Je dialogue tous les jours avec des « geeks du net », ou avec des gens qui sont pour le moins des utilisateurs avancés de l’informatique et des technologies liées à l’informatique, à internet, aux réseaux sociaux, etc. Je leur demande leur identifiant twitter, l’adresse de leur profil facebook/netlog/myspace ou tout autre réseau social, l’URL du feed RSS de leur site, s’ils préfèrent bloguer sous wordpress ou dotclear, etc. Et c’est tout naturellement qu’ils me répondent. À force, j’aurais tendance à [tord de] penser que tout le monde maîtrise ces modes de communication.

Or, toi même, chèr(e) lecteur(ice), peut-être n’as-tu rien compris à ce dont je viens de parler. Pourtant, tu as Internet depuis l’époque des modems RTC (ceux qui faisaient un bruit de FAX pendant la connexion, et qui empêchaient votre grand-mère de vous joindre parce que ça sonnait toujours occupé), tu envoies des emails régulièrement, et tu surfes via google sur tout le web (la preuve, tu arrives à lire les présentes lignes).

Aussi, l’expression « fracture numérique » désigne souvent la frontière entre les gens qui ont le haut-débit (ADSL, câble, satellite, bientôt WiMax) et ceux qui ne l’ont pas. Mais avoir un accès à Internet signifie-t-il qu’on sait utiliser Internet et en tirer profit au maximum ? Comme dans bien des domaines dans la vraie vie (justice, accès aux soins, etc.), n’existe-t-il pas un Internet à deux vitesses, indépendamment du débit des modems ? Et dans ce cas, est-ce un handicap de ne pas être un geek du net ?

download Fond musical : Christophe Mae – L’art et la manière

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Avez-vous déjà remarqué comment nous nous étonnons de ce qui est rare, exceptionnel ? Alors qu’en réalité, notre quotidien est rempli de choses toutes aussi exceptionnelles, à coté desquelles nous passons sans nous arrêter.

Vous traversez tous les jours devant une église, mais avez-vous déjà seulement levé la tête pour admirer ses gargouilles ? Votre pied bute contre un petit monticule de béton, et vous baragouinez parce que vous avez failli tomber. Or, avez-vous remarqué que cette déformation de la chaussée était due à une plante, dont la volonté de puissance, la vie qui l’anime, était assez forte pour l’aider à pousser, malgré l’adversité de l’environnement sablonneux et privé de lumière qui était le sien sous ces 3 cm d’asphalte ? La nature, les réalisations de l’être humain, les animaux, les objets du quotidien sont autant d’occasions de s’étonner, de s’émouvoir, de se questionner, de rire… et la plupart du temps, nous ne les remarquons même pas, tant ils sont banals.

Aussi, pour essayer de casser cette routine, pour ouvrir les esprits, je viens d’ouvrir un blog particulier, dont l’objectif est de publier une photo par jour (et pas plus ni moins) pendant un an. Oh, n’attendez pas de miracles picturaux : je n’ai ni le talent ni le matériel pour poster des œuvres d’art. Ces tas de pixels seront postés parfois nus, ou parfois accompagnés d’un commentaire, d’une réflexion, d’un développement. Je vous propose d’y trouver pèle-mêle des photos de bonne qualité comme celles que je prendrai avec mon futur réflexe numérique que je souhaite m’acheter, ou de simples clichés pris avec le capteur bas de gamme de mon téléphone mobile. Les sujets que je partagerai avec vous seront variés : moi, mes proches, les objets qui m’entourent, une rencontre, des révélations (beaucoup j’espère), vous peut-être, qui sait ?

Assez de blabla, un peu de technique maintenant. Avant tout, l’URL de ce blog :

    http://1photoparjour.wordpress.com/ (et pour les plus organisés, flux RSS ici).

J’ai pas mal cogité pour monter ce site. J’ai hésité à utiliser des sites comme flickr de yahoo ou picasaweb de google. Mais ces sites dans leur version gratuite ont trop de limites (200 photos seulement pour flickr – ce qui ne permet pas de tenir un an à raison d’une photo par jour –, ou 200 Mo pour google – pas assez de place non plus –, les autres solutions étant souvent lentes et bardées de pub). Les sites de blogs classiques ne permettent pas de poster des images haute résolution. Restait à opter pour une solution payante : mais est-ce une bonne solution quand on ne connait pas la pérennité du projet ? J’ai donc piqué l’idée de Catherine, qui utilise wordpress.com (3 Go de stockage, possibilité de poster classiquement ou par envoi d’email, un feed RSS, possibilité de commenter, de modérer, etc.) pour poster elle aussi une planche par jour (enfin, quand elle peut hein ;-) ). N’hésitez-pas à me suivre, à commenter mes clichés, ou mieux encore, à faire pareil (avec des photos comme moi, avec des caricatures comme Catherine, des poésies, des slogans, des chansons, etc.).

