Après-midi Gospel le 16 février 2014 à 15h

Flyer Diamond SoulÀ vos agendas ! Si vous aimez le Gospel, réservez dès à présent votre après-midi du dimanche 16 février 2014. En effet, le groupe Diamond Soul fera une représentation à l’église Saint Léon de Nancy à 15h (entrée libre). Les dons recueillis iront à l’Association pour le Développement de Loanga (ADL).

download Fond musical : Soweto Gospel Choir – Amazing Grace

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Google brother is watching you, everywhere you are…

On le sait : nos téléphones sont écoutés, nos emails scannés, nos comptes en banques décortiqués… Le sachant, à nous de nous protéger. Le problème, c’est quand on ne le sait pas. Saviez-vous par exemple que si vous avez un périphérique sous Android, configuré avec Gmail et la bonne option activée (ce qui peut arriver sans que vous y ayez fait attention, au détour d’une mise à jours de Google Maps par exemple), et bien Google historise tous vos déplacements ? Vous ne me croyez pas ? Alors si vous êtes dans ce cas, cliquez ici (sources). À noter que si vous n’activez pas le GPS de votre équipement, le service utilise la géolocalisation du Wifi et des bornes 3g, ce qui donne certains points relevant du grand n’importe-nawak. Mais tout de même, c’est assez effrayant… Maintenant, vous savez ;-)

download Fond musical : Eurythmics – Sexcrime : 1984

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Les trucages, OK pour Copperfield, pas pour les chanteurs !

En écoutant Sexion d’Assaut, j’ai tout de suite tilté sur la voix de celui qu’on connait maintenant sous le nom de Maître Gims. Il a une texture de voix très singulière et envoûtante. Aussi quand j’ai appris qu’il allait aussi sortir des chansons en solo, je me suis dit bingo ! Sauf que… ben non. Pourquoi ne peuvent-ils pas s’empêcher de « truquer » la voix ? Qu’ils fassent ça sur les enregistrements des brailleuses sans coffre, OK. Mais là, c’est vraiment du gâchis !!! J’avais déjà repéré le phénomène avec d’autres groupes (les « Black Eyed Peas » notamment, que j’ai déjà entendu faire des prouesses à capela, et qui sortent des singles à la voix de robot, beurk). Bref, à messieurs les ingénieurs du sons, arrangeurs et autres DJ, de grâce, utilisez la synthèse vocale de Siri pour vous amuser, mais ne robotisez pas ces chanteurs qu’on aime.

download Fond musical : Maitre Gims – Zombie

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Baudelaire

Sérieux, ceux qui me connaissent savent mon aversion pour Charles Baudelaire. Un psy vous dirait que c’est probablement dû au fait qu’il s’agisse d’une des deux œuvres complètes que j’ai proposées au bac, sous la coercition d’une prof de Français qui, à elle seule, était emblématique de ces enseignants qui se sont trompés de vocation et qui, crime suprême, persistent dans leur erreur. Or, aux hasards des tweets, une certaine Glória (@essemali) m’a fait découvrir ce poème (Le Spleen de Paris, XXXIII) qui, ma fois, devrait me faire quitter le monde des imbéciles (puis qu’il parait qu’il n’y a qu’eux qui ne changent pas d’avis). Bref, j’ai bien aimé ce texte :

Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise » .

download Fond musical : Ennio Morricone – Le vent, le cri : BO « Le Professionnel »

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Qui a les clés ?

Voilà une réflexion qui m’a été inspirée par une amie twitos (@Audrey_mlleL), à qui je disais qu’à mon avis, personne (sous-entendu aucun mouvement politique) ne semblait avoir les clés pour nous sortir du marasme actuel. Le constat est simple : depuis le début de l’actuelle crise, nous avons eu respectivement un gouvernement de droite (décomplexée), puis de « gauche » (je mets des guillemets à gauche, pas sûr que l’actuel PS soit bien à gauche mais bon, c’est un autre débat), et rien ne change. Les alternatives ? Un rassemblement qui semble pointer du nez au centre… mais pas sûr qu’une politique, certes pleine de bon sens, mais qui plagie les deux déjà testées soit plus efficace. Nous avons aussi les verts, qui n’arrivent même pas à s’entendre entre eux. Et enfin, les extrêmes. Concernant ces derniers, je vais prendre le temps d’en dire deux mots.

