ce qui ne permet pas de tenir un an à raison d’une photo par jour –, ou 200 Mo pour google – pas assez de place non plus –, les autres solutions étant souvent lentes et bardées de pub). Les sites de blogs classiques ne permettent pas de poster des images haute résolution. Restait à opter pour une solution payante : mais est-ce une bonne solution quand on ne connait pas la pérennité du projet ? J’ai donc piqué l’idée de Catherine, qui utilise wordpress.com (3 Go de stockage, possibilité de poster classiquement ou par envoi d’email, un feed RSS, possibilité de commenter, de modérer, etc.) pour poster elle aussi une planche par jour (enfin, quand elle peut hein ;-) ). N’hésitez-pas à me suivre, à commenter mes clichés, ou mieux encore, à faire pareil (avec des photos comme moi, avec des caricatures comme Catherine, des poésies, des slogans, des chansons, etc.).

download Fond musical : MikeOldfield – Tubular Bells II, partie 1 (Sentinel)

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Excellente idée de Vincent hier soir : se retrouver entre « blog-potes » autour d’un verre au Jean Lam’ [ndr : pour les non nancéiens, c'est un bar de la place Stan]. On y a retrouvé Danièle Noël, Raphaël Vuitton, Maxime Pisano, Catherine Créhange, Fréderic Cuignet, Aurélie Bouquet, Célinextenso, et Mélanie. Je n’avais pas particulièrement prévu d’y aller pour jouer les grandes oreilles avec l’intention d’écrire un article, mais juste pour passer une bonne soirée entre amis (et ce fût le cas). Pour autant, je n’arrive pas à garder pour moi les réflexions que je me suis faites suite à cette rencontre.

En effet, dans ces soirées, difficile de ne pas parler politique (ce qui n’est pas pour me déplaire évidemment), d’autant que certains convives sont des sympathisants PS ou Modem, voire même sont candidats aux prochaines régionales. Et dans ce cas, j’ai une sale manie (je l’avoue), qui consiste à sonder la profondeur de l’engagement des dits sympathisants.

Pourquoi cette sale manie ? Moult raisons. Déjà parce qu’avouons-le, je ne sais pas si j’aurais le charisme, le talent, ou tout simplement la motivation pour être porte-drapeaux. À l’instar de Nietzsche, il me déplait de suivre autant que d’être suivit. Mes convictions sont miennes, et n’étant pas sûr d’avoir raison, je me vois mal à tenter de convaincre les autres.

Mais surtout, la vraie question est « pour quel courant politique serais-je prêt à me battre » ? Je l’ai déjà écrit de nombreuses fois, en tant qu’humaniste, il me déplait qu’un être humain puisse posséder un autre être humain, ce qui se traduit de bien des manières : comment les cinq pays les plus gros exportateurs d’armes soient aussi les cinq membres permanents de l’ONU ? Comment peut-on accepter que des pays tolèrent des systèmes où les enfants ne sont pas instruits, pour mieux les exploiter dans des usines ? Plus proche de nous, comment peut-on accepter que des gens ne puissent pas manger à leur faim, ne puissent pas dormir avec un toit sur la tête, alors que d’autres (une minorité) touchent plus que ce qu’ils pourraient dépenser en plusieurs siècles ? Or, à mon sens, le problème est vraiment systémique. Tant qu’on vivra dans une société où les entreprises sont mieux estimées, mieux protégées par les lois, moins imposées que les êtres humains, tant que nous vivrons dans un monde où la croissance est une condition indispensable pour éviter le chao (or, à ressources limitées, il est vraiment sot de penser qu’on puisse croître de façon exponentielle indéfiniment), nous verrons encore et encore des gens exploités, réduits à brader leur labeur, le corps, leur « temps de cerveau disponible » pour que d’autres engrangent outrancièrement des biens. Et pour ça, tous les moyens sont bons. La laïcité se pose en garde-fou pour éviter que les gens soient manipulés par les religions comme c’était le cas en France aux siècles derniers ? D’autres religions sont inventées pour contourner cette contrainte. Comme cette religion qui veut qu’il faille posséder des biens matériels (de marque de préférence) pour exister aux yeux des autres. Ajoutez à ça des crédits à la consommation et une morale qui vous invite à les rembourser (ce que les plus riches ne font même plus en toute impunité). Voilà comment le système tient.

