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funambolEt oui, je n’ai pas fini de vous casser les pieds avec mes problématiques d’emails sur mon téléphone portable sous Windows Mobile. Vous avez cru que j’allais me calmer sur ce sujet après ma découverte de z-push, qui semblait être une solution miracle à ma problématique (envoyer/recevoir des courriels avec mon abonnement SFR Pass Surf 2.0 qui n’autorise pas le POP/IMAP/SMTP, juste le HTTP) ?

En effet, z-push fait passer n’importe quel compte IMAP [quoi que...] pour un serveur Exchange (pour les e-mails seulement), ce qui permet d’utiliser le classique ActiveSync fourni avec tout téléphone sous Windows Mobile pour envoyer/recevoir ses e-mails en push. Seulement, cette solution souffre de quelques défauts, découverts après quelques semaines d’utilisation :

  • il faut posséder son propre serveur avec Apache/PHP non bridé dessus, qui tourne 24h/24 (tout le monde n’a pas ça dans sa manche),
  • la partie synchro sur le dit serveur est assez consommatrice de CPU et de RAM (enfin, il faut relativiser, mais pour ma XBox qui n’a que 64 Mo de RAM pour tout faire, c’était un peu lourd),
  • le produit ne fonctionne pas avec tous les comptes IMAP :
    • comme il se synchronise souvent en IMAP, il se fait black-lister par les serveurs intelligents (ce qui est le cas avec un compte GMail : ça marche quelques temps, et au bout d’un moment, GMail détecte le flood en provenance de z-push, et on se fait blacklister),
    • et avec d’autres serveurs, il se synchronise bien, mais il voit tous les messages comme “déjà lus” (on n’est pas alerté lorsqu’on reçoit un nouveau courriel, et on ne sait plus ceux qu’on a déjà lu de ceux qui sont nouveaux).
  • enfin, on sent bien que c’est un produit jeune. Comprenez par là : il manque un peu de stabilité, et plante de temps en temps, surtout à la réception de gros messages…

Mais ça n’est pas à cause de tout ça que j’ai dû chercher une nouvelle solution. En fait, à mon boulot, nous avons migré notre vieille messagerie (MDaemon datant du siècle dernier) vers l’excellentissime solution de messagerie collaborative libre Zimbra, alternative opensource qui n’a pas à rougir face à un Exchange (je vous ferai un billet sur cette solution prochainement). Et comme nous avons opté pour la licence commerciale (qui a quelques gadgets en plus par rapport à la solution full libre), je peux synchroniser mon téléphone Windows Mobile avec cette messagerie du boulot, qui est vue comme un serveur Exchange (et cette fois-ci, pas seulement pour les e-mails, mais aussi pour le calendrier, les tâches, les contacts, etc.).

Or, sous Windows Mobile, ActiveSync ne peut être apparenté qu’à un et un seul serveur Exchange. Si je paramètre ActiveSync avec le serveur Zimbra pour accéder à mes informations professionnelles, je ne peux plus me connecter aussi à mon z-push pour mes emails perso. Et voilà pourquoi je me suis retrouvé à la recherche d’une nouvelle solution de PushMail basée sur des web services.

Vous l’avez compris, c’est là qu’arrive funambol. Qu’est-ce donc que cette solution ? C’est :

  • un ensemble de programmes open sources qui permettent de synchroniser ensemble le carnet d’adresses, les agendas, et les emails entre des clients hétérogènes comme des téléphones sous Windows Mobile, des téléphones compatibles Java Mobiles, des iPhones, des BlackBerrys, des clients lourds Outlook/Thunderbird/Evolution, des comptes POP3 ou IMAP ou Yahoo ou GMail ou AOL ou hotmail (e-mails et contacts, pas encore les calendriers pour l’instant avec ces types de comptes), etc. ;
  • des plugins/connecteurs pour ces composants si nécessaire (connecteurs spécifiques pour Winndows Mobiles/iPhones/BlackBerry par exemple) ;
  • et pour ceux qui n’ont pas de serveur dédié, ou qui ont un serveur type XBox qui leur semble light O:-) , il existe même un service gratuit qui héberge tout ça : my.funambol.

Bon, l’interface web de my.funambol est austère (on n’a pas envie de gérer ses contacts ou ses rendez-vous avec), mais au moins, ça sert de référentiel pour synchroniser tous ces machins bidules que j’ai cité. Et surtout… on dirait que ça marche. Enfin, je n’ai pas encore essayé les choses un peu pointues (par exemple les synchronisations d’évennements qui tuent, genre “tous les premiers xxx du mois, sauf les yyy et zzz” ; souvent, c’est le genre de programmation récurrente avec exceptions que les connecteurs gèrent mal…). Pour les e-mails, on peut paramétrer son adresse d’expéditeur (par exemple, on me voit bien comme emmanuel@desvigne.org quand j’écris, même si je relève une boîte GMail). Seule petite remarque : my.funambol ajoute aux messages sortants une signature “Funambol : mobile open source : http://www.funambol.com“. Mais bon, ça ne me dérange pas tant que ça de faire un peu de pub pour un produit opensource ;-)

Ah, et si my.funambol se révèle mauvais, je pourrai tester un autre serveur funambol gratuit : ScheduleWorld (comme quoi, je n’ai pas fini de vous casser les pieds avec tout ça…).

download Fond musical : Jean-Philippe GOUDE - Attente (de l’album “Ainsi de nous”) : décidément, j’adore cet auteur contemporain… et j’ai plein d’autres de ses morceaux à vous faire découvrir.