À ma droite, les fachos. Message à tous ceux qui seraient tentés de voter pour eux (soit par idéologie, soit par ras-le-bol) : lisez bien le programme économique du FN. Pensez-vous vraiment que ça va nous faire sortir de la crise ? J’attends votre démonstration, mais d’emblée, je préfère vous dire que je ne suis pas convaincu (loin s’en faut). À ma gauche : un parti qui plait déjà mieux à mon cœur, mais qui souffre de deux handicapes. Tout d’abord, son programme économique fait l’hypothèse que la France est assez forte pour renégocier les accords monétaires européens. Certes, la clé est là, mais c’est une vision utopiste (j’y reviendrai). Deuxième raison : je ne suis pas communiste. Je ne pense pas que le bien-être individuel puisse être la conséquence du bien-être collectif, et que tout bien doit être partagé.

Alors, que reste-t-il ? Bennn… Une révolution ? D’aucuns semblent penser que ça pourrait arriver (Cf. cet intéressant article de @Authueil).

En fait, la bonne question à se poser est « pourquoi les partis traditionnels sont-ils incapables de changer quoi que ce soit ? ». Et la réponse est simple : pour agir (quelle que soit l’action), il faut des sous. Et de l’argent, il n’y en a plus dans les caisses. Rien de nouveau me direz-vous. Sauf qu’avant, l’état avait un levier de secours : la dévaluation (il y avait aussi l’entrée en guerre, mais c’est moins drôle). Or, pour dévaluer, il faut être maître de sa monnaie, ce qui n’est plus le cas depuis que nous avons donné nos machines à billets à la banque centrale européenne. Pire : non seulement nous ne pouvons plus dévaluer, mais en plus, nous devons payer notre argent à prix d’or ! Je m’explique.

Lorsque la France a besoin d’emprunter, la logique voudrait qu’elle aille voir en premier lieu sa propre banque (cette fameuse banque centrale). Or, nos règles institutionnelles l’interdisent ! Les règles du jeu nous obligent à passer par l’intermédiaire de banques privées qui, elles, empruntent à moindre coût à la banque centrale, et nous prêtent avec des intérêts bien plus élevés. Notez que la hauteur de ces intérêts est fonction de notes attribuées par des agences qui « évaluent » la crédibilité des pays à pouvoir rembourser (c’est le fameux triple A que nous avons perdu). Et justement, quel crédit pouvons-nous accorder à ces agences de notation… quand on sait que ce sont elles qui avaient noté AAA les subrimes pourries qui nous ont valu la crise du même nom en 2008 ? Quant aux banques ruinées en 2008, et qu’il a fallu renflouer au plus vite (parce qu’elles seraient indispensables si on ne veut pas que le « système s’écroule »), ce sont les mêmes qui nous prêtent aujourd’hui notre argent à prix fort. Ce sont aussi ces mêmes banques qui nous disent quoi faire, ou mieux encore, qui mettent leurs employés à la tête de nos états (Lucas Papademos en Grèce, Mario Monti en Italie), ou à la tête de la banque centrale européenne (Mario Draghi). À noter que les 3 noms que je viens de citer sont d’ex employés de la banque Goldman Sachs, celle-là même qui « fabriquait » (toujours impunément à l’heure acteulle) des « produits financiers » bien opaques avec des bons morceaux de subprimes dedans.

Ces banques (et les êtres humains qui les possèdent) ont devant elles des milliards d’euros, et des pions bien placés aux manettes de nos institutions. Leurs magouilles, bien que dévoilées au grand jour, bien que nous enfonçant dans la mouise, restent à ce jour impunies. Alors oui, l’homme, ou même l’institution politique qui voudra renverser ce système devra en avoir une belle paire pour atteindre son objectif. En tout cas, ce ne sont pas de simples élections, voire quelques centaines de milliers de manifestants dans les rues qui vont changer grand chose.

download Fond musical : Grand Corps Malade – Mental

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Plus c’est long, plus c’est bon ?

