Mission : trouver un opérateur après la mort de ten-mobile…

Jusqu’à début juin, j’étais un homme comblé (enfin, en terme de mobilité hein). J’étais abonné à un opérateur (ten-mobile) qui avait un forfait nickel chrome pour moi : 30 minutes de communication (soit trois fois plus qu’il m’en faut, mais bon, on ne va pas demander la lune non plus), la réception des emails en push, un accès Internet illimité (en surf seulement, avec un navigateur web spécial : opéra mini 3.1, mais c’est déjà pas mal), un forfait 20 SMS, le tout pour.. 16 euros par mois. Bref, le pied.

Et le 2 juin, coup de tonnerre dans le ciel bleu : après quelques rumeurs sur le site communoten, c’est officiellement confirmé : ten-mobile ayant été racheté par orange, et ce dernier ayant un appétit plus démesuré pour remplir les poches de ses actionnaires, c’est la fin des forfaits classiques. A noter pour la petite histoire que si, lorsque vous quittez un opétateur, on vous demande d’envoyer un courrier recommandé avec AR, lorsque c’est l’inverse qui se produit, l’opérateur déroge sans frémir à ses clauses contractuelles, et vous envoie un simple courriel. Quoi qu’il en soit, le message est clair : obligation de passer à une des offres "ten-mobile by oragne". Or, ces nouvelles offres n’ont rien dans leur panier à moins de deux heures de communication. Mais surtout, coté tarifs, rien à moins de 42€ ! Gloups, la pilule est dur à avaler…

Me voilà donc parti en quête d’un nouvel opérateur. Heureusement, ce même site de communoten offre un intéressant comparatif technique et financier des opérateurs proposant une offre d’Internet mobile, et mon choix est fait de migrer vers SFR (faute de mieux… car c’est tout de même 12€/mois en plus que mon ancien forfait, pour moins de service : pas de forfait SMS ni de push mail). C’est le plus petit forfait de communication (une heure tout de même) avec le plus grand quota de surf (500 Mo, ça sevrait suffire avec un téléphone Edge), et quelques ports ouverts pour les principales applets java utiles. Et vogue la galère…

Tout d’abord, pas de portabilité sortante du numéro. La loi impose pourtant à tous les opérateurs cette portabilité. Mais là, ça ne marche que si on migre vers orange (comme par hasard), et pas vers les autres opérateurs. Bon, je ne vais pas porter plainte pour si peu non ? Je broadcasterai mon nouveau numéro quand il sera en ma possession. Et c’n’est pas gagné là…

A ce stade de l’histoire, il faut que je vous raconte la réception de ma puce. Précisons que j’en ai marre d’utiliser ce service idiot de la Poste qui consiste à voir le facteur se casser le nez deux jours de suite à votre porte alors que vous êtes au boulot, même si vous les prévenez que vous serrez absent, et même si vous leur dites qu’ils peuvent laisser l’avis de passage dès le premier jour, que vous pourrez aller chercher le colis le lendemain à midi. Aussi ais-je préféré la livraison dans un relai. Or, vu le réseau employé, le relai le plus proche était une station essence (chez qui, parait-il, on ne va pas par hasard…). Ah, j’allais oublier : pour vous prévenir que vous êtes livré, on vous envoie un email avec un lien qui pointe vers une page en flash… impossible à lire avec un mobile. C’est marrant quand c’est justement un opérateur d’Internet mobile qui vous fait ça. De plus, même depuis un PC, le lien télécharge une page qui contient un lien qui… pointe sur la même page. Bref, obligé d’appeler pour savoir où en est la livraison. Me voilà parti chercher ma carte SIM (je n’ai pas acheté de nouveau téléphone, je ne vais pas me rendre marchand non plus ; aussi, je préfère rester sans engagement, des fois qu’une meilleure offre arrive chez la concurrence prochainement). Dialogue avec le pompiste (je vous la fais "courte") :

  • bonjour monsieur, j’ai reçu un colis SFR au nom de E…, voici ma carte d’identité ;
  • (bref regard sur un listing) non, désolé, je n’ai rien reçu ;
  • vous êtes sûr ? J’ai pourtant appelé SFR à midi, et ils m’ont dit que ce colis avait été livré avant-hier ;
  • ah ben alors il a du repartir, on ne les garde pas longtemps ;
  • !?!? mais, combien de temps les conservez-vous ?
  • 10 jours, après, ils sont retournés à l’expéditeur ;
  • alors, si vous les gardez 10 jours, il n’y a aucune raison que le mien soit retourné au bout de 2 jours… ah, au téléphone, on m’a bien indiqué de vous préciser qu’il pouvait être rangé à mon nom de famille, ou à mon prénom ;
  • (très poli mais agacé, il parcourt à nouveau le listing, où il me semble apercevoir mon nom) non non, j’ai rien ;
  • heuuu… excusez mon impolitesse, mais je n’ai pu m’empêcher de diagonaliser votre liste (qui était à un mètre de moi à l’envers), et il m’a semblé voir mon nom là ;
  • ah oui ! Ah oui mais c’est pas du SFR !
  • ben si, regardez la deuxième colonne, on lit bien SFR ;
  • oui mais c’est pas un mobile, c’est une puce !
  • (j’étais fatigué, mais j’ai su rester très zen… surtout que les clients derrière moi commençaient à piétiner) je ne vous ai jamais parlé de mobile ou de puce, je vous ai parlé de colis, je ne sais pas à quoi leur emballage ressemble…
  • c’est vrai (et le voilà parti dans l’arrière boutique quelques secondes à peine, juste le temps de regarder vite fait une lignée de colis sur une étagère). Non non, ya rien…
  • (à ce stade, le silence et un un regard qui montre une grande détermination ont suffi à lui faire comprendre que je ne quitterais pas les lieux sans mon colis, ou sans l’avoir vu retourner toute l’arrière boutique) ;
  • (par dépit, il décolle le code barre, et le colle sur son pouce ; ça doit être son arme fatale pour être plus efficace dans la recherche de paquet ; et cette fois-ci, il prend la peine d’écarter chacun des colis… ce qui semble être une tactique payante, le mien étant trouvé en 10 secondes) tenez, le voilà !
  • (formule de politesse d’usage, et me voilà parti…).

