Télécommander sa rallonge multiprises pour 5 €

Avant même l’arrivée des Google Home et autres Alexa, je m’étais déjà amusé à télécommander des appareils électriques (avec IFTTT : j’envoyais un ordre au chatbot IFTTT via la messagerie Telegram, et je pouvais allumer ma lampe de salon). Et comme c’était « pour m’amuser », pas question d’y mettre trop cher. Et pour ça, j’ai trouvé cet article (le Sonoff Basic de chez eWeLink/ITEAD) pour environ 5 €.

Quelques petits warnings :

  • à ce prix là, il est juste Wifi (B/N/G) sur la bande des 2,4 GHz (il n’est pas télécommandable en hertzien avec une petite télécommande 433 MHz qui coûte 3-4 €). Mais c’est parce que j’ai acheté le modèle « Basic ». Pour 2-3 € de plus, il y a le modèle « RF WiFi » qui peut être télécommandé en Wifi et en hertzien ;
  • l’intensité max. de l’appareil contrôlé doit être de 10 Ampères. Vérifiez bien que ce soit le cas (avec les appareil où il y a doute, comme une cafetière), et surtout, ne pas chercher à commander des radiateurs électriques, aspirateurs, lave linge… ;
  • c’est du ON/OFF, ça ne joue pas le rôle de variateur de lumière ;
  • et c’est fait uniquement pour les câbles à deux fils (phase et neutre). Pas de borne pour relayer la terre.

Et c’est là l’intérêt du présent article. En effet, le branchement pour télécommander une petite lampe est très simple. Mais si vous voulez télécommander une multiprises qui a la terre… ça n’est pas vraiment prévu pour. Et pourtant, c’est possible (attention toutefois de brancher des appareils qui consomment peu, Cf. ci-dessus) : il y a juste assez de place dans le boîtier pour mettre un petit domino pour connecter la terre. Voici comment.

Voici ce qu’on trouve quand on déballe la bête (cliquez pour voir plus grand) :

L’idée : coupez le câble de votre rallonge à l’endroit où vous voulez insérer votre interrupteur Wifi. Pour le coté du câble qui vient de la prise mâle (IN), dénudez l’isolant global (le plastic blanc dans mon exemple) sur 6 cm. Le fil de la terre (couleurs jaune et vert) doit mesurer 6 cm. Par contre, coupez à nouveau les deux autres fils (phase et neutre) pour qu’ils fassent 1,5 cm. Dénudez enfin chaque fil individuellement sur 5 mm. Si vous avez un fer à souder (préférable), mettez un peu d’étain sur les 3 extrémités. Faites exactement la même chose avec l’autre morceau du câble (le OUT, celui qui va vers la prise femelle, ou vers l’ensemble de prises femelles si c’est une multiprises), mais cette fois-ci en dénudant l’isolant global sur 3,5 cm. Pour résumer :

  • le câble d’arrivée (prise mâle) doit avoir une phase et un neutre de 1,5 cm de long, dénudés sur 5 mm, et une terre de 6 cm de long, dénudée sur 5 mm ;
  • le câble qui sort du boîtier (vers prise(s) femelles) doit lui aussi avoir une phase et un neutre de 1,5 cm de long, dénudés sur 5 mm, mais une terre de 3,5 cm de long, dénudée sur 5 mm.

Attention !!! Avant de connecter les phases et neutre sur les bornes ad hoc, bien penser à faire entrer les câbles par les trous du cache de protection (flèches rouges) :

Visser les 4 bornes (phase et neutre, Input et Output) avec précaution, la carte et les soudures sont petites et semblent fragiles. Ensuite, comme déjà évoqué, il y a alors la place de glisser un petit domino pour raccorder la terre  :

Enfin, avec un cutter, rabotez l’épaisseur de l’isolant global sur un peu moins d’1 cm sur l’arrivée et le départ, afin de pouvoir fermer le boîtier et les deux petits caches de chaque coté (vous devez pouvoir visser les 4 vis sans trop forcer, sous peine d’abîmer le pas de vis) :

Voilà, pour 5 €, vous avez transformé votre multiprises en multiprises télécommandable avec IFTTT, Alexa, ou Google Home. L’appairage Wifi se fait les doigts dans le nez après avoir installé l’appli eWeLink sur son smartphone. La latence entre l’ordre d’allumage/extinction et l’action est d’une petite seconde, ce qui est tout à fait acceptable (un peu plus parfois avec IFTTT, mais ce sont les serveurs IFTTT qui sont chargés). Le petit bouton noir qui sert à l’appairage permet aussi de basculer en ON/OFF (pratique le jour où internet est en panne).