Vous vous êtes déjà amusé à faire un roman en six mots sur sixmots.com, et que vous avez atteint les limites du concept ? Peut-être êtes vous frustré par la limite des 140 caractères de twitter ou des 160 caractères de vos textos ? Et bien voilà un site où sont publiées des nouvelles pouvant atteindre les… 20 lignes.

En effet, sur le site wordpress « cenestpaslataillequicompte » (http://cenestpaslataillequicompte.wordpress.com/), intelligement sous-titré « textes courts, idées longues« , vous pouvez lire (voire poster vous-même) des textes ayant une taille maximum de 20 lignes. Le site est modéré pour éviter les abus, mais la mise en ligne reste rapide : de 24 à 72 heures.

Vous pouvez rédiger un texte libre, mais il existe aussi un challenge avec un thème imposé. Celui-ci vous est donné en début de semaine, et vous avez jusqu’à samedi midi pour proposer votre prose, si vous voulez qu’elle paraisse avant le dimanche entre 19h et 20h. Rien de commercial, juste pour le plaisir. Ma seule frustration ? Ne pas en savoir plus sur celui ou celle qui a eu l’idée de ce site. Mais le résultat est là, on trouve de jolies petites pépites…

Edit du 05/10/2013 : le site est en cours de déménagement. Dorénavant, il semble avoir son propre nom de domaine : http://www.textescourts.fr

download Fond musical : Sea and Field – Les livres

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Le Nancy Bike Tag

Découvert vendredi dernier grâce à Vincent Bellais, voici un concept de jeu sympa qui arrive à Nancy : le NCY Bike Tag. Pour jouer, il vous faut : un vélo, un appareil photo numérique (ou smartphone, ou appareil photo argentique avec un scanner, ou… enfin bref débrouillez-vous), et une connexion internet (ou des pigeons voyageurs si vous n’êtes pas pressés ;-) ). Après, le principe est assez simple, il est basé sur un concept de chaîne (de vélos ;-) ) : il vous faut reconnaître le lieu où le dernier joueur a pris en photo son vélo. Vous y allez, vous prenez votre propre vélo en photo. Puis, vous roulez (moins de 20 minutes, mais il faut faire plus de 2 Km), et vous prenez à nouveau votre vélo en photo. Vous postez le tout sur le site de

      pignonfixe.com

NCY_Bike_TAG_2013Après, aux autres joueurs de reconnaître le nouveau lieu où vous avez amené votre bicyclette, et à faire de même… Evidemment, il vous faut choisir des endroits assez identifiables (je pense que la cave de l’immeuble de votre grand-mère, ça ne doit pas le faire ;-) ).

Le jeu se termine le 31/09/2013 12h00. Celui qui aura eu le plus de tag (reconnu le plus de lieu => posté le plus d’étapes) sera le gagnant. Le tout se déroule dans une ambiance bon enfant, et est une jolie façon de vous faire découvrir/redécouvrir votre ville… à vélo (et ainsi de rappeler à tous que la voiture ne devrait pas être reine des moyens de se déplacer).

Aller, je vous laisse, je crois bien avoir reconnu l’endroit où a été posté la dernière photo… je vais profiter d’un (rare ces temps-ci) moment d’éclaircie pour donner un petit coup de pédale :-)

download Fond musical : Robert Palmer – Johnny and Mary

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Trucs et astuces du Star s9380 (double coeur MTK6577 sous Android 4.1.1)

Après plus de trois années de bons et loyaux services de mon HTC Legend, qui a plutôt bien vieilli grâces aux mises à jours CyanogenMod, j’ai décidé d’opter pour un smartphone plus véloce, ayant un écran plus grand. StarS9380J’ai longtemps hésité entre un écran 4,3 pouce et un 4,7 (en dessous de 4, je pense que c’est trop petit, au delà de 5, trop grand), et j’ai finalement opté pour un téléphone chinois : le Star s9380, équipé d’un CPU double coeur MTK6577 1 GHz, d’un Go de RAM, d’un écran OLED 4,7 pouces d’une résolution –certes, pas HQ mais néanmoins confortable– de 480×854.

Avant de commander, j’ai cherché un peu sur tous les forii pour avoir plus de détails sur la bête (RAM, disque disponible, fréquence réelle du CPU, batterie, GPS, autonomie, etc.). Et c’est très difficile : en effet, ce téléphone se veut être un clone (en apparence seulement) du Galaxy S3. Je dis en apparence parce qu’effectivement, les composants sont techniquement en dessous de ceux du vrai S3, et –ça n’est pas un détail anodin–, il a quelques différences physiques avec le smartphone de chez Samsung. Pour autant, ça n’est pas une arnaque : les sites chinois ne vous vendent pas un S3, il n’y a pas écrit « Samsung » dessus (mais « Android » ), et les caractéristiques principales sont bien affichées.

La première difficulté pour savoir ce qu’il y a dans la bête est que des clones de S3, il y en a moult. J’ai opté pour celui qui est vendu sous l’appellation « Star s9380 », mais il s’appelle ailleurs « Star s9300+ » (en effet, le modèle de génération précédente s’appelait « s9300 » et n’avait que 512 Mo de RAM, le « + » indiquant la version 1 Go). Ensuite, il y a d’autres téléphones qui lui ressemblent comme deux gouttes d’eau (voire qui sont peut-être les même, à vérifier) : on voit sur les sites d’export chinois le « Kingelon s9380 », le « HDC s9380 », etc. Tous ces téléphones sont identiques à plus de 95%. La différence peut tenir de la capacité de la batterie, du nombre de batteries, voire — à vérifier– du modèle de caméra frontale ou appareil photo dorsal.

En ce qui me concerne, voici donc les caractéristiques du smartphone que j’ai reçu :