Or, quel parti politique en France est prêt à mettre un grand coup de pied dans le système pour changer tout ça ? Les extrêmes oui. Ceux de droite, fascistes et nationalistes, qui sont aux antipodes de ce désir humaniste et égalitaire qui m’anime. Ceux de gauche, qui prônent des utopies où la la société (le « bien public ») remplace l’entreprise, mais toujours aux dépends de l’être humain (ça n’est pas un hasard si le communisme n’a jamais marché au delà de quelques groupuscules composés de peu de personnes). Les autres partis soit prônent le système en place (et on a actuellement le VRP de ceux là à la tête de notre gouvernement, et je me passerai de commentaire), soit s’en accommodent, et tentent de l’aménager à coup de réformes homéopathiques pour résoudre quelques problèmes seulement.

Pour ma part, je ne suis même pas sûr d’arriver à formaliser un système alternatif humaniste qui n’aurait pas des effets pervers moins pire que l’actuel. Dans ces conditions, quand bien même j’aurais une nature charismatique et plein de motivation, comment convaincre que je ferais mieux que les autres ?

Alors quoi me direz-vous ? Quelle est la conclusion de tout ça ? Faut-il baisser les bras et ne rien faire ? Une ancienne blogueuse (nea) m’avait dit une fois qu’il faut savoir rester pragmatique. Chercher en vain une alternative systémique revient souvent à ne rien faire, ou si peu (j’en suis là). Elle pensait qu’il fallait s’engager, au risque de ne changer les choses que petitement. Mais petitement, c’est déjà mieux que rien.

Hier, j’ai croisé des gens qui sont prêts à se battre. Pas pour faire une révolution, pas pour changer le monde. Pas en faisant des vœux pieux dénués de plans d’actions. Ils sont juste prêt à prendre des risques, à donner de leur temps et de leur personne pour faire avancer quelques trucs. C’est peu peut-être, mais c’est déjà ça.

Et je peux vous assurer que les candidats (ou simples sympathisants) avec qui j’ai parlé hier semblent sincères et motivés. Bien plus à mes yeux que ceux qui cumulent les mandats, et les enchaînent les uns derrière les autres avec comme simple source de motivation la peur de perdre leur place. Ça fait du bien et ça rassure de voir qu’il existe encore des vraies vocations en politique. Aussi, je serais presque tenté de leur souhaiter bonne chance, si je n’avais pas encore la candeur et l’espoir de penser que le choix d’un bon dirigeant ne doit pas résulter de la simple chance…

download Fond musical : Jean-Jacques Goldman – Les choses : en parlant de religion de la consommation…

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Bon, je reconnais que l’exercice était difficile, je n’aurais pas trouvé moi-même. Celinextenso et Virginie étaient à deux doigts de trouver la réponse sur facebook. Une a dit « voiture télécommandée », l’autre a dit « corps astral d’une mygale »… Et bien la réponse est un mix des deux :

En fait, il s’agit bien d’une voiture télécommandée, mais pas n’importe laquelle : c’est la voiture de spiderman ! Le mode de contrôle est assez innovant : un spot projette le « corps astral d’une araignée » à une fréquence particulière. La voiture est bardée de capteurs tout autour. Les roues se meuvent alors [ndr : toujours aussi chic à utiliser ce verbe] afin que le véhicule suive l’arachnéen lumineux. Trop fun et original… Merci père Noël d’offrir de tels joujoux qui amusent autant les enfant que les parents ;-)

Nb : quant à la photo, il s’agit d’une macro de l’intérieur du spot qui projette l’icône lumineuse suivie par le bolide.

download Fond musical : Seal – Crazy (Acoustic) : le même morceau que dans l’article de la question, mais en version accoustique

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