download Fond musical : MikeOldfield – Tubular Bells II, partie 1 (Sentinel)

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Excellente idée de Vincent hier soir : se retrouver entre « blog-potes » autour d’un verre au Jean Lam’ [ndr : pour les non nancéiens, c'est un bar de la place Stan]. On y a retrouvé Danièle Noël, Raphaël Vuitton, Maxime Pisano, Catherine Créhange, Fréderic Cuignet, Aurélie Bouquet, Célinextenso, et Mélanie. Je n’avais pas particulièrement prévu d’y aller pour jouer les grandes oreilles avec l’intention d’écrire un article, mais juste pour passer une bonne soirée entre amis (et ce fût le cas). Pour autant, je n’arrive pas à garder pour moi les réflexions que je me suis faites suite à cette rencontre.

En effet, dans ces soirées, difficile de ne pas parler politique (ce qui n’est pas pour me déplaire évidemment), d’autant que certains convives sont des sympathisants PS ou Modem, voire même sont candidats aux prochaines régionales. Et dans ce cas, j’ai une sale manie (je l’avoue), qui consiste à sonder la profondeur de l’engagement des dits sympathisants.

Pourquoi cette sale manie ? Moult raisons. Déjà parce qu’avouons-le, je ne sais pas si j’aurais le charisme, le talent, ou tout simplement la motivation pour être porte-drapeaux. À l’instar de Nietzsche, il me déplait de suivre autant que d’être suivit. Mes convictions sont miennes, et n’étant pas sûr d’avoir raison, je me vois mal à tenter de convaincre les autres.

Mais surtout, la vraie question est « pour quel courant politique serais-je prêt à me battre » ? Je l’ai déjà écrit de nombreuses fois, en tant qu’humaniste, il me déplait qu’un être humain puisse posséder un autre être humain, ce qui se traduit de bien des manières : comment les cinq pays les plus gros exportateurs d’armes soient aussi les cinq membres permanents de l’ONU ? Comment peut-on accepter que des pays tolèrent des systèmes où les enfants ne sont pas instruits, pour mieux les exploiter dans des usines ? Plus proche de nous, comment peut-on accepter que des gens ne puissent pas manger à leur faim, ne puissent pas dormir avec un toit sur la tête, alors que d’autres (une minorité) touchent plus que ce qu’ils pourraient dépenser en plusieurs siècles ? Or, à mon sens, le problème est vraiment systémique. Tant qu’on vivra dans une société où les entreprises sont mieux estimées, mieux protégées par les lois, moins imposées que les êtres humains, tant que nous vivrons dans un monde où la croissance est une condition indispensable pour éviter le chao (or, à ressources limitées, il est vraiment sot de penser qu’on puisse croître de façon exponentielle indéfiniment), nous verrons encore et encore des gens exploités, réduits à brader leur labeur, le corps, leur « temps de cerveau disponible » pour que d’autres engrangent outrancièrement des biens. Et pour ça, tous les moyens sont bons. La laïcité se pose en garde-fou pour éviter que les gens soient manipulés par les religions comme c’était le cas en France aux siècles derniers ? D’autres religions sont inventées pour contourner cette contrainte. Comme cette religion qui veut qu’il faille posséder des biens matériels (de marque de préférence) pour exister aux yeux des autres. Ajoutez à ça des crédits à la consommation et une morale qui vous invite à les rembourser (ce que les plus riches ne font même plus en toute impunité). Voilà comment le système tient.

Or, quel parti politique en France est prêt à mettre un grand coup de pied dans le système pour changer tout ça ? Les extrêmes oui. Ceux de droite, fascistes et nationalistes, qui sont aux antipodes de ce désir humaniste et égalitaire qui m’anime. Ceux de gauche, qui prônent des utopies où la la société (le « bien public ») remplace l’entreprise, mais toujours aux dépends de l’être humain (ça n’est pas un hasard si le communisme n’a jamais marché au delà de quelques groupuscules composés de peu de personnes). Les autres partis soit prônent le système en place (et on a actuellement le VRP de ceux là à la tête de notre gouvernement, et je me passerai de commentaire), soit s’en accommodent, et tentent de l’aménager à coup de réformes homéopathiques pour résoudre quelques problèmes seulement.

Pour ma part, je ne suis même pas sûr d’arriver à formaliser un système alternatif humaniste qui n’aurait pas des effets pervers moins pire que l’actuel. Dans ces conditions, quand bien même j’aurais une nature charismatique et plein de motivation, comment convaincre que je ferais mieux que les autres ?

Alors quoi me direz-vous ? Quelle est la conclusion de tout ça ? Faut-il baisser les bras et ne rien faire ? Une ancienne blogueuse (nea) m’avait dit une fois qu’il faut savoir rester pragmatique. Chercher en vain une alternative systémique revient souvent à ne rien faire, ou si peu (j’en suis là). Elle pensait qu’il fallait s’engager, au risque de ne changer les choses que petitement. Mais petitement, c’est déjà mieux que rien.

Hier, j’ai croisé des gens qui sont prêts à se battre. Pas pour faire une révolution, pas pour changer le monde. Pas en faisant des vœux pieux dénués de plans d’actions. Ils sont juste prêt à prendre des risques, à donner de leur temps et de leur personne pour faire avancer quelques trucs. C’est peu peut-être, mais c’est déjà ça.

Et je peux vous assurer que les candidats (ou simples sympathisants) avec qui j’ai parlé hier semblent sincères et motivés. Bien plus à mes yeux que ceux qui cumulent les mandats, et les enchaînent les uns derrière les autres avec comme simple source de motivation la peur de perdre leur place. Ça fait du bien et ça rassure de voir qu’il existe encore des vraies vocations en politique. Aussi, je serais presque tenté de leur souhaiter bonne chance, si je n’avais pas encore la candeur et l’espoir de penser que le choix d’un bon dirigeant ne doit pas résulter de la simple chance…

download Fond musical : Jean-Jacques Goldman – Les choses : en parlant de religion de la consommation…

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Bon, je reconnais que l’exercice était difficile, je n’aurais pas trouvé moi-même. Celinextenso et Virginie étaient à deux doigts de trouver la réponse sur facebook. Une a dit « voiture télécommandée », l’autre a dit « corps astral d’une mygale »… Et bien la réponse est un mix des deux :

En fait, il s’agit bien d’une voiture télécommandée, mais pas n’importe laquelle : c’est la voiture de spiderman ! Le mode de contrôle est assez innovant : un spot projette le « corps astral d’une araignée » à une fréquence particulière. La voiture est bardée de capteurs tout autour. Les roues se meuvent alors [ndr : toujours aussi chic à utiliser ce verbe] afin que le véhicule suive l’arachnéen lumineux. Trop fun et original… Merci père Noël d’offrir de tels joujoux qui amusent autant les enfant que les parents ;-)

Nb : quant à la photo, il s’agit d’une macro de l’intérieur du spot qui projette l’icône lumineuse suivie par le bolide.

download Fond musical : Seal – Crazy (Acoustic) : le même morceau que dans l’article de la question, mais en version accoustique

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Bon, encore dans le pâté suite aux abus faits lors du réveillon de Noël ? Besoin de se secouer les neurones pour paraître en forme à la Saint Sylvestre ? Alors, voici un petit jeu exprès pour vous :

???
Mais qu’est-ce donc que ça ???

Nb : non non, bien que ça ait un lointain rapport avec Noël, loin de moi l’idée de publier la moindre photo de l’anatomie extraordinaire et fantastique du père Noël ;-)

download Fond musical : Seal – Crazy

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Voilà quelques temps que j’avais ouvert un compte sur twitter. Avant toute chose, pour ceux qui ne connaissent pas, petite séance de rattrapage.

Pour faire simple, twitter est au blog ce que le SMS est à l’e-mail. C’est un « microblog » où les articles ne dépassent pas 140 caractères (!!!). Autant dire que pour moi, fils de concierge ayant une réputation de bavard municipal à défendre, 140 caractères…

Quel est l’intérêt me direz-vous ? Certains vous diront que ça a permis à des gens qui se sont inspirés journalistes de relater des événements dans des conditions difficiles (comme ça a été le cas pour les manifestations iraniennes). C’est vrai qu’avec des billets (on dit des tweets) de 140 caractères, pas besoin d’infrastructure lourde pour poster (un simple téléphone suffit). Maintenant, je trouve l’argument capillotracté : microblog ou pas, ça n’empêche pas de se poser la question de la censure, de l’intox, etc. De plus, quand un réseau est en panne, il l’est autant pour envoyer un billet de 3 Mo que pour publier un tweet de 140 octets.