  • coté CPU : double coeur MTK6577 tournant à 1 GHz. C’est certainement une limitation logicielle. Les petits malins pourront l’overclocker à 1,4 GHz, mais vu mon utilisation, ça n’est vraiment pas utile : ce téléphone ne souffre d’aucune lenteur et est très réactif (au contraire, pour économiser la batterie, j’ai même changé les caractéristiques de l’ordonnanceur pour n’utiliser qu’un seul coeur la plupart du temps, et encore, il ne tourne à fond que lorsque c’est nécessaire… et ça suffit) ;
  • écran : OLED lumineux de 4,7 pouces « WVGA854 large S » d’une résolution 480×854 et d’une densité de 240×240 dpi ;
  • RAM : sans surprise, 1 Go ;
  • disque : heuuuu…. entendons-nous sur ce qu’on appelle « disque ». En réalité, ces téléphones sont équipés d’une mémoire flash NVRAM appelée « EMMC », découpée en « régions ». Une de ces régions contient le booloader, une autre contient la partition système, une autre contient le « recovery » (le programme un peu spécial qui se lance en démarrant le téléphone tout en maintenant la touche « Volume + » enfoncée), … Bref, la partie réservée à l’utilisateur se compose : d’une partition d’un Go pour installer vos programmes, et d’une partition d’un Go qui sert à stocker vos VDO, vos MP3, vos données, etc. L’ensemble de ces deux partitions fait bien 2 Go, comme indiqué sur les publicités. Remarque : si on met une carte µSD pour stocker ses VDO, MP3, etc. , on a alors l’impression de « perdre » ce Go de mémoire interne. On préférerait avoir une partition « données » toute petite, et réserver les 2 Go pour stocker nos programmes. De base, ça n’est pas possible de changer ces tailles de partition. Mais… des solutions existent ;-) (Cf partie technique) ;
  • coté téléphonie : comme beaucoup de téléphones chinois, le s9380 est double SIM. Utile par exemple pour mettre sa SIM perso d’un coté, et la SIM du boulot dans l’autre. À noter que seul un emplacement permet une connexion data « 3G », l’autre étant limitée à une connexion « GPRS/Edge ». La plupart des menus systèmes sont modifiés pour savoir à quelle puce SIM s’applique telle ou telle option. De même, pour appeler, on choisit avec quelle carte SIM l’appel doit être effectué. Ma principale crainte venait surtout des bandes de fréquences supportées par le téléphone. Coté voix, aucun problème : c’est un quadri-bande (GSM sur la bande du 800 MHz, 850 MHz, 900 MHz, et 1800 MHz). Par contre, pour l’UMTS (appelé ailleurs 3G+), le téléphone ne supporte que les bandes : 800 MHZ, 850 MHz, 1900 MHz, et 2000 MHz. Or, la France autorise l’utilisation de la bande des 900 MHz, non supportée sur ce téléphone. Ma crainte venait du fait que je suis chez freemobile, et qu’une bonne partie de la licence 3G de cet opérateur se trouve sur cette plage des 900 MHz (plus de détails ici : liste des fréquences UMTS). Dans le pire des cas, dans les secteurs où freemobile ne posséderait qu’une antenne limitée en 3G à la bande des 900 MHz, je ne pourrais avoir que du Edge (en roaming avec Orange). En pratique : j’ai ce téléphone depuis plus d’un mois, j’ai voyagé tout autour de Nancy, et je ne me suis jamais retrouvé dans cette situation. Peut-être parce que freemobile a toujours des antennes 3G en 900 MHz et 1900 MHz, ou bien parce que l’accord d’itinérance avec Orange se passe bien, de façon à ce que si je ne peux pas avoir la 3G avec freemobile, je l’ai avec Orange. Quoi qu’il en soit, en pratique, ça fonctionne très bien. A noter que le niveau de réception est très bon (comparé à mon ancien HTC Legend) ;
  • coté connecteurs : à l’extérieur, un connecteur micro USB et une prise femelle jack 3,5″ pour le kit main libre/écouteurs (petit point noir : cette prise 3,5″ est placée en haut du téléphone sur une surface inclinée, vous obligeant à utiliser des écouteurs ayant une fiche dont le plastic externe n’est pas trop épais). À l’intérieur, deux connecteurs de carte SIM standards, et un connecteur micro SD ;
  • les options internes : capteur de gravité/accéléromètre, capteur de proximité, récepteur radio FM, GPS (c’est le point noir : chez moi, il ne marche pas ; je ne sais pas si c’est le résultat de mes bidouilles logicielles, ou si c’est un problème physique dû à un équipement défectueux), BlueTooth v3, Wifi 802.11 (à priori B/G), toutes ces options étant gérées par une puce mt6628. Pour ce qui est de mon téléphone (possibilité que cette information varie d’un modèle à l’autre), il possède une caméra frontale « gc0329_yuv » 640×480, et d’un appareil photo 8 Méga pixel « mt9p07mipi_raw » 3264×2448, accompagné d’une LED faisant office de flash. N’attendez pas faire de « la » photographie, mais c’est tout à fait acceptable pour faire des photos d’ambiance ;
  • système d’exploitation : livré de base (et je n’ai pas encore trouvé mieux) sous Android Jeally Bean 4.1.1 (noyau : 3.4.0, build : e1901_v77_jbl1_20130123, version de bande de base : MAUI.11AMD.W12.22.SP.V15.P2, 2012/12/20 14:10) ;
  • coté logiciels : c’est de l’Android brut de fonderie, rien de plus. Juste un ou deux logiciels dédiés à nos amis chinois (logiciels que je vous invite à enlever car inutiles en France), et le FlashPlayer ;
  • batterie : officiellement, c’est un modèle de 2500 mA/h (c’est ce qui est écrit dessus). Certains sites de vente n’annoncent qu’une batterie à 2100 mA/h ou 2000 mA/h, ce qui est certainement plus près de la réalité. Initialement, l’autonomie n’est pas terrible (tout juste une journée de pleine utilisation). Mais ce téléphone souffre d’un bug (le CPU ne passe jamais en mode « sleep », même quand l’écran est éteint). Heureusement, ça se corrige ;-) De plus, comme déjà indiqué, on peut changer la politique d’ordonnancement (faire dormir un des deux coeurs et ne pas faire tourner l’autre à fond quand il n’y a pas besoin). Ces deux bidouilles augmentent sensiblement l’autonomie de la bête (mais j’ai tout de même pris l’habitude de le mettre en charge toutes les nuits) ;
  • livré dans le carton (attention : peu varier d’un distributeur à l’autre, certains mettant ces options normalement gratuites en option payante) : le téléphone (oui oui ;-) ) –qui existe en blanc et en « bleu profond »–, un cordon µUSB et le chargeur (prise européenne), un kit main libre filaire, un manuel succin en Anglais, deux batteries (ça c’est sympa), et deux capots (sympa aussi). J’entends par « capot » la coque du dessous du téléphone, ce fond en plastique qu’il faut ôter pour accéder à la batterie. Un de ces capots est « normal », l’autre étant intrinsèquement équipé d’un rabat qui vient recouvrir l’écran pour le protéger (comme sur la photo ci-dessus). De base, l’écran du téléphone est protégé par un film protecteur.