Important : vérifiez bien que la terre est bien branchée. Pour ça, utilisez un voltmètre. La tension borne de terre/un des trous de la prise doit être à 0, et la tension borne de terre avec l’autre trou doit être à ~230 V. :

Je ne sais pas quelle est la durée de vie de ce genre de boîtier. J’ai vu des commentaires de personnes qui ont eu une panne après 2 mois d’utilisation. D’autres n’ont aucun problème… Il y a une part de chance, mais aussi, il faut être méticuleux au branchement, et ne pas vouloir contrôler des appareils qui consomment trop. Pour ma part, j’ai un boîtier pour un éclairage (2 ampoules 12 W), un pour la télé+home cinéma, un pour l’imprimante (qui avait trop souvent tendance à rester allumée 24h/24), un pour le PC+écran+scanner.

Pour les moins courageux, il existe une prise Sonoff S20 (bien prendre le modèle EU avec la terre, désolé, c’est le plus cher, mais sinon, vous devrez mettre un adaptateur pour le brancher), mais il coûte 3 fois plus cher que notre bricolage. Il y a aussi des prises murales. C’est tentant, mais attention : bien prendre les versions EU qui rentrent dans nos boîtiers muraux français (à surveillez surtout pour les multivoies). De plus, il vous faut impérativement le neutre (souvent, dans le boîtier mural, on voit un fil rouge arriver, un ou deux fil(s) orange/violet ou autre, mais rarement le bleu ; or là, il est nécessaire). Attention encore qu’à ce que j’ai vu, ces interrupteurs ne sont pas va et vient (un seul départ). Dommage… peut être dans une autre marque ? Sinon, il a y d’autres trucs pour s’amuser chez Sonoff. Des détecteurs de CO/CO2, d’humidité, de température… le tout pas trop cher. D’autres ont des thermostats, des caméras avec détecteur de mouvement. Imaginez les possibilités (par exemple avec un Alexa et IFTTT). La domotique commence enfin à se démocratiser.

Changement d’hébergeur : big up à PulseHeberg !

Les plus anciens qui suivent ce blog vont dire « encore ! » 😉 Et oui, ça fait longtemps que je recherche LE hébergeur qui répond à mes critères, … et je crois que je l’ai enfin trouvé ! Obligé pour moi de vous en faire part…

Le domaine desvigne.org existe depuis le 19 juin 2000. Au départ, c’était juste deux adresses email, et une redirection vers une page statique hébergée chez free. Aujourd’hui, c’est des adresses électroniques pour toute la famille, deux blogs, un agrégateur perso de flux RSS, quelques sous-domaines pour simplifier les redirections… Trouver un hébergeur qui fait tout ça est super simple. Mais en trouver un qui réponde à mes critères… ça n’est pas si évident (la preuve, j’en ai souvent changé, je vous en ai souvent parlé). Parce qu’ils sont élitistes mes critères ? Pas tant que ça je trouve, jugez vous-même (critères du plus prioritaire au moins prioritaire) :