Alors, comme nous se sommes pas dans un pays en guerre, que nos téléphones (avec clavier en ce qui me concerne) permettent de surfer confortablement sur le net et de poster de [relativement] longs articles, quel est l’intérêt de tweeter me demanderez-vous ?

Avant tout, twitter permet de suivre le tweet des autres. C’est une lapalissade dit comme ça, mais comme tout moyen de communication, twitter est intéressant s’il y a du monde pour tweeter (sauf si vous aimez causer tout seul dans votre coin — et j’en connais des comme ça ;-) — ). Ensuite, ça prend du sens avec des petites applications qui permettent de tweeter hyper facilement en quelques secondes avec votre téléphone, votre navigateur, etc. Poster une idée, une réflexion, une banalité est simple et rapide. Enfin, vu qu’il est possible d’insérer le flux de ses tweets sur son blog, on peut ainsi publier de petites choses qui ne méritent pas un long article (et qui seraient passées sous silence autrement). La question est : et alors, aurait-ce été si grave ?

Bref, futile ou utile, nous verrons bien. Comme j’ai vu que Maxime, Catherine (pour eux, ça fait un bout de temps) et Vincent (allo Vincent, ya quelqu’un ? ;-) ) s’y mettaient, je m’y suis remis. On verra bien…

Avant de vous quitter, je voulais vous faire part des outils que j’utilise pour tweeter (et vous éviter 48 heures de tests d’applications inutiles comme je viens de le faire). En effet, classiquement, on tweete en postant sur le site de twitter. Mais il y a souvent plus pratique, selon les circonstances. Par exemple, j’ai testé 4 applications pour smartphone sous Windows Mobile, et je vous conseille vivement PockeTwit (qui est non seulement le plus joli, mais aussi, c’est le seul qui ne plante pas). Si vous utilisez KDE (KUbuntu par exemple), le plasmoïde de µblogging est génial. Par contre, gtwitter sous gnome pour Ubuntu est nul (les dates de publications sont fausses par exemple…). On utilisera alors une extension de votre navigateur préféré : echofon (qui a le bon goût d’être light, complet, et de ne pas prendre la place d’une barre supplémentaire). Pour afficher le flux de mes tweets sur mon blog wordpress, mon choix s’est subjectivement porté sur twitter widget pro. Enfin, notez qu’ils est possible de synchroniser son tweet pour qu’il devienne votre statut dans facebook (l’inverse ne marche pas bien), par exemple en suivant ce tuto. Il existe certainement plein d’autres astuces (publication de photos, etc.) ; à vous de les trouver, et faites m’en part si elles sont bien…

Edit du 23/12/2009 01h40 : finalement, j’ai remplacé le widget wordpress « Twitter Widget Pro » par Tweet Blender, qui est plus aéré (les tweets sont ainsi plus lisibles), et qui potentiellement permettrait de suivre plusieurs tweeters/hash tags.

download Fond musical : Jean-Michel JARRE – Les chants magnetiques II

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La première : comme vous pouvez le constater sur cette photo, la neige s’est invitée à Nancy cette nuit. On attend plus que le Père-Noël ;-)

La seconde news est un peu périmée : je suis allé jeudi soir au concert de Dr T-Bone à l’Ostra. Double plaisir : sur scène, des reprises de rock des années 60/70, de la country, du blues, le tout de très bonne qualité. Et en parallèle, Catherine a relevé le défi de faire un dessin à chaque chanson. La performance a été filmée, j’espère qu’on pourra bientôt avoir tout ça en ligne ;-) Aller promis, je crois que ce genre de soirée pourrait se reproduire prochainement, je vous préviendrai avant cette fois-ci.

Enfin, pour ceux qui, comme nous, n’ont pas pu aller au concert de Tryo, une petite séance de rattrapage est possible via le site de Arte (merci à Korben pour l’info).

download Fond musical : Travis – Sing

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Simple hypothèse de travail. Imaginez que vous êtes esclave ooops pardon, caissièr(e) dans un supermarché quelconque. Et vous décidez d’aller bosser qu’un jour sur dix (dans le meilleur des cas). Que vous arrive-t-il ??? Et bien oui, vous êtes viré(e). Bon, moins grave : vous appuyez sur les touches de votre caisse, et vous vous trompez de bouton. Résultat : viré(e). Vous voulez moins grave encore ? En voyant passer une laitue sur le tapi roulant, vous facturez une scarole. Même résultat : viré(e). Aller, ne pleurez pas. Finalement, vous échangez un boulot de merde où vous vous faites insulter pour le SMIC par 100% de temps libre payé au RMI, ça n’est pas si grave…