Bref, pour conclure : ce téléphone souffre de quelques inconvénients mineurs comme  :

  • il n’y a pas de LED pour indiquer si on a des messages (je crois que c’est aussi le cas sur les Samsung Galaxy S3),
  • les différences physiques avec le S3 (comme le fait que le téléphone n’a pas exactement la même taille que le vrai S3 –il fait quelques millimètres de plus en hauteur–, les boutons de volume sont à droite et pas à gauche, …) font que les coques (silicone ou autres) prévues pour le S3 ne sont pas adaptées pour ce modèle (il faudra se tourner vers les housses universelles, je n’ai pas encore trouvé chaussure à mon pied de ce coté),
  • GPS qui ne marche pas (mais ça, c’est certainement propre à mon téléphone, soit à cause d’un défaut de série, ou à cause de mes bidouilles).

Mais à l’inverse, sans être un vrai S3, ses caractéristiques techniques (1 Go de RAM, double SIM, bonne réception, véloce, bon écran) sont excellentes vu son prix (120€ frais de port inclus). À ce prix là… il serait vraiment dommage de s’en priver, c’est un excellent choix.

Pour les personnes qui possèdent ce téléphone, je vous ai préparé une page qui contient toutes les bidouilles techniques pour rooter votre téléphone, l’améliorer, voire le réparer si vous croyez l’avoir définitivement briqué (rassurez-vous, il semble impossible à briquer ;-) ) : c’est par là que ça se passe.

download Fond musical : Kenji Kawai – Little thoughts : Bo du film « Ip Man »

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Futilités du weekend

Un billet totalement inutile s’il en est, juste pour vous parler du weekend. Tout d’abord, une idée culinaire pour amuser les loulous. Des spaghettis, des knacks… et voilà le travail :

 
Avant   Après

Des nouvelles de la météo ensuite. Ce matin, après une nuit de bonne pluie verglaçante, on avait le droit à 5 mm de glace sur la voiture, et une belle patinoire devant chez nous. Après deux heures de sport (et un peu d’aide de notre ami « chlorure de sodium »), tout est prêt pour aller bosser demain (sauf si le seigneur météo remet ça la nuit prochaine)…

Avant
 
Après

Edit/mise à jour 23h50 : et bien… tout ça n’aura servi à rien, c’est madame la neige qui aura le dernier mot :

download Fond musical : Gloria Estefan – Montuno

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Du devenir de la presse…

« Je m’appelle Paul Kerjean. Profession : grand reporter. Un titre pompeux que l’on nous donne parce que nous sommes là où le monde bouge, là où les hommes se battent, et meurent. Ce soir, je suis un rescapé de la plus impitoyable des guerres, la guerre économique, où les généraux sont en costume rayé de bonne coupe, et leur arme, un attaché-case de bon goût. [...]« . Ce texte est l’introduction de l’article écrit in fine par le héros du film 1000 milliards de dollars. Et si vous voulez une confession : très longtemps, j’y ai cru.