  • une offre pas trop chère (ça reste un « gadget » pour une utilisation personnelle, il ne faut pas que j’y passe le budget loisir de la maison),
  • des « mail relays » fiables ! J’ai déjà eu l’occasion d’en parler. Rien de plus exaspérant que de ne pas recevoir un courriel de sa banque ou d’une société dont on est client, voire des impôts (je dis ça d’expérience), parce que les serveurs d’emails de son hébergeur sont dans les choux. Ou de cliquer sur « j’ai oublié mon mot de passe » (oui oui ça m’arrive 😉 ) et de recevoir le lien de ré-initialisation (valable 15 minutes) une heure après parce que les serveurs sont saturés…,
  • respectueuse de ma vie privée (je ne veux pas que mes données personnelles servent à alimenter les moulinettes du big data à mon insu),
  • avec un peu de stockage (mais pas tant que ça) pour le web en mode « mutualisé », et une disponibilité du(des) site(s) acceptable. Et oui, je suis beaucoup moins exigeant sur ce point. Si mes sites sont en pannes quelques heures… ce sont des blogs perso, rien de grave. Je trouve ce point bien moins critique que la perte (ou le retard) d’emails,
  • avec une interface d’administration claire et complète,
  • avec un support qui m’aide en cas de souci. Avouons que les aspects techniques de tout ça ne me rebutent pas, il est rare que j’aie besoin d’aide si les interfaces d’admin sont bien fichues… mais ça peut arriver, et c’est toujours bien quand quelqu’un répond assez rapidement et de façon pertinente,
  • et pas trop besoin de sauvegarde (je fais ça moi-même avec mes moulinettes et aussi avec l’aide de l’extension WordPress UpdraftPlus dans sa version gratuite).

Historiquement, j’ai essayé plein d’hébergeurs alternatifs de type associatifs, orientés « monde libre » et anti GAFAM. ils faisaient de leur mieux, et pour ce qui est de la disponibilité du site, ils n’avaient pas à rougir. Il en était tout autre pour la disponibilité des serveurs d’emails (avouons que c’est vraiment devenu complexe et chronophage d’administrer des serveurs de courriels). J’ai fini par me tourner vers des hébergeurs pro : 1and1 (bof bof…), et plus récemment OVH. Et pourquoi je n’étais pas content d’OVH ? Je n’utilisais leurs serveurs d’emails que comme relais (webmail tout nul basé sur un vieux RoundCube, pas de synchro des contacts — ou alors il fallait bricoler — et encore moins de calendrier). Je redirigeais mes emails chez Zoho (oui je sais, coté vie privée…), et je bricolais pour que l’expéditeur ait bien un email en @desvigne.org. Bref, pas top. Sans compter que les offres pro comme 1&1/OVH sont alléchantes… au début. Offre du nom de domaine la première année, et promo de bienvenue. Mais avec le temps… les prix augmentent, et on se rend compte que la disponibilité n’est pas meilleure que chez les petits associatifs (évidemment, je parle des offres de base en hébergement mutualisé, il est possible que les offres « hébergement dédié » plus « pro » — mais plus chères — soient meilleures, je n’en sais rien).

Pour résumer : je payais de plus en plus cher pour un hébergeur dont je n’utilisais même pas l’hébergement d’emails. Je me suis donc mis en chasse d’un hébergeur… d’emails (plutôt que de site web+domaine). Facile de trouver des offres basées sur de l’Exchange ou autre produit à la mode, coûteuses et avec des conditions générales loin des préoccupations du RGPD. Or, je suis resté nostalgique du temps où, pour des raisons professionnelles, j’utilisais Zimbra. Pas la version de chez free que tout le monde déteste (beurk), leeeente et bridée au maximum. Mais un vrai Zimbra sur une plateforme bien taillée, et avec tous les options. Et c’est peut être grâce à ce mot clé Zimbra que je suis tombé (à l’aide des moteurs de recherche, il ne font pas beaucoup de pub) sur l’offre de PulseHeberg. J’ai ainsi découvert leur offre dédiée à l’hébergement d’emails… mais aussi une offre hébergement de domaine avec sites web + 50 comptes emails Zimbra, le tout pour… 36 €/an !!! C’était inespéré. Si on m’avait demandé de créer l’offre parfaitement adaptée à mes besoins, je n’aurais pas fait mieux. Et cerise sur le gâteau (déjà fort joli) : si vous payez de façon annuelle (et pas 3€/mois), le nom de domaine (la fonction registrar) est gratuit. Je vous en dirai plus l’année prochaine, mais il ne me semble pas que cette gratuité soit limitée à la première année, ce qui rend l’offre encore plus alléchante.