Me voilà avec ma carte SIM dans le téléphone, et… un message : "ligne bloquée, entrez le code" ! Quoi, ils m’envoient une puce sans avoir ouvert de ligne dessus… Grrr… Je lis la doc : deux solutions pour ouvrir la ligne. Par téléphone (ce qui est toujours pratique quand on a pas de ligne justement), ou par courrier papier, avec délais de 5 jours ouvrés à la réception du courrier (autant dire deux semaines avec les délais de la Poste et les week-end). Étonné qu’à l’heure d’Internet, ils n’aient pas proposé la diligence ou le pigeon voyageur, j’opte pour la version "j’appelle un ami". Et là, c’est un "heuuu oui, désolé, on a eu une panne informatique" (ahhhh, l’informatique… Phlippe Bouvard disait que l’ordinateur est un appareil sophistiqué auquel on fait porter une housse la nuit en cas de poussière et le chapeau durant la journée en cas d’erreur). "Je ne retrouve pas votre dossier. Il vous faudra effectuer la procédure papier. Si vraiment vous êtes pressé, rappelez en fin de semaine, l’informatique sera réparée"… Jeudi, même discours, et vendredi, on m’a laissé entendre que l’informatique n’étant pas une science exacte (si j’étais mauvaise langue, je rajouterais "surtout depuis la naissance d’un certain Bill Gates"), il valait mieux faire confiance à la procédure papier, qui devait suivre son cours… ZZZzzz… ZZZzzz… ZZZzzz…

Et oui, nous sommes en 2008, à l’heure d’Internet, à l’heure où les CPU ont des fréquences qui se comptent en GHz, à l’heure ou les réseaux haut-débits nous font miroiter des Térabits/s… Et bien malgré ça, la Poste, avec ses services idiots et sa célérité relative, continue de sauver le monde, tout comme les formulaires papiers, qu’on remplit à la plume d’oie, et qui sont ressaisis par des personnes au travail non enviable et peu rémunéré. Pauvre humanité…

Bref, promis, sitôt que ma ligne est ouverte (c’est à dire pas maintenant), je vos envoie mon nouveau numéro…

Fond
musical :

 

 

Paul SimonYou can call me al : J’ai l’humeur légère ces temps-ci en terme de goûts musicaux…


Commentaire

Mission : trouver un opérateur après la mort de ten-mobile… — 7 commentaires

    • Oui, et bien si les mobiles, c’est maaaaal, on m’a aussi envoyé un lien ce week-end pour me dire que les bananes aussi, c’est maaaal. Pour ceux qui n’ont pas vu, c’est par ici.

      Déjà rentrée de week-end 😉

  1. MDR les bananes…

    – Pistaches salées ! Amandes, noisettes, bonbons acidulés, cacahuètes, caramels…
    – Hé garçon !
    – Monsieur ?
    – Vous n’avez pas d’bananes ?
    – Non monsieur, nous n’avons pas d’bananes.
    – Ben qu’est-c’que vous avez alors ?
    – pistaches salées, amandes, noisettes, bonbons acidulés, cacahuètes, caramels…

    Beuh…
    J’aime pas les noisettes : on s’y casse les dents.
    Vivent les bananes, pas’qu’y a pas d’os dedans !
    J’aime pas les sucettes, les bonbons fondants.
    J’aime les bananes, pas’qu’y a pas d’os dedans !

    Les dieux de l’ancien temps, aimant la fantaisie
    A tout autre aliment préféraient l’ambroisie.
    Ah ben moi j’veux bien vous croire, mais en attendant
    Vivent les bananes, pas’qu’y a pas d’os dedans !

    Les plus grands poètes, même les décadents
    Aiment les bananes, pas’qu’y a pas d’os dedans !
    Tous les hommes de science, même les plus pédants
    Aiment les bananes, pas’qu’y a pas d’os dedans !

    Même les plus inconnus parmi les hommes célèbres
    Apprécient les vertus de ce fruit sans vertèbres.
    Les plus grands ministres et même les présidents
    Aiment les bananes, pas’qu’y a pas d’os dedans !

    J’n’aime pas les asperges, c’est intimidant vous n’trouvez pas ?
    Oh que si ! Et on n’sait jamais par quel bout les prendre

    J’aime les bananes parce qu’elles n’ont pas le goût de la cannelle
    Et je déteste la cannelle !

    – Et toi Jean-Pierre, aimes-tu les bananes ?
    – Non !
    – Et pourquoi donc ?
    – Eh dame, parce que le goût ne m’en plaît point.
    Oh… et puis comme couleur, les épinards sont tellement plus ravissants !

    – Et toi Gudule tu les aimes les bananes ?
    – Oh oui !
    – Et pourquoi ?
    – Ah ben, ah ben, ah ben, pas qu’y a pas d’os dedans !

    J’ai pas pu résister, dommage que je sache pas chercher des ziques sur deezer…

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