J’ai eu fois en cette presse libre, indépendante. Celle qui a permis aux « 343 salopes » de diffuser leur manifeste, qui a certainement joué un rôle capital dans la légalisation de l’avortement. Celle qui publiait le « Combat pour la libération de la femme », faisant ainsi connaître au public le MLF. Elle existait aussi dans d’autres pays démocratiques. Le « Watergate » ne serait resté qu’un nom d’immeuble sans autre connotation, et le petit cafouillage d’un cambriolage qui avait mal tourné au sein des locaux du parti démocratique ne serait resté qu’au rang de fait divers sans le travail fait par les journalistes du Washington Post.

Désolé pour ces exemples, qui datent tous des années 70 (que voulez-vous, on est tous le fruit de son enfance, je parle donc des faits qui m’ont marqués tout petit). Pour autant, qu’en est-il aujourd’hui ? Cette presse héroïque existe-t-elle encore ? Le Nouvel Obs, qui publiait les 343 salopes au siècle dernier, laisse maintenant entrer dans les pages des publicités contre l’avortement. L’Idiot international a disparu de nos kiosques. Quant au Washington Post, même Wikipedia ne relate plus d’article sulfureux depuis la publication des papiers du Pentagone et l’affaire du Watergate. Aussi, je vous pose la question : quel journal aujourd’hui aurait l’aura de L’Aurore ? Où Zola devrait-il publier son J’accuse pour être entendu  ?

À ce jour, le président de France Télévision est toujours nommé par le Chef de l’État. Le JT des chaînes privées (avec leur format prédéfini, toujours le même quelle que soit l’actu) est guère plus indépendant, pas plus que la presse écrite. Ces médias sont possédés par une poignée de groupes (Lagardère, Bouygues, Dassault, Hersant…), dont le lobbying auprès de l’état et des finances ne fait pas de doute. Et quand on voit que la figure emblématique du menteur et du profiteur des années 80 rachète La Provence… CQFD.

Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’il n’y a pas besoin de faire appel à la théorie du complot pour expliquer le déclin de ce droit fondamental de la liberté de la presse. Comme l’explique si bien Noam Chomsky, les journalistes s’auto-censurent, la plupart du temps de façon inconsciente. Ceux qui sont recrutés sont toujours ceux qui « rentrent dans le moule ». Et il faut vendre du papier, mais plus encore, il faut vendre de la pub. Alors, la plupart des journaux n’enquêtent plus. Ils n’ont d’ailleurs plus les moyens pour ça. Les grands reporters sont remplacés par des pigistes. Ils ne sont plus payés que pour remettre en forme les dépêches des agences de presse. Et leur seul travail d’investigation se limite à courir faire des interviews sur des sujets sensationnalistes : un violeur récidiviste par ici, un vol de bébé par là, grande enquête sur les fraudeurs aux avantages sociaux et une autre sur la délinquance dans les « quartiers »… c’est simple, ça fait peur donc ça fait vendre, ça joue sur l’émotionnel, très bon catalyseur de la mémoire, ce qui est bon pour la pub. Sans compter que ce sont toujours de bons sujets porteurs de débats stériles pour nos politiques qui, pendant qu’ils parlent de ça, ne traitent pas les sujets de fond.

Quel est alors l’avenir de notre liberté d’expression ? Il passe peut-être par l’existence de quelques médias encore indépendants (Mediapart ?), et peut-être aussi par nous. Par notre volontée affichée de ne pas gober tout cru cette pensée unique qui coule des médias « modernes », mais aussi par nos blogs, nos propres enquêtes, nos propres sujets sur les « médias sociaux », nos tweets…

download Fond musical : Damien Saez – Les anarchitectures

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