Avant toute chose, je vous le dis tout de go : j’assume. Donc, pas la peine d’essayer de me mettre en boîte avec ça : j’ai certainement un coté midinette. Ça, c’est dit
Comment vous résumer ce livre… Vous parler de l’histoire ? Oh, quelques lignes suffiraient… On dit souvent qu’on est la conséquence de notre enfance, de notre jeunesse. Alors voilà quatre âmes perdues, abimées, torturées… Quatre êtres sur la brèche, qui surfent sur la ligne ondulée qui sépare le ying et le yang. Un cliché de ce qu’on trouve à tout coin de rue. Une artiste anorexique, un cuistot qui se tue dans le boulot et la routine pour ne pas regarder autour de lui, un aristo qui aurait simplement aimé qu’on l’oublie et qu’on le laisse vivre, une vieille touchée par Alzheimer mais oubliée par le plan qui porte son nom… Une main charitable par ici, une petite étincelle par là les empêchent de sombrer totalement. Le hasard va les rassembler dans un vaste et poussiéreux appartement haussmannien qui ne leur appartient pas. Et on comprend vite que chacun sera la béquille de l’autre. La fin, elle se devine.
Quoi ! Pas de suspense, ou si peu ? Mais alors, qu’est-ce qui fait que ce bouquin, une fois qu’on l’a dans les mains, on ne peut plus le lâcher, au risque d’avoir une tête de zombie en arrivant au taf le lendemain ? Avant tout, il y a le style. Bon sang ! Ce roman est le troisième d’Anna Gavalda, écrit après le fabuleux je l’aimais. Et à nouveau, il faut avouer que l’auteur a un sacré coup de patte. Encore plus acéré que dans le précédent roman je crois. Mais ça n’est pas tout. De belles lettres ne suffisent pas à elles seules à rendre quelques bouts de vie intéressants. Il y a… ces personnages ! Haut en couleur. Écorchés vifs oui… mais vivant. Oh, ils ne le savent peut-être pas encore. Il leur manque peut-être à éclore, mais quels caractères. Quelles âmes. Quelles relations. Je me suis permis (c’est assez rare) de vous raconter l’histoire, mais pour ce qui est de cette magie envoutante qui émane de ces protagonistes, des détails des chemins qu’ils parcourent, de leurs rencontres… Ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus. Achetez le livre ! Personnellement, je pars acheter les suivants.
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Promis juré, j’avais commencé ce livre avant d’avoir vu (ou même lu) Millenium. Je ne suis donc pas tombé sous le coup d’une hypothétique mode visant à promouvoir une culture nordique (norvégienne en l’occurrence). Et pourtant… Ça pourrait être le rôle de ce livre (nous montrer qu’il existe d’autres pays que la France et autres pays latins ou anglo-saxons qui savent produire de belles oeuvres).
Avant toute chose, sachez que ce roman est le primer livre de l’auteur (qui exerce le métier de juge d’instruction par ailleurs). Et je ne dis pas ça pour lui chercher une excuse… bien au contraire. Je serais presque plutôt tenté de crier au génie.
Ça fait quelques temps que j’ai terminé ce
Mais non, pas la mienne ! Celle de Pénélope Bagieu. Quoi, vous ne connaissez pas Pénélope Bagieu ? Là, vous exagérez, je vous en ai
Voilà bien un livre que j’ai pris par défaut, parce que je ne trouvais rien d’autre à l’époque où je l’ai acheté, et qui se révèle être un excellent choix.











