Projet dégooglelisation phase 3 : la messagerie instantanée (au revoir Hangouts)

bla-blaContinuons notre projet de dégooglelisation, et passons à l’étape suivante : la messagerie instantanée (IM). Initialement, chez Google, ça s’appelait « Google Chat », et ça avait la bonne idée d’être basé sur un protocole réseau ouvert : XMMP. Mais pour des soit-disant problèmes de sécurité, Google a décidé de laisser tomber Google Chat et d’arrêter partiellement le support de XMPP avec l’arrivée de son nouveau logiciel : « Hangouts » (qui introduit en passant la possibilité de faire des discussions en groupe — non compatibles salon de discussion XMPP — et de la vidéoconférence — dans un protocole propriétaire –).

Le problème avec la messagerie instantanée (contrairement aux emails), c’est qu’on est un p’tit peu obligé d’utiliser les mêmes outils que nos amis, au risque sinon de se retrouver à causer tout seul avec un beau logiciel que personne n’utilise. Aussi, ma philosophie n’a pas été de quitter totalement le réseau Hangouts (certains de mes contacts n’utilisant que ça), mais :

  • de ne plus utiliser l’outil Hangouts lui-même,
  • et de faire la promotion (auprès les utilisateurs de Hangouts, mais aussi auprès des utilisateurs d’autres réseaux captifs/fermés/intrusifs, comme la messagerie facebook, whatsapp, etc.) d’un outil plus libre/plus ouvert/plus protecteur de la vie privée. Et idéaliement, que cette solution fonctionne aussi bien sur mobile, que dans une page web, voire avec un client lourd sur son PC.

La perfection serait d’avoir une application tout en un. Mais là, ne rêvons pas. Je n’ai pas trouvé d’application qui permettait d’avoir dans le même logiciel l’accès à tous les réseaux d’IM. Les produits comme Trillian, IM+ et autres souffrent souvent de deux défauts : ce sont des produits commerciaux ne garantissant pas du tout la vie privée (si c’est pour prendre pire que Google…). Et de plus, ils ne sont pas compatibles avec tous les protocoles de messagerie instantanées (ce qui est logique, certain étant fermés, comme c’est le cas justement avec Hangouts, ou encore Skype), mais souvent seulement avec les anciens (MSN — RIP –, ICQ, XMPP).

Alors, quel choix avons-nous comme alternative à Hangouts ?

  • jabberXMPP, le protocole des réseaux Jabber (Cf. ici pour en savoir plus). Si en plus vous utilisez un compte créé sur le serveur d’une structure faisant la promotion du libre (et pour ça, je vous conseille le serveur de l’APINC : même si le formulaire d’inscription semble HS, le serveur im.apinc.org accepte les inscriptions via un logiciel client XMPP si ce dernier sait gérer les inscriptions lors du paramétrage — comme c’est le cas avec Pidgin par exemple –), cette solution a plein d’avantages : protocole ouvert, chiffrement possible des communications, clients nombreux y compris parmi les versions open sources… Seul problème : ça n’est pas du simple « clic and go » (il faut un peu se creuser la tête, faire la démarche de se documenter, de l’installer, de le paramétrer). Ca n’est pas simplement installé en standard sur les smartphones, et ça ne passe pas à la TV. Résultat : hormis quelques geeks, personne ne l’utilise. Snif… :-(
  • Telegrammon second choix, mais qui est en réalité celui dont je fais vraiment la promotion auprès de mes amis, cumule lui aussi plein d’avantages : il s’agit de Telegram. Certes, le serveur est propriétaire, mais la charte de la structure non commerciale qui le porte insiste sur le respect de la vie privée. Le protocole et les APIs sont ouverts, les communications sont chiffrées, les clients sont open source (!!! suffisamment rare pour être souligné, la preuve ici). Très simple, très confortable, il a de plus plein de clients officiels pour toutes les plate-formes : Android, iOS, FirefoxOS, clients lourds pour Linux/Windows/Mac, extensions pour divers navigateurs… Il est très complet en terme fonctionnel (échange point à point entre deux utilisateurs, discussion en groupe, envoi de photos, …), agréable d’utilisation, hyper rapide, pas rencontré de bug… Le carnet d’adresses est celui du téléphone, son identifiant étant son n° de mobile. Si vous ne devez en garder qu’un, selon moi, c’est celui-là !
  • et puis il y a tous ceux dont je ne veux plus entendre parler (ou seulement pour dialoguer avec le gens afin de les inviter à s’en débarrasser) :
    • whatsapp : obligé d’en parler, il est à la mode… mais propriétaire (même si l’API est ouverte, on trouve des clients open source). Aucun engagement sur le respect de la vie privée du serveur (au contraire, à voir l’insistance qu’ils ont à nous faire passer par un téléphone, on se dit qu’il y a anguille sous roche), pas multi plate-forme (il n’existe qu’une version pour téléphone mobile iOS ou Android ; une version web commence à pointer du nez, mais il faut avoir le mobile pas loin pour scanner un QR code, et de toute façon, la communication passe par le téléphone — qui doit être allumé et connecté à Internet –), les données ne sont pas chiffrées… bref, fonctionnellement c’est comme telegram, mais coté vie privée, on est à des années lumières de notre opbjectif,
    • les SMS : et oui, c’est un vieil outil, mais il a fait ses preuves… disons que ça dépanne quand on est dans la brousse (sans internet), mais ça peut être coûteux –si on n’est pas dans le même pays par exemple–, et limité à 160 caractères,
    • les MMS : de grâce, please, arrêtez de m’envoyer des MMS. Photos de qualité nulle, téléchargement compliqué quand on capte mal/quand on n’a pas la 3G… non sérieux c’était rigolo au début, mais là il faut arrêter,
    • ICQ : oui, très sympa pour les geeks (les anonymous aiment bien ;-) ), mais encore moins « user friendly » que XMPP/Jabber, et plus orienté « salon de discussion ». Difficile d’en faire la pub auprès de ses amis non geek,
    • la messagerie facebook (à la mode aussi), ou celle d’AOL, ou Yahoo! Messenger, ou Skype (le remplaçant de MSN chez Microsoft), ou la messagerie des solution de téléphonie IP (Viber, Line, Immo et autres) : toutes, je les mets dans le même panier (avec Hangouts), et j’inviterai tout le monde à s’en débarrasser pour préserver sa vie privée.