Pour résumer : j’ai mis fin à mon hébergement chez OVH, et me voici maintenant à 100% chez PulseHeberg (DNS + web + emails) depuis près de deux mois. Pour 36 €/an, j’ai mon nom de domaine, un hébergement multi sous-domaines avec 100 Go d’espace disque sur SSD (en RAID5 je crois), 50 comptes email Zimbra (yeahhhh il est content le monsieur), alias email et listes de diffusion illimités, potentiellement 15 bases de données (heuuu… une seule me suffit moi), la possibilité de mettre en place aisément un certificat SSL payant ou un gratuit de chez Let’s encrypt, une interface d’administration qui semble faite maison, mais claire et complète (avec accès à un planificateur de lancement de scripts PHP), 25 comptes FTP (ici aussi, un seul me suffit), … Franchement, je n’ai pas trouvé de défaut. Juste un petit warning pour les comptes emails : une redirection d’une adresse email de votre domaine à vous vers un autre domaine (exemple : xxx@mon-domaine.xy qui redirigerait simplement tous les emails reçus vers yyy@gmail.com) « consomme » une adresse email Zimbra. Pour ce cas, la seule façon de faire est de créer une adresse email Zimbra « xxx@mon-domaine.xy », de se connecter à Zimbra avec ce compte, aller dans les paramètres (préférences), et cliquer sur les deux cases « Arrivée d’un email, faire suivre une copie à : xxx« , et « supprimer la copie local du mail ». Mais bon, j’ai assez peu d’exemples comme ça, et avec 50 comptes Zimbra disponibles, ça permet de voir venir.

La question qui tue : en suis-je content ? Sincèrement… si je leur fait la publicité que je suis en train de leur faire avec cet article (promis, ils ne m’ont pas payé), c’est que oui 🙂 Chez OVH, le module Jetpack de WordPress me disait assez souvent que mon site était indisponible (pas longtemps, quelques minutes, mais c’était fréquent). Là, ça ne m’est presque jamais arrivé. Des courriels perdus ? Je crois que ça ne m’est pas arrivé. Et tous les tests que je fais montrent qu’ils arrivent très vites. Mais alors comment font-ils ? Je vous laisse lire leur présentation, mais en gros, c’est une association loi 1901 qui s’apuuie sur des bénévoles. Simple hypothèse : je pense que ce sont des employés ou proches de chez Netrix, et ils profitent ainsi d’un peu d’infra et de l’accès facile à un gros réseau.

Pour terminer cet article qui est déjà bien long : s’ils ne changent pas de qualité et/ou de prix, et s’ils ne disparaissent pas, j’ai l’impression que je viens de changer d’hébergeur pour la dernière fois 🙂 Ah, et pour les plus curieux, sachez qu’ils ont aussi des offres de VPN, des offres d’hébergement dédiés, des seedbox, et là je m’amuse avec un petit serveur virtuel basé sur un VPS bi-coeur, 2 Go de RAM et 30 Go de disque qui ne me coûte que 3€/mois.

Pense bête : Ubuntu server en français

Le présent billet est technique. C’est juste un pense bête perso pour passer un Ubuntu serveur en français. Si vous ne comprenez rien, pas grave, c’est vraiment pour moi 😉

# apt-get install language-pack-fr
# if [ -f /etc/default/locale ] ; then cp -f /etc/default/locale /etc/default/locale.v0 ; fi
# echo "LANG=fr_FR.UTF-8" > /etc/default/locale
# dpkg-reconfigure locales

Et pour avoir la TIME ZONE française (GMT+1 l’hiver, et GMT+2 l’été) :

# echo "TZ=\"Europe/Paris\"" >> /etc/environment
# if [ -f /etc/timezone ]; then cp -f /etc/timezone /etc/timezone.v0; fi
# echo "Europe/Paris" > /etc/timezone

Et ajouter si nécessaire la ligne
UTC=no
dans le fichier "/etc/default/rcS".

Incutex – Digital Voice Recorder – User Manual

Pour ceux qui auraient acheté un enregistreur vocal « low cost » de marque Incutex chez nos amis chinois, et qui n’auraient pas le manuel utilisateur, ou qui ont des yeux qui peinent à lire des caractères de taille inférieure à 1/2 millimètre de hauteur, j’ai pensé à vous. Voici le scan de la documentation (en anglais) :

Incutex – Digital Voice Recorder – User Manual

De rien 😉

Chaînes Youtube, en avant la musique…

Bon, histoire de raviver un peu ce blog, je vais attaquer par une série toute légère (parfaite pour l’été), qui consiste tout simplement à vous faire découvrir des chaînes YouTube que j’apprécie particulièrement. Et pour commencer, on va attaquer par une chaîne musicale : PV-Nova. Le but ? Un (super) pro de la musique décortique les combines pour faire des tubes. Si vous ne savez pas par où commencer, voici comment faire :

À bientôt les loulous…

Ils n’auront même pas attendu 24h…

En mai 2005, nous avons été majoritaires à voter pour refuser d’avoir le choix entre un système ultra-libéral, un système ultra-libéral, et un système ultra-libéral, dont les directives seraient fixées par la Commission Européenne… et pourtant, ça ne fait pas 24 heures que nous avons un nouveau président, et il a déjà reçu son coup de fil du président de la CE pour lui dicter les orientations à prendre. Orientations ultra-libérales il va sans dire. Je vous laisse juger, c’est par là : article sur l’Express. Je vous résume : trop d’état (sous-entendu trop d’état providence), trop de dépenses publiques… Laissons faire les marchés et les sociétés de services privées voyons.

download Fond musical : Mr Mister – Broken Wings

Que faire dimanche prochain ?

Piscine ? C’est la première réponse qui me vient à l’esprit. Juste devant pique-nique, qui n’est pas passé en tête faute de météo chaleureuse. Sûr, je suis tellement désabusé de notre système « démocratique » que cette élection me sort par les yeux. Or, je suis pas mal de youtubeurs qui, in fine, donnent leur avis. Sans surprise, ce sont naturellement des gens plutôt humano/gaucho/anar/désabusés… Et quand ils dévoilent leur position pour le premier tour présidentiel, je m’y retrouve un peu.

Je m’y retrouve un peu… Sauf pour deux personnes, qui m’ont interpellé, au point de me redonner goût à ressortir ma plume (mon clavier en fait) pour écrire ce billet : il s’agit de Kriss, de Minute Papillon, et de Greg, de J’suis pas content. Tous deux, plutôt partis pour un « vote abstentionniste » (si vous ne devez regarder qu’une VDO, matez bien les 10 raisons évoquées par Greg pour expliquer cette position, explications dans lesquelles je me retrouve à 100%), et qui, au final, vont aller voter… François Asselineau/UPR ! Un ENArque, plutôt à droite (ex RPR), symbole médiatique du FRexit… autant dire que ça m’a fait tomber de ma chaise.

Et pourtant, à bien écouter leur argumentaire (assez semblable à tous les deux), ça se tient. Tous deux, tout comme moi (et peut-être comme vous), se sont sentis violés suite au référendum du 29 mai 2005. Alors que nous avions majoritairement exprimé un NON à une Europe qui ne laissait le choix qu’entre une politique libérale, une politique libérale, et une politique libérale… un certain Nicolas S. a décidé que notre avis importait peu, et que les traités seraient signés quand même. Résultat (simple exemple parmi tant d’autres) : quand Bruxelles nous « invite » à mettre en place une dérégulation du droit du travail, le gouvernement national s’exécute… même si ça n’était pas au programme, même s’il faut envoyer les CRS mater les manifestants, même s’il faut sortir le 49.3… sous peine que Bruxelles nous inflige une amende de 10 milliards d’€ (et des amendes de Bruxelles, la France n’en manque pas). Alors, sortir de cette Europe là, qui dérégularise tout, qui fait entrer les pays en compétition les uns contre les autres, ayant pour conséquence un dumping social et un allègement fiscal pour les multinationales… Ça se tient. Quitte à en reconstruire une autre (plus juste, plus humaine) plus tard. Et c’est là mon problème avec le vote Asselineau. Sortir de l’actuelle UE, de l’€ (je serai triste mais je m’en remettrai), et quitter l’OTAN de Trump et des aigles États-uniens, ça me va. Mais que fait-on après ? Le pouvoir nous sera-t-il rendu ? La politique mise en oeuvre me plaira-t-elle ? Pas si sûr… En tout cas, je ne peux que remercier ces deux acolytes pour m’avoir donné cette claque, et de m’avoir invité à réfléchir autrement, à revoir mes positions tranchées.

Alors que vais-je faire dimanche ? Et bien je vais réfléchir encore un peu. Je ne veux pas de Macron (le boulangisme, on sait ce que ça donne), qui serait dans la continuité actuelle. Et désolé, le CICE et le pacte de responsabilité, je ne les ai toujours pas digérés : 41 milliards d’€ donnés tous les ans aux entreprises, sans contrepartie… ça permettrait d’embaucher 2,5 millions de personnes à 1’800 €net/mois. Et à la place de ça, au final, ça nous a rapporté… 800’000 chômeurs de plus (et quelques € de plus aux actionnaires j’imagine). Tout est expliqué ici.

PiscineOK, pas Macron. Fillon et ses casseroles ? Beurk (notez que les étrangers qui regardent la France ne comprennent toujours pas comment un type comme ça peut être encore candidat). Marine et sa horde de fascistes ? Restons sérieux. Le PS  ? On vient de donner, non merci. Même si l’idée du « revenu universel » aurait mérité un débat national. Je ne dit pas que cette idée est LA solution, mais à une époque où 1% de la population possède plus de 50% des richesses, cette idée mérite d’être creusée. Mélenchon ? Sa position humaniste me plait, mais l’animal politique n’est pas fiable. Il fustige l’Europe, mais ne souhaite pas en sortir. Au moins souhaite-il réorienter notre industrie vers des solutions plus écologiques… oui mais bon… que restera-t-il derrière ses paroles ? Pourquoi pas Poutou, pour qu’il ait ses 5%, que ça lui paye son travail d’avoir été souvent le seul à dire tout haut ce que d’autres taisent tout bas. Oui mais je ne suis pas marxiste…

Alors au final ? Ma décision n’est toujours pas prise à 100%, mais la piscine me tente toujours pas mal… 😉 Et vous ?

download Fond musical : La Grande Sophie – Du courage : unplugged

Mike Oldfield : le retour

Mike Oldfield - Return to OmmadawnIl avait dit qu’il ne sortirait plus d’album, qu’il avait pris sa retraite, qu’il adorait se la couler douce aux Bahamas… oui mais chassez le naturel, il revient au galop. Je ne jouerai pas les psychanalystes de coin de trottoir, aussi je ne chercherai pas à savoir si c’est sa dernière rupture sentimentale, la perte de sa maman, la perte prématurée d’un de ses fils… ou tout simplement l’envie de se faire plaisir et de faire plaisir à ses fans, mais voilà : un des pères du rock progressif sort un nouvel album (le 26ème). Après avoir touché à peu près à tout (rock, pop, musique électronique, et même classique avec « Music of the Spheres » ), Mike Oldfield revient à ses premières amoures, en écrivant une suite à son troisième album : Return to Ommadawn. Fidèle à la tradition de l’époque, l’album n’est composé que de deux morceaux de plus de 20 minutes, dont il a joué tous les instruments.

Et alors me direz-vous ? Et bien… oui, ça l’fait ! Forcément, il n’y a pas la fraîcheur qu’on pouvait ressentir à l’écoute d’un nouvel album au milieu des années 1970. Normal, il n’invente rien, il prolonge simplement. Mais c’est déjà ça, et ça fait plaisir de le retrouver aussi inspiré. En lisant les emails des fans, une remarque récurrente concerne la production : en 2017, les technologies auraient permis un son plus « équilibré », des instruments parfois mieux mis en valeur. Certains (dont moi) préfèrent la partie I, d’autres la partie II. Mais qu’importe : tous s’accordent à dire qu’il est à ranger dans les bons albums, à classer dans le top 10 (voire dans le top 5, mais là je suis moins d’accord). Bref, si vous aimez ce style, ou si vous avez envie de le découvrir avec un album simple d’approche, foncez, achetez-le. And, enjoy 🙂

download Fond musical : Mike Oldfield – Return to Ommadawn, Part. I (court extrait)

Encore une re-bonne année…

… et l’occasion de vous faire découvrir l’excellente chaîne YoutTube Histoire Brêve de Dave Sheik, qui parle d’Histoire (avec un grand H). D’ailleurs, j’en ai plein d’autres à vous faire découvrir si vous voulez vous cultiver et couper votre téléviseur (je vous en proposerai une petite compilation prochainement).