Autre hypothèse de travail : vous êtes député, et vous n’assistez qu’à une séance sur dix. Ainsi, le groupe d’opposition peut s’amuser à une partie de cache-cache et sortir de derrière les poteaux pour s’infiltrer dans l’hémicycle à la dernière minute et faire barrage à la loi liberticide que vous êtes censé voter (et qui devait passer les doigts dans le nez, vous êtes dans la majorité [présidentielle], bordel ! Et vous en êtes fier !!!). Autre cas : vous êtes député, et vous n’assumez pas les consignes de vote données par votre groupe parlementaire. Alors, vous vous trompez bêtement de bouton lors du vote (c’est compliqué, il y en a deux, des boutons…). Bon, à ce stade de l’histoire, vous pensez que j’ai un grief contre les députés (pourquoi pas d’ailleurs, quand on voit comment ils dépensent leur argent ?). Alors, regardons l’autre chambre : celle de nos vénérables sénateurs. À leur propos, comme ils ne sont pas élus directement par un peuple supposé idiot, on se dit qu’il doit s’agir d’élites infaillibles. Qu’ils sont présents à chaque séance, et qu’ils ne se plantent pas de bouton ? Si seulement…

Je ne sais pas si vous connaissez une caissière qui a fait les erreurs listées ci-dessus. Mais moi, je connais les députés qui n’étaient pas là le 9 avril pour voter HADOPI. Je connais celui qui, à lui tout seul, a fait pencher la balance lors du vote erroné du 24 octobre à propos de la taxation des banques. Enfin, je connais le nom du sénateur qui, hier, a non seulement voté pour ses petits camarades (qui étaient tous absents), mais qui en plus, s’est planté de bouton (faisant passer l’amendement qui était opposé à la loi qui aurait du passer haut la main elle aussi).

Bon, je vous rassure : il n’y a pas eu de conséquence pour ces pauvres élus. Ils ont toujours leur poste, touchent toujours leurs soldes (notez que j’ai mis un « S » car ils les cumulent), peuvent toujours profiter des privilèges comme une voiture avec chauffeur ou des remboursements de tickets de transport en commun (en 1ère bien sûr). Oufff…

Je pourrais donc dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes finalement ? Et bien non. Parce que malheureusement, comme nous ne sommes pas dans une démocratie, quelques coups de baguettes magiques ont permis de faire tout de même passer ces lois respectivement liberticides, injustes, et de magouilleurs. Et pendant ce temps là, les restos du cœur sonnent la sirène d’alarme, car ils ne savent pas s’ils pourront nourrir notre pauvre caissière limogée (ainsi que ses 999′999 congénères qui arriveront en fin de droit en 2010) pendant tout l’hiver, qui pourrait être long, malgré ce qui se dit à Copenhague

Nb : heureusement, ce qui me rassure, c’est qu’au parlement européen, les eurodéputés se sentent obligés d’aller voter, sinon, ça se saurait… C’est pathétique, vraiment.

download Fond musical : Jena Lee – j’aimerais tellement : petite dédicace pour Jade, dont s’est « la musique préférée » (sic) du moment (et en lui souhaitant que les choses s’améliorent pour leur génération…).

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Consécutivement au fait que je sois papa (c’était mon cadeau de la fête des pères, yesss), j’étais ce soir au Zénith de Nancy pour aller voir Tryo (vive la parentalité ;-)  ).

L’occasion pour moi de découvrir celle qui assurait la première partie : Madjo (que je ne connaissais pas). Son répertoire étant plutôt orienté « blues » (style dont je ne suis pas particulièrement fan), ça n’est pas une artiste que je serais allé voir de prime abord. À tord, parce qu’elle a une très belle voix, et un répertoire varié. Sans compter que les seuls instruments qui l’accompagnent sont sa guitare, et les voix des trois musiciens qui étaient avec elle. Bref, j’ai aimé, et selon l’applaudimètre, je n’étais pas le seul.

Puis ce fût le tour de Tryo. Que dire… Le répertoire de ce concert n’était pas une surprise : un mix du dernier album et de tous leurs anciens titres connus. La vraie surprise vient surtout de la scène. Une introduction sous forme de publicité pour greenpeace (heuuu… logique quand on sait comment ce groupe est engagé), le Boléro de Ravel en guise de musique d’attente (original non ?), et un concert… Ouaouuuuuu…….