Alors finalement, me direz-vous, qu’ai-je fait ? J’ai :

  • installé Telegram. Sur mon téléphone, et sur mon PC. N’hésitez pas à faire de même pour me parler (si vous connaissez mon numéro de mobile) ;-)
  • installé Xabber sur mon mobile (probablement le meilleur client Jabber libre pour Android/iOS), et Pidgin sur mon PC. Sur ces logiciels, j’ai configuré deux comptes afin de dialoguer en XMPP :
    • avec mes anciens contacts Hangouts qui souhaiteraient encore me contacter à mon adresse GMail (oui, vous avez bien suivi, votre adresse GMail peut aussi être vue comme une adresse Jabber). D’accord, en faisant ça, je ne peux plus dialoguer à plusieurs dans les « groupes de discussion Hangouts », et je ne peux plus envoyer/recevoir des photos de façon transparente ou faire de la visioconférence (qui ne marche pas bien de toute façon). Mais pour le dialogue standard, ça fonctionne très bien. Et pour les inconvénients, je dirais que c’est le prix à payer pour se débarrasser de l’appli Hangouts,
    • et avec les quelques geeks qui ont un compte Jabber (pour information, mon adresse XMPP est e.desvigne@jabber.fr ; ne pas envoyer d’email à cette adresse ça ne marcherait pas, c’est un compte Jabber, pas un compte email). A noter que j’utilise aussi ce compte pour dialoguer avec mon téléphone (Cf. mon ancien article sur GTalkSMS),
  • installé aussi Disa sur mon téléphone. C’est une application « tout en un » qui me permet, dans la même interface, de :
    • envoyer/recevoir mes SMS et mes MMS. Je me débarrasse ainsi de l’appli SMS native d’Android. De plus, Disa semble plus fiable pour récupérer les MMS (quand je vous dis qu’il faut arrêter avec les MMS ;-) ),
    • dialoguer en whatsapp (via une extension open source),
    • dialoguer avec la messagerie facebook. Beurk me direz-vous, mais c’est pour les inviter à prendre Telegram ;-)

    A noter qu’il est dans la roadmap de Disa de supporter le protocole de Telegram. Si en plus ils avaient la bonne idée de développer une extension XMPP (moi, je n’ai plus le courage), j’aurais ainsi tous mes protocoles IM préférés accessibles dans la même appli, et ça, ça serait trop top génial…

  • et c’est tout (tant pis pour ceux qui voudraient me joindre avec une autre messagerie instantanée).
download Fond musical : Ludovico Einaudi – Primavera

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Projet dégooglelisation phase 2 : bye-bye GMail – partie 2, la migration

Migration GMailDans le billet précédent, je vous indiquais deux pistes d’alternatives à GMail (Net-C.com et web4all). Que vous ayez choisi l’une ou l’autre de ces solutions, voire une autre voie qui vous est propre, vous avez certainement envie de récupérer vos anciens email, carnet d’adresses, agenda… Voici de quoi vous aider.

1) Les courriels

Pour migrer vos emails, je vous propose deux solutions : la solution graphique « pour les nuls » qui utilise le client de messagerie Thunderbird, et la solution pour les geek qui utilise imapsync.

Solution 1 : version « pour les nuls ».

Cette solution est simple et assez graphique. Installer tout d’abord Thunderbird (par ici pour monsieur tout le monde, ou « sudo apt-get install thunderbird » pour les linuxiens version debian). Lancez Thunderbird, et donnez vos identifiants GMail. Thunderbird devrait vous trouver automatiquement les paramètres du serveur IMAP de Google :

IMAP-GMail

Une fois tous les dossiers synchronisés (ça peut prendre du temps, suivant le nombre d’emails et de « libellés » que vous avez créé chez GMail), vous pourrez créer un second compte de courrier en allant dans « Menu options/Préférences/Paramètres des comptes », et tout en bas, « Gestion des comptes/Ajouter un compte de messagerie ». Mettez votre nom, votre toute nouvelle adresse email, votre mot de passe. Cliquez sur « Continuer » puis sur « Configuration manuelle ». Voici les informations à mettre selon le prestataire choisi :

Chez Net-C.com :

  • Serveur entrant IMAP : mail.net-c.com
  • Port IMAP : 993
  • Sécurité IMAP : SSL
  • Authentification IMAP : Mot de passe normal
  • Identifiant IMAP : votre adresse email chez net-c.com
  • Serveur sortant SMTP : mail.net-c.com
  • Port SMTP : 465
  • Sécurité SMTP : SSL
  • Authentification SMTP : Mot de passe normal
  • Identifiant SMTP : votre adresse email chez net-c.com

Chez web4all.fr :

  • Serveur entrant IMAP : imap.web4all.fr
  • Port IMAP : 993
  • Sécurité IMAP : SSL
  • Authentification IMAP : Mot de passe normal
  • Identifiant IMAP : votre adresse email chez web4all.fr
  • Serveur sortant SMTP : smtp.web4all.fr
  • Port SMTP : 465
  • Sécurité SMTP : SSL
  • Authentification SMTP : Mot de passe normal
  • Identifiant SMTP : votre adresse email chez web4all.fr

Une fois ce second compte configuré, il ne vous reste plus qu’à sélectionner vos emails du dossier « Courrier entrant » de votre compte GMail, et de les glisser dans le dossier « Courrier entrant » de votre nouveau compte Net-C.com ou web4all.fr. De même, glissez directement vos dossiers du compte GMail vers votre nouveau compte :

Migration des dossiers dans Thunderbird

Solution 2 : version « pour les geeks ».

La version que j’ai utilisée est plus automatique (pas besoin de glisser les dossiers un par un), mais est un peu plus technique. Il faut tout d’abord installer imapsync, qui n’est plus un package standard sous Ubuntu. Voici donc la procédure que j’ai utilisée sous Ubuntu 12.04 LTS :


$ sudo apt-get install git makepasswd rcs perl-doc libmail-imapclient-perl libmail-imapclient-perl libterm-readkey-perl libio-socket-ssl-perl libdigest-hmac-perl liburi-perl libfile-copy-recursive-perl libio-tee-perl libunicode-string-perl makepasswd rcs perl-doc libio-tee-perl git libmail-imapclient-perl libdigest-md5-file-perl libterm-readkey-perl libfile-copy-recursive-perl libunicode-string-perl
$ git clone git://github.com/imapsync/imapsync.git
$ cd imapsync
$ mkdir dist
$ sudo make install

Et voici un exemple de script à lancer — à adapter selon vos besoins — pour faire la migration (voir « man imapsync » pour en savoir plus sur toutes les options) :


#!/bin/sh

SERVER1=imap.googlemail.com
PORT1=993
UNAME1=e.desvigne@gmail.com
PWORD1=**********
SERVER2=imap.web4all.fr
PORT2=993
UNAME2=emmanuel@desvigne.cmoi.cc
PWORD2=**********

imapsync --syncinternaldates --useheader 'Message-Id' \
--host1 ${SERVER1} \
--port1 ${PORT1} \
--user1 ${UNAME1} \
--password1 ${PWORD1} --ssl1 \
--host2 ${SERVER2} \
--port2 ${PORT2} \
--user2 ${UNAME2} \
--password2 ${PWORD2} --ssl2 \
--authmech1 LOGIN --authmech2 LOGIN --split1 200 --split2 200 \
--include="[Dossier1]" \
--include="[Dossier2]"

2) Le carnet d’adresses

Voici certainement l’opération qui m’a fait perdre le plus d’heures. Au départ, ça semble simple : il suffit d’aller dans « GMail », puis dans « Contacts », sélectionner « Tous les contacts », et le format « vCard » (ne pas utiliser les exports CSV c’est un vrai casse-tête). Vous téléchargez alors le fichier vCard qui contient toutes vos adresses. Et dans Zimbra, vous allez dans « Préférences », « Importer/Exporter », et vous importez le fichier vCard précédemment généré. Et ça marche super bien… Sauf pour les photos :-( Si vous n’avez pas l’habitude d’associer une photo à vos contacts, cette solution vous ira très bien. Sinon… pour vous éviter de tester les 20 solutions que j’ai essayées et qui ne marchent pas, je vais vous donner tout de suite la solution qui marche.

Sur un périphérique qui tourne sous Android (téléphone, tablette, voire même une machine virtuelle créée avec VirtualBox et l’ISO de Android x86 — perso, j’ai utilisé la version android-x86-4.0-RC2-eeepc.iso, la version KitKat r2 ne fonctionnant pas –), vous synchronisez votre carnet d’adresses GMail de façon classique. Puis vous installez Super Backup : SMS & Contacts. Il ne vous reste plus qu’à faire un Backup de votre carnet d’adresses. Le fichier contacts_XXXXX.vcf généré contiendra bien les photos (oufff). Certes, retaillées en 48×48, mais c’est mieux que rien. L’import dans Zimbra web4all.fr ou dans l’interface web de Net-C.com ne posera aucun problème.

3) L’agenda

Comme je l’ai déjà dit dans mon précédent billet, je n’utilisais pas l’agenda Google. Néanmoins, il semblerait que Google ait déjà fait une petite documentation pour vous qui semble encore mieux que ce que j’aurais pu vous faire : https://support.google.com/calendar/answer/37111?hl=fr. Maintenant, là aussi, j’imagine que ça peut être galère si vous avez l’habitude de joindre des documents à vos rendez-vous (ça doit être le même genre de galère que l’export des contacts avec photos).

4) La synchro sous Android

Je vous rassure tout de suite. Les deux solutions que je vous ai proposées étant compatibles activesync, il vous suffit de créer un nouveau compte de type « Entreprise ». Voici alors les informations à renseigner :

Chez Net-C.com :

  • Serveur : sync.net-c.com
  • Port : 443
  • Sécurité : SSL/TLS
  • Nom d’utilisateur : votre adresse email chez net-c.com

Chez web4all.fr :

  • Serveur : push.web4all.fr
  • Port : 443
  • Sécurité : SSL/TLS
  • Nom d’utilisateur : votre adresse email chez web4all.fr

Personnellement, je n’ai synchronisé que le carnet d’adresses et l’agenda, pas les emails. En effet, si vous laissez coché les emails, vous serez obligé d’utiliser le logiciel natif de messagerie Android (bof bof). De plus, vous serez obligé d’avoir comme adresse d’expéditeur votre adresse Net-C.com ou web4all.fr. Or, personnellement, j’aime que l’adresse de l’expéditeur soit emmanuel@desvigne.org. Pour toutes ces raisons, je préfère utiliser le client de messagerie libre K9-mail, mon compte configuré en IMAP. Ce client relève les emails en mode push (IMAP4 rev1), ce qui fait que j’ai les notifications d’emails de ma boîte de réception en temps réel. Et je relève les autres dossiers une fois par heure, ce qui est bien suffisant, faisant ainsi des économies de batterie. Classe non ?

Remarque : si vous êtes vraiment un intégriste, et que vous voulez vraiment vous débarrasser de tous les outils de google, y compris les outils de synchro, sachez que vous devriez trouver votre bonheur en utilisant CardDAV-Sync pour les contacts, et CalDAV-Sync pour les rendez-vous. Ou bien la solution DAVdroid qui semble fonctionner parfaitement (étrangement payante sur Google Play, mais gratuite sur le store de l’open-source F-Droid).

Bon d’accord, tout ça était un peu long. Mais on n’a rien perdu, ni nos données, ni les fonctionnalités. Au pire, si on est gourmand, on paye le service d’email (12 €/an, HT ou TTC suivant la solution). Et on a gagné en liberté. Moi, personnellement, ça me va bien, je me sens mieux… ;-)

download Fond musical : Jean-Michel Jarre – Oxygene IV

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Projet dégooglelisation phase 2 : bye-bye GMail – partie 1, choix de son remplaçant

Gmail_CorbeilleToujours dans le cadre de mon l’opération « dégooglelisation » , voilà certainement la phase qui risque d’être la plus coûteuse (en temps, ou en argent) : se passer de GMail. En fait, après, tout dépend de votre cahier des charges, c’est à dire de votre besoin. Les questions sur lesquelles vous devez vous positionner sont :

  • de quel quota avez-vous besoin ? Est-ce qu’ 1 Go de stockage vous suffit (c’est souvent la limite pour les offres gratuites et non intrusives),
  • voulez-vous synchroniser votre carnet d’adresses avec votre téléphone/tablette Android (ou autre OS, mais je n’ai d’expérience qu’avec Android),
  • même question pour l’agenda,
  • et même question pour la liste des tâches (sachant que sur ce point, je n’ai aucune expérience : mes tâches n’étaient pas dans la « liste des tâches » de GMail, mais dans Google Keep, qu’on verra dans un autre billet).

Si vous voulez être libre des boîtes email mercantiles, sans pour autant payer, et surtout si vous souhaitez en plus synchroniser le carnet d’adresses et l’agenda, il vous faudra le plus souvent vous contenter d’offres ayant un quota limité à 1 Go. Pour l’avoir testé, et pour avoir hésité à prendre la version payante, je vous invite à envisager l’offre de Net-C.com :

Les plus Net-C :

  • respect de la vie privée (Cf. charte),
  • interface web réactive et sympa en HTML5,
  • un petit disque virtuel type « cloud » de 500 Mo (offre gratuite) accessible en WebDav (pratique),
  • synchronisation (push) avec le protocole « activesync » de MS (synchro des contacts et agenda facile sous android en créant un compte de type « Entreprise ») ou SyncML.

Les moins Net-C :

  • petit bug à la rédaction d’email : j’ai rédigé un courriel incluant plusieurs images au format png, et in fine, les images n’étaient pas visibles dans le corps du message par le destinataire,
  • webmail peu connu, donc peu de gadget de type « notifieur » qui vous informe de l’arrivée d’un message dans votre navigateur(*),
  • serveur SMTP lent à relayer vos message (près d’une heure). A noter que ça n’est pas le cas pour les emails envoyés du webmail(*).

(*) Pour le problème de relais SMTP lent et d’absence de notifieur, j’ai écrit au support, et il m’ont répondu relativement vite. À priori, problème SMTP résolu. Mais surtout, ils ont mis en place un flux RSS qui reprend les derniers messages de la boîte de réception ! L’URL de ce flux est https://www.net-c.com/user_rss.xml/. Je ne sais pas s’ils ont fait ça exprès pour moi (auquel cas merciiii), mais c’est génial. En principe, il vous suffirait d’installer dans votre navigateur préféré (firefox) une extension qui scanne un flux RSS, et vous voilà avec un notifieur d’email (qui n’utilise pas IMAP, souvent bloqué par les proxys pro). Je dis bien en principe, car pour l’heure, le flux est un peu bogué (format incorrect) !

Pour être complet avec Net-C.com : le pack payant (premium) n’est qu’à 1 €TTC/mois (il est possible de payer 2 mois via l’appel d’un numéro surtaxé ; ça permet de tester l’offre payante sans prendre le risque de s’engager pour un an). Et à ce prix là, vous avez 20 Go de quota email, et 5 Go d’espace disque (et 2-3 autres trucs moins indispensables comme le support POP3). Bref, une belle offre.

Mais finalement, j’ai opté pour une autre solution : Web4all. Au départ, c’est un hébergeur (associatif mais néanmoins sérieux). Son offre d’hébergement n’est pas la moins chère, mais la boîte au lettres est super sexy. En effet, le webmail est un produit que j’ai utilisé 8 ans de façon professionnelle, et que je kiffe : Zimbra. Dans sa version Open Source, mais couplée avec les connecteurs de synchronisation push. Pour résumer :

Les plus Web4all :

  • cadre associatif, respect de la vie privée (Cf. présentation),
  • interface web réactive et sympa en HTML5 (perso je kife),
  • s’agissant d’un hébergeur, l’utilisateur a de base 1 Go d’espace disque comme stockage cloud, accessible par FTP. Il faut ajouter un owncloud ou un sabre.io pour transformer cet espace en stockage webdav (non SSL !!!), ou sinon en faire un site web,
  • synchronisation (push) avec le protocole « activesync » de MS (synchro des contacts et agenda facile sous android en créant un compte de type « Entreprise ») ou CardDAV/CalDAV,
  • quota email : 25 Go !!! Classe…,
  • ZimbraMail Notifier comme notificateur d’email dans Firefox,
  • super réactivité du support.

Les moins Web4all :

  • pas d’offre gratuite (finalement, ça n’est pas si mal : pas de pub, donc totale indépendance) mais possibilité de payer au mois près (test d’un mois à 1,20 €TTC),
  • l’accès au stockage se fait par FTP ou webdav port 80 (pas par SSL). Donc ne pas y mettre de données trop confidentielles (ou sinon, achetez un certificat SSL). L’accès aux emails par contre est sécurisé (https pour le webmail, IMAPs v4 rev1, SMTP avec authentification TLS ou SSL).

À noter que quand je dis 25 Go de quota et 1 Go de stockage, c’est (comme pour Net-C) pour l’offre de base. Les deux prestataires ont des offres plus élevées mais plus familiales, genre 100 Go à répartir comme on veut sur 10 comptes. Je vous laisse creuser selon vos besoins…

Pour être complet sur ce dossier « choix de l’alternative à GMail », sachez qu’il existe certainement d’autres offres peut-être aussi bien voire mieux (n’hésitez pas à commenter), mais alors elles sont bien cachées (ou ne collaient pas à mon cahier des charges). Avant d’écrire cet article, j’en ai essayé au moins 20  ! Les reproches sont toujours à peu près les mêmes : offres bridées remplies de pub et ne respectant pas la vie privée (on ne va pas quitter GMail pour prendre pire), ou trop « amateur » (petite structure pleine de bonnes intentions mais qui repose sur peu de ressources), ou éthiquement très bonnes mais trop coûteuses, ou pas chères mais quota trop petit et non évolutif, ou techniquement light (webmail « old school », pas de synchro contacts/agenda), …

Si vous êtes patient, le prochain billet vous expliquera comme migrer. Et oui. Ça n’est pas le tout d’avoir choisi son nouveau prestataire de boîte aux lettres électronique. Peut-être avez-vous envie d’y retrouver vos anciens emails, votre carnet d’adresses, vos contacts. Je donnerai aussi quelques pistes pour la synchro avec votre mobile.

download Fond musical : La Grande Sophie – La liberté

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Projet dégooglelisation phase 1, le navigateur et le moteur de recherche

DegooglelisationAyant décidé de me dégoogleliser, je vais rédiger quelques articles qui n’auront pas vocation faire du prosélytisme visant à ce que vous fassiez comme moi, mais juste vous faire un retour d’expérience, et vous donner des pistes et des astuces si vous voulez faire pareil. La première étape aujourd’hui, certainement la plus simple : arrêter d’utiliser le navigateur Chrome et le moteur de recherche Google (en tout cas, dans sa forme qui vous espionne).

Avant de commencer, je vais vous résumer ma philosophie liée à ce changement :

  • ne pas remplacer un piège par un autre. Autrement-dit, ne pas remplacer Google par Yahoo! ou Bing, ou tout autre société ayant le même modèle de développement, les mêmes cotés pervers, etc. ;
  • si possible, trouver des équivalents libres et ouverts. Ca ne sera pas toujours possible, mais privilégier ces pistes quand elles existent ;
  • avoir le moins de régression fonctionnelle possible. Quand j’ai présenté les produits et services de Google dans mon précédent article, j’ai utilisé par mal de superlatifs. En effet, on peut reconnaître une chose aux produits de Google : ils sont souvent quand même plutôt bien fichus. Ce sont des outils faciles, souvent intuitifs, puissants… Les concurrents ne sont pas toujours à niveau. Que voulez-vous, on n’a pas de liberté sans un peu de Chienlit… ;
  • enfin, payer le juste prix. Car ne nous leurrons pas, les Go, les serveurs, les réseaux, le temps de développement, ça se paye. Si on veux rester indépendant, ça veut dire pas de revenu publicitaire ou provenant de lobbies. Certaines alternatives resteront gratuites, mais pour d’autres, il faudra peut-être bourse délier.

FirefoxAlors c’est parti… Première étape : ajout/suppression de programmes, sélectionner « Google Chrome », et cliquer sur « désinstaller ». Et pour remplacer par quoi je vous prie ? Je vous propose tout simplement (sans surprise) l’excellent Mozilla Firefox. Existe sur tous les OS (Linux, Windows, MacOS, et même sur Android : Cf ce lien vers Google Play). Toutes ces versions peuvent même se synchroniser entre elles (même page de démarrage, synchronisation des favoris, etc.). Seul petit inconvénient : il y a peut-être des extensions (TweetDeck pour ma part) qui tournent sous Chrome, et dont on ne trouve pas l’équivalent sur Firefox. Pour ces cas particuliers, je vous propose ou bien Chromium (la version open source de Chrome, disponible de base dans beaucoup de distributions Linux, et qui n’intègre pas les mouchards qui nous énervent), ou Maxthon (méfiance tout de même avec ce dernier : même s’il est garanti sans mouchard par la société éditrice, son code n’est pas open source, et il s’agit d’un navigateur… chinois).

DuckDuckGoDeuxième étape : changer de moteur de recherche. Pour ce besoin aussi, il n’y a pas beaucoup de candidats, et un seul sort vraiment du lot(*) : il s’agit de DuckDuckGo (oui oui je sais, c’est plus pénible à retenir et à taper au clavier). Mais DuckDuckGo a pas mal d’avantages :

  • il ne vous espionne pas,
  • reste très puissant car il utilise le résultat de votre requête auprès de plusieurs autres moteurs (dont Google, mais sans lui révéler votre identité ;-) ),
  • personnalisable grâce aux commandes « !bang » . Pour faire simple : commencez votre requête par « !w » pour avoir le résultat de la recherche sur Wikipedia (et « !wfr » pour la version française), « !g » pour avoir la réponse de Google (idem, utilisez « !gfr » pour avoir la réponse de Google France), voire même « !kbn » pour faire une recherche sur le site de Korben (non mais le frimeur celui-là ;-) ) ;
  • et pensez à aller sur https://duckduckgo.com/settings pour éventuellement désactiver la pub, et surtout privilégier les réponses en Français (sinon, les résultats peuvent être bof bof).

Notez que DuckDuckGo peut remplacer avantageusement la recherche Google sur votre mobile Android, grâce à l’application DuckDuckGo search & stories disponibles sur le PlayStore. En ajoutant le bon widget, votre bureau qui ressemblait à ça :

Avant

ressemblera maintenant à ça :

Apres

(*) : c’est amusant, alors même que je rédigeais le présent article, j’avais déjà deux réponses sur twitter de @kinux31 et de @zerozeroced à mon article précédent, qui m’invitaient à tester les moteurs de recherche qwant.com, searx.me (qui semble basé sur du code open source), ixquick.com et startpage.com. Je sens que je vais tester tout ça et revenir avec un petit comparatif… (mais avant promis, je vous expliquerai comment j’ai quitté GMail et Hangout).

download Fond musical : Jacques Brel – Ne me quitte pas

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Projet dégooglelisation enclenché

Google-is-evil_thumbSi vous êtes un tant soit peu connecté (ce qui doit être le cas si vous lisez cette page), vous devez vous douter que Google est partout. Au départ, Google n’était qu’un moteur de recherche bien pratique, qui trouvait ce qu’on cherchait quand Yahoo ou AltaVista échouaient (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans…).

Puis, c’est devenu (je ne sais plus dans quel ordre) un excellent GPS (Google Maps), une plate-forme de vidéos (Youtube), un excellent système d’exploitation pour mobile (Android, que je kiffe depuis feu mon regretté « HTC Magic » et son Android version 1.6…), un navigateur web [de moins en moins] rapide (Chrome), ma boîte aux lettres électronique (GMail… et oui, même quand vous m’écrivez à emmanuel@desvigne.org, ça atterrit/ssait sur GMail) avec sa gestion de carnet d’adresses, d’agenda et de liste de tâches, sa suite « Office » avec Google Docs, Google Sheets, Google Slides, Google Keep, le tout stocké dans le « cloud » Google Drive, ma messagerie instantanée (Hangout), un traducteur Français < -> plein de langues (Google Translate). Sans compter les services que j’utilisais moins mais que la firme de Mountain View souhaite voir monter en puissance : Google+ (qui se veut un concurrent de facebook/twitter), Picassa (pour stocker retravailler ses photos… et qui entre en concurrence avec un autre produit de la même firme : le stockage de photos dans Google+, au point que moi-même je suis perdu dans la synchro sur mon mobile), un système d’exploitation pour PC portables « light » (ChromeOS, qui tourne sur les « Chromebook » ), un portail pour créer ses blogs gratuitement (Blogger), un portail d’actualités (Google News), un mécanisme de paiement en ligne (Google Wallet), un projet de stockage/vente de livres (Google Books), un « play store » qui stocke vos musiques, vos abonnements aux revues,… Quand je vous dis qu’ils sont partout ! Et encore, je ne suis pas exhaustif (allez voir par là).

Faut-il s’en plaindre, faut-il avoir peur ? Même s’il nous surveille de plus en plus au point de ressembler à Big Brother, Google ne cherche pas à nous « gouverner ». Il fait très peu de politique (au sens intérêt pour le pouvoir étatique). Le récent Doodle « je suis charlie » est certainement la formule politique la plus engagée que j’aie pu voir. Le reste du temps, les orientations politiques sont « light », humanistes, et font plutôt hommages aux grands noms de l’histoire, des sciences… Bref, politiquement, Google n’a pas l’apparence d’un dictateur fasciste. Néanmoins, il ne faut pas oublier quelques points importants :

