Pourquoi blogue-t-on ?

Voilà une question à laquelle Isabelle Dumez Féroc tente de donner une réponse, très bien synthétisée par Christelle Membrey.

Seulement cette étude, si bien soit-elle, limite son champ d’investigation à l’activité de blog des adolescents. Est-ce que ce sont les mêmes light motiv qui poussent les adultes à poster de nouveaux billets ? A lire les motivations des adolescents (présenter ses amis, parler de lui, décrire les activités sociales des groupes auxquels il appartient…), je ne suis pas sûr que les blogs des adultes répondent aux mêmes pulsions.

A titre personnel, j’ai ouvert mon premier site avec comme objectif de créer un lien avec ma famille et mes amis qui sont loin (et il reste de cette première expérience l’album photos — pas mis à jour souvent, j’en conviens — dont le lien traîne quelque part sur cette page). Aujourd’hui, cette fonction a quasiment disparu, et les articles ont un tout autre contenu/objectif :

  • rendre aux autres ce qu’ils m’ont donné. Les blogs sont un formidable outil pour voir le monde qui nous entoure. Par des dépêches qui ne sont pas nécessairement relayées par les « médias ténors ». Mais comme les blogs ne sont pas quantitativement une source de news équivalente à la production des dépêches de l’AFP ou de Reuters, ce qui m’importe le plus, ça n’est pas tant de lire de nouvelles news, mais de voir leur interprétation ou leur éclairage qui peut être différent suivant les blogueurs. Aussi, j’essaie moi aussi, en retour, de pointer sur quelques sources d’informations insolites, ou de faire part de ma vision des choses quand je pense qu’elle n’est pas forcément conformiste ;
  • au delà du relai de news, ou de tentative d’éclairage de l’actualité, beaucoup de mes billets ont un simple contenu éditorial. Donner mon avis sur l’actualité, l’interpréter, tender de deviner les conséquences de tel évènement… assurément, il faut une bonne dose de fatuité pour bloguer ;
  • je suis aussi assez fier de mes « billets philosophiques », déconnectés de toute actualité, comme ceux sur la religion, la morale hédoniste, l’humanité, etc. Pour le coup, je reste modeste, aucune de ces pensées est originale, et je ne revendique pas un courant de pensée particulier. C’est peut être pour ce genre de billet que le mécanisme de commentaires a son importance. C’est l’occasion de faire le point sur ses idées, sa façon de penser, et pourquoi pas, de débattre.

Je n’ai pas pour ambition d’être exhaustif, ni de dire que ces raisons sont représentatives du « pourquoi un adulte blogue ». Comme disait Coluche, j’ai écrit ce billet juste pour faire avancer le Schlimibilick. Et vous, pourquoi bloguez vous ?

download Fond musical : Loreena Mc Kennitt – The Mystic’s Dream : d’après l’album « The Mask And Mirror »

Commentaire

Pourquoi blogue-t-on ? — 4 commentaires

  1. C’te bonne blogue (désolé) : c’est la possibilité de pouvoir s’exprimer sur ce qui nous fait réagir, qu’on aime, qu’on déteste, qui nous touche, qui nous enthousiasme, qui nous choque …

  2. pour ce qui me concerne, le blog est venu un peu comme une évidence dans les suites logiques des cahiers d’écolier que je noircissais de coups de coeur, de coups de gueule, de poésies et autre miévreries (je suis un peu douée pour cela…, d’abord donc il s’est agi d’écrire pour soi.. puis, à s’apercevoir que d’autres aiment ce que vous écrivez ou n’aiment pas et argumentent, (ce qui fait grandir), alors vous vous prenez forcément un peu au jeu… et vous continuez…
    voilà simplement.

  3. @Fab: t’es excusé, elle est bonne ta blogue 😉 En gros, tu as été synthétique, mais on est bien d’accord…

    @notreprefleuri: ouaou… tu « bloguais » déjà sur tes cahiers d’école ? Tu étais précoce… Pas moi. Les cahiers d’école, c’était pour les cours. Ça servait à prendre des notes, et à être oublié sitôt sorti de la classe 😉 Donc, il y a longtemps que tu blogues ?

  4. Merci à vous pour cette citation. Je me pose les mêmes questions concernant les blogueurs « adultes ». Et si je salue la qualité de nombre de publications, je trouve aussi les mêmes « travers » ou « tentations » chez eux. N’est-ce pas très humain finalement ?

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