Bon, je n’en suis pourtant pas à mon premier concert. Mais d’habitude, même si les artistes restent toujours pros et arrivent toujours à nous faire croire qu’ils ont fait leur maximum, on ressort après 1h30 heureux, mais un peu frustré que ça se finisse si tôt. Mais là… Fin du concert à minuit trente (alors qu’il commençait à 20h30), et c’est « à fond » tout le long. Même le final est original : ils ont appris une choré sur le thème « arround the world » des Daft Punk pour nous amuser et remercier ainsi leur public. Ajoutez à ça un percussionniste et un joueur de violoncelle électrique (entre parenthèse : je suis tombé amoureux de cet instrument) venus en guest stars, un brin d’humour (qui n’aura probablement pas plu aux électeurs UMP, tant pis pour eux)… Bref, un moment inoubliable. Autrement dit, si vous n’êtes pas nancéiens et que vous habitez pas loin d’une ville où ils vont passer, surtout, dépêchez-vous d’acheter votre place.

Bon, c’est pas de tout ça, mais maintenant, direction le dodo. Faut que je sois en forme pour aller encourager mon collègue de taf qui a un tournois de ping-pong à Champigneules vendredi soir, et pour répondre à l’invitation de Laurent Hénart à venir débattre à Ludres samedi matin (ceux qui me connaissent pourraient s’étonner de ma présence — au vu du bord politique du dit candidat –, mais je ne vois pas pourquoi je refuserais une invitation au débat démocratique ; sans compter que Vincent y sera certainement lui aussi).

download Fond musical : Tryo – El duce de leche

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Juste une petite brève en passant : après une diffusion intimiste réservée aux développeurs, Google vient de proposer à monsieur tout le monde le téléchargement de son navigateur web Chrome pour Linux (32 et 64 bits). À noter qu’il s’agit pour l’heure d’une version bêta, mais les quelques tests (comme la rédaction du présent article) semblent indiquer qu’elle est tout à fait opérationnelle (et en français, ce qui est rare pour les bêtas).

Deux mots tout de même sur la bête : contrairement à ce que Google nous a habitué par le passé, il ne s’agit pas d’une version Windows qui tournerait avec Wine (comme pour Picasa, maps, etc.), mais bien d’une version Linux native vraiment rapide (mais ça se comprend, Cf. remarque ci-dessous). Les plus : rapide (au moins autant que Firefox), système de gestion des onglets très bien pensé qui remplace avantageusement les bordures des fenêtres systèmes (pas de perte de place donc), un mal nécessaire : un plugin flash intégré et opérationnel, support des extensions, des outils « développeurs » comme un mini éditeur de code bien fichu, l’ouverture d’une nouvelle fenêtre (ou d’un nouvel onglet) propose un choix suivant vos habitudes de surf (exemple : aller sur google, ou sur votre page d’accueil, ou direction les derniers sites où vous êtes allé, etc.). Les moins : options encore limitées (exemple : pas d’option de détection automatique du proxy via le DNS), et surtout… ben c’est connu : ce navigateur cafte vos habitudes de surf à monsieur Google (officiellement uniquement pour cibler la pub que vous recevrez, mais votre vie privée en prend un coup tout de même). Bref, je doute qu’on voit rapidement une extension du genre Adblock Plus.

Remarque : j’ai testé très récemment une version live (sur clé USB) de Chrome OS. Je ne vous ai même pas fait d’article sur ce produit, tant il est pour l’heure dénué d’intérêt : il s’agit simplement du navigateur Chrome qui tourne sur un Linux, sans autre fioriture ou presque (ce qui explique pourquoi les développeurs de Chrome ont bien optimisé une version dédiée à Linux : ce navigateur sera le fer de lance de leur futur OS). Bon, cette version live n’est qu’un « proof of concept » certainement encore loin de sa version finale attendue dans un an. Mais on devine bien que Chrome OS sera vraiment orienté « cloud computing » (et surtout orienté vers les services en lignes de Google), même s’ils promettent d’utiliser l’HTML5 pour pouvoir fonctionner hors ligne (ben oui, parce qu’on n’est pas toujours connecté à Internet tout le temps et en tous lieux). À suivre donc…

download Fond musical : Dropkick Murphys – I’m shipping up to Boston : excellent morceau tiré de la BO du (plutôt bof) film « les infiltrés »

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