  • Google, c’est près de 17 milliards de $ de chiffre d’affaire par trimestre, une trésorerie de près de 60 milliards de $, et une capitalisation boursière de 314 milliards de $ (sources), ça donne le tournis ! Car si Google ne veut pas prendre le pouvoir des états, il veut bien prendre le pouvoir des marchés. C’est un business, et quel business ! Ce qui semble gratuit pour vous lui rapporte plein d’argent (en pub, et en faisant payer les sociétés pour qu’elles soient visibles sur le net) ;
  • Google, ça commence à avoir les cotés pervers d’une secte : il est facile d’y entrer, et difficile d’en sortir. Vous allez voir dans les prochains articles que ça n’est déjà pas facile pour un simple citoyen qui cherche à ne plus utiliser ses services. Et bien ça semble encore plus compliqué pour les entreprises qui décident de ne plus payer pour être en haut des résultats des recherches sur Google (Cf cet exemple dans La Tribune, mais en furetant, vous trouverez plein d’autres exemples) ;
  • enfin, même si Google n’est pas un état, il répond aux lois étasuniennes. Les récentes révélations d’Edward Snowden démontrent ce dont on se doutait : si coté Google, seuls des robots nous espionnent uniquement pour faire du business, ce même flux d’information est aussi surveillé par le FBI et la NSA, cette fois-ci avec des cibles bien plus floues et un risque d’abus bien plus important.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé, petit à petit, à me passer des services de Google. Au point d’usiter d’un néologisme : je vais me dégoogleliser. D’autres l’ont fait avant moi : Korben, l’équipe de Framasoft, Aurélien Dumaine, Sam & Max, etc.

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Comment l’UDMF peut-il être un parti légal ?

LaiciteIl est de bon ton de se poser régulièrement les questions « Le FN est-il un parti comme les autres ? Est-il légal ? ». Le débat reste ouvert. Les arguments dans les deux sens se tiennent, tant les cadres de ce parti font tout pour être propre sur eux. Et ça marche. Il y a quelques années, il était honteux d’avouer voter FN. Or, maintenant, une partie non négligeable (et bien trop grande à mon goût) des électeurs ne s’en cachent même plus.

Par contre, là où il n’y a pas débat, c’est sur l’existence même de partis musulmans ! Bon sang, nous sommes un (des trop rares) pays laïc ! Dans le code génétique même de notre démocratie, il y a séparation du pouvoir et de l’état. La religion, c’est à la maison. Les affaires publiques n’en ont pas besoin !!!

Loin de moi l’idée d’interdire l’islamisme. Même si je suis fan d’aucune religion, toute idée à le droit de s’exprimer. Mais pas comme parti politique. Alors j’étais déjà contre l’existence du Parti Démocrate Chrétien, du Parti Républicain Chrétien, je n’accepte pas plus l’Union des Démocrates Musulmans Français. Ça, c’est dit !

download Fond musical : Jean-Michel Jarre – Révolution

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Piloter l’envoi de SMS (et plein d’autres choses) avec Hangouts (ou autre client XMPP/Jabber)

GTalkSMSVoici un outil bien pratique qui va vous permettre de piloter à distance votre téléphone Android. Vous pourrez par exemple :

  • envoyer/recevoir des SMS, lire les MMS,
  • géolocaliser votre téléphone,
  • le faire sonner (pratique quand on ne sait plus où il est),
  • prendre une photo,
  • activer/désactiver le Wifi ou le BlueTooth,
  • et plein d’autres choses…

Tout ça est possible grâce à l’application pour Android GTalkSMS (site officiel ici) qu’il vous faut installer sur votre mobile (ou sur tout autre appareil Android que vous voudrez pouvoir piloter). Et après, vous allez tout simplement « tchater » avec cette appli pour lui donner des ordres. Et c’est là qu’est l’astuce : cette application doit avoir un compte de chat à elle. Si vous n’êtes pas un geek, il y a une solution simple : ouvrez un compte Google dédié à votre appli GTalkSMS (en allant ici). Voici une petite procédure « pour les nuls »  :

  • si vous utilisez un téléphone Android, vous avez certainement déjà une adresse GMail, par exemple mon.email@gmail.com ; vous utilisez même peut-être déjà cette adresse pour tchater avec votre grand-mère/copine/extra-terrestre avec l’application Hangouts (si votre téléphone est assez récent), ou avec GTalk pour les Android version ≤ 2.4,
  • créez un second compte Google dédié à l’application GTalkSMS en allant ici ; on supposera que ce compte sera mon.tel@gmail.com,
  • sur votre PC, avec un navigateur Web (par exemple Chrome), connectez vous à GMail avec votre compte mon.email@gmail.com. Pour éviter tout problème de droit, ajoutez mon.tel@gmail.com dans votre carnet d’adresse,
  • à l’inverse, dans un autre navigateur (Firefox par exemple), connectez vous à GMail avec votre compte mon.tel@gmail.com, et ajouter mon.email@gmail.com dans votre carnet d’adresse,
  • pour être sûr que tout fonctionne, sur vos deux navigateurs, rendez-vous à l’adresse https://plus.google.com/, lancez Hangouts en cliquant sur l’icône HG-icone, et vérifiez que les deux comptes arrivent à tchater ensemble,
  • si tout est OK, sur votre téléphone, installer l’application GTalkSMS, et configurez-là ainsi :
    GTalkSMS-Settings
  • voilà… c’est fini. Si tout est OK, vous devriez recevoir le message Hangouts/GTalk suivant sur votre compte mon.email@gmail.com :
    Bienvenue dans GTalkSMS 5.0. Envoyer "?" pour afficher l'aide.
    Répondez à ce message en envoyant par exemple l’ordre suivant :
    help:all
    et vous recevrez en réponse la liste de toutes les commandes que vous pouvez envoyer. Par exemple, pour envoyer un SMS, tapez :
    sms:n°tel_destinataire:le texte de votre message
    (vous pouvez aussi remplacer le n° de tel du destinataire par son nom tel qu’il apparaît dans votre carnet d’adresses). Et à l’inverse, vous receverez un message Hangouts/GTalk quand le téléphone recevra un SMS.

Bref, GTalkSMS est bien pratique pour envoyer des SMS depuis votre PC quand vous avez oublié votre téléphone à la maison, pour le géolocaliser (il vous envoie régulièrement sa position sur Google Maps), pour le faire sonner quand on a oublié où on l’a posé, pour activer/désactiver le Wifi ou le BlueTooth, prendre des photos (avec, selon votre choix, l’appareil situé au dos ou celui situé en façade), et même pour les geeks, vous pouvez lancer des commandes shell à distance, récupérer des informations techniques, lister les applications installées…

REMARQUE : une petite remarque avant de vous laisser vous amuser. Je commence à trouver Google très envahissant dans notre vie. Petit à petit, application après application, je cherche des alternatives aux services proposés par cette société qui vampirise de plus en plus notre vie. Dans le cas présent, sachez que vous pouvez très bien tchater avec autre chose que GTalk/Hangouts avec votre appli GTalkSMS. En effet, l’application est compatible avec le protocole XMPP. Tout client Jabber convient donc. Plutôt que d’ouvrir un compte Google dédié à GTalkSMS et à vous même, vous pouvez vous ouvrir des comptes Jabber/XMPP sur le site de votre choix. Les sites proposant ce service gratuitement ne manquent pas. Cf. cette liste par exemple. J’aurais certainement l’occasion de vous reparler de ces alternatives aux services de Google… ;-)

download Fond musical : Cyndi Lauper – Don’t let me be misunderstood

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Bientôt la guerre civile ?

Excellent article — de Niels Mayrargue et Fabrice Epelboin — qui analyse très bien la situation économique et sociale actuelle, et les risques qui en découlent. À lire ici : https://medium.com/@nielsmayrargue/bientot-la-guerre-civile-en-france-89f7b639a0b3

J’aurais juste une ou deux choses à ajouter (lisez l’article avant de lire la suite, sinon vous n’allez rien comprendre). Tout d’abord, je suis d’accord : le pouvoir a quitté notre état. Mais pas uniquement pour aller vers Bruxelles. Les banquiers et les lobbies tiennent aussi pas mal de manettes… Ensuite, l’économie numérique est en train de prendre le pas sur l’économie classique, héritée de la révolution industrielle. Mais cette nouvelle économie n’est qu’un géant aux pieds d’argile. Il ne faut pas perdre de vue que toutes ces informatisations, ces remplacements de l’homme par les machines et l’intelligence artificielle ne fonctionnent qu’en consommant encore et encore plus d’énergie et de matières premières aux filons limités (terres rares par exemple). La guerre civile ne sera pas la seule guerre. On voit déjà arriver les guerres pour les mines et les puits de pétrole… et ça n’est qu’un début. Or, pour légitimiser ces autres guerres, on retrouve ces mêmes idées d’intégrismes religieux et d’extrémismes politiques. Et la boucle est bouclée.

download Fond musical : Francis Cabrel – Les cardinaux en costume

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Interrogations sur le vote électronique

Vote électroniqueVendredi dernier, j’ai reçu par la Poste un courrier m’invitant à élire mes représentants au Conseil d’Administration de la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales (CNRACL). Rien d’excitant jusque là (d’autant que, honte à moi, je ne savais même pas que ces élections existaient). Originalité du scrutin : il permet un vote à distance en version papier (avec lecture optique automatisée), ou un vote via un site web https. Je ne suis pas contre le progrès, et l’idée en soit me va bien.

Par contre, en regardant plus attentivement, je constate que contrairement à ce qui est indiqué dans les explications, un identifiant (indirectement nominatif) est présent sur mon matériel électoral, juste à coté de l’emplacement où je dois coller mon vote. A la lecture de ce document, mon cerveau paranoïaque « sécurité du système d’info » se met en route (déformation professionnelle oblige).

Qu’est-ce qui m’assure qu’aucun être humain n’a lu les courriers papier (auquel cas, il accéderait au lien « mon identité » / « identifiant électronique ») ? Comment savoir s’il n’y a pas un technicien/DBA/opérateur de sauvegarde qui peut accéder à la base de données des votes (hop, un petit export de la base SQL sur clé USB) ? Que les fichiers caches/temporaires sont bien effacés (et recouverts par des zéros), ainsi que les zones de RAM utilisés par les programmes de vote (sinon, un p’tit malin n’aurait qu’à scanner les pages mémoires ou les blocs du disque pour voir nos choix) ? Les points faibles d’un tel système ne manquent pas. Des solutions informatiques et organisationnelles existent peut-être, mais les quelques informations présentes sur le site de la CNRACL ne répondent pas à toutes mes craintes…

Résultat : un courrier recommandé (Cf ici) au directeur de la CNRACL, et un autre à la CNIL (Cf par là) pour s’avoir si la déclaration liée au système de vote était assez précise pour nous rassurer. Et en attendant plus de lumière… je ne voterai pas. Non mais ! Sinon promis, dès que j’ai des réponses à ces courriers, je les publie.

download Fond musical : Johnny Clegg and Savuka – I Call Your Name

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