Aujourd’hui, j’applique la politique de la chaise vide

Petit rappel rapide sur la situation électorale de ma régions (ACAL ?) : au premier tour des régionales, moins de 50% de votants, et parmi les 48% qui se sont déplacés, plus d’un tiers (36%) ont voté FN, 26% pour l’union de la droite autour des républicains, et 16% pour l’union de la gauche autour du PS (les autres partis faisant moins de 10%). Après ça, si vraiment l’épouvantail FN était si dangereux que ça, le PS aurait dû « passer » (comme on dit au poker), et peut-être que j’aurais écouté les pourfendeurs du « front républicain », et que je serais allé voter à droite pour barrer les extrémistes, comme je l’ai fait (un peu la mort dans l’âme) en 2002 (même si je n’ai pas eu à le regretter pour ce qui est de la politique internationale).

Et bien pourtant… non ! Jean-Pierre Masseret (honte à lui) se sent tellement indispensable à la région (qui n’a, rappelons-le, que très peu de pouvoir) ne se désistera pas ! Son ego est tellement surdimensionné qu’il pense que la politique des républicains — pourtant identique à celle du PS si j’en crois les actions de notre président normal — pourrait ruiner la région. Et ce, malgré une consigne contraire de son parti, et malgré le désistement de 71 de ses 189 colistiers.

Encore une fois, les électeurs sont pris pour des pantins qui ne sont pas écoutés, et il est plus que clair que les intérêts individuels dépassent (et de loin) les intérêts du bien collectif. Dès lors, quand on est pris pour un con, normal qu’on réagisse en conséquence. J’ai longtemps décrié les gens qui n’allaient pas voter, arguant qu’il fallait respecter la démocratie, défendre nos droits, et bla bla bla… Mais force est de constater que nous ne sommes plus en démocratie !

Le référendum de 2005 ? Taillé en pointe. Les dernières présidentielles ? On met en place un candidat normal du PS, qui applique une politique peut-être plus libérale que son prédécesseur. Les présentes élections régionales : je ne reviendrai pas dessus. Devant se déni de l’opinion du peuple, il ne faut pas s’étonner que celui-ci baisse les bras, et ne s’exprime plus par les urnes.

Pour ma part, aller voter, ça serait cautionner ce système dont je ne veux plus. Aussi, pour la première fois, je n’irai sciemment, fièrement… pas voter. Ca sera aujourd’hui la plus belle contribution que je pourrai faire à la démocratie.

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