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Je vous avais parlé récemment d’une méthode permettant d’avoir du pushmail gratuitement avec un compte GMail et l’offre Pass Surf 2.0 de SFR (connexion wapsfr). Tout allait presque pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf que… :

  • ce système était très gourmand en batterie (une catastrophe) ;
  • et surtout, eMoze ne fonctionne plus depuis 5 jours. Je n’ai pas fait d’investigation pour savoir si le problème venait des serveurs eMoze, ou si c’est SFR qui s’était mis à filtrer cette solution.

Me voilà parti en chasse d’une nouvelle solution de push mail compatible avec une connexion qui filtre tout sauf le protocole http[s].

Première piste : l’offre live.mail2web.com, qui permet d’ouvrir gratuitement un compte Exchange, et de bénficier ainsi du push mail natif de Winows Mobile. Yesss…. ça marche ! Sauf que… malheureusement, quand on reçoit un message et qu’on y répond, le destinataire voit que la réponse provient de notre adresse @mail2web.com, ce qui n’est pas du tout appréciable. Impossible de mettre un replyto différent dans l’offre gratuite (il semblerait que ce soit une des possibilités offerte dans l’offre payante).

Du coup, je me suis dit “mais des fois par hasard, n’existerait-il pas un petit projet libre qui permettrait de simuler un serveur exchange, offrant ainsi le pushmail gratuitement ?”. Une petite requête à google après, le premier lien aura été le bon : un tel produit existe !!! Quelques lignes de code PHP à mettre sur un serveur qui tourne 24h/24. Or… et bien justement, j’ai à demeure une Xbox qui tourne sous Linux, et qui joue parfaitement bien ce rôle. Le nom de ce merveilleux projet : z-push (je viens d’installer la version 1.2RC1 qui fonctionne très bien).

L’installation se fait en deux coups de cuillère à pot :

  1. décompressez l’archive du projet et déposer le dossier z-push dans le répertoire où sont stockés vos pages web sur le serveur (sous /var/www en ce qui me concerne) ;
  2. créez un fichier .htaccess dans ce dossier et assurez-vous qu’il contient les lignes suivantes :
        php_flag magic_quotes_gpc off
        php_flag register_globals off
        php_flag magic_quotes_runtime off
        php_flag short_open_tag on
  3. coté droit d’accès, vérifiez que le serveur web peut bien accéder au contenu de z-push en lecture, et au dossier z-push/state en écriture, ce qui s’est soldé chez moi par un :
        chown -R www-data /var/www/z-push && chmod 777 /var/www/z-push/state
  4. il faut que l’adresse web “http://votre.serveur/Microsoft-Server-ActiveSync” pointe vers le fichier “z-push/index.php“. Chez moi (qui ai apache2), ça s’est traduit par l’ajout de la ligne suivante dans “/etc/apache2/sites-available/default” :

        Alias /Microsoft-Server-ActiveSync /var/www/z-push/index.php

    N’oubliez pas de redémarrer le serveur http pour prendre en compte cette nouvelle configuration (une autre solution qui doit fonctionner consisterait à renommer le dossier z-push en Microsoft-Server-ActiveSync) ;
  5. reste à modifier le fichier de configuration z-push/config.php pour qu’il utilise le serveur IMAP de google comme backend. Voici les modifications à effectuer (en gras, ce qui change) :
        [...]
        $BACKEND_PROVIDER = “BackendIMAP“; // à la place du “BackendICS” initial
        [...]
        define(’IMAP_SERVER’, ‘imap.gmail.com‘);
        define(’IMAP_PORT’, 993);
        define(’IMAP_OPTIONS’, ‘/notls/norsh/ssl‘);

A ce stade, vous avez fini coté serveur. Pour le vérifier, depuis un navigateur, allez à l’adresse : http://votre.serveur/Microsoft-Server-ActiveSync (ou https si vous avez activé le SSL, ce qui est préférable en terme de sécurité) et autentifiez-vous en mettant votre adresse gmail comme login (sans oublier le @gmail.com), et votre mot de passe gmail. Vous devez alors obtenir une erreur “GET not supported - This is the z-push location and can only be accessed by Microsoft ActiveSync-capable devices” (si vous avez ce message, c’est que tout va bien).

Reste à configurer votre mobile (qui doit être sous Windows Mobile 5 AKU2 minimum). Lancez ActiveSync, faire “Menu/Configurer le serveur”. Mettre alors comme serveur le nom de la machine sur laquelle vous avez installé z-push. Cochez (ou pas) la connexion SSL, suivant si vous avez configuré votre serveur web pour être accessible en SSL. Faire “Suivant”. Mettre votre adresse gmail complète (avec le @gmail.com) comme nom d’utilisateur, votre mot de passe gmail, et gmail.com si nécessaire comme domaine. Cliquez sur “Avancer”, vérifiez que tout semble correct, cliquez de nouveau sur “Avancer”. Dès lors, ne sélectionnez que le service “E-mail”. En effet, le projet z-push ne gère pas encore la synchro du calendrier et des tâches (il paraît qu’il gère la synchro des contacts avec KDE/Kontact, mais je n’ai pas testé). Sélectionnez le service “E-mail”, cliquez sur paramètres. Réglez ce que vous avez sous les yeux comme bon vous semble, mais surtout, cliquez sur “Avancés…” pour aller posisionner votre vraie adresse e-mail dans la zone “Mes adresses de messageries” (celle que les gens voient si vous faites un “répondre”). A noter qu’il doit y avoir un bug, j’ai du revenir deux fois remplir cette zone pour qu’elle soit prise en compte.

That’s all, folks. Ca doit fonctionner tout seul. A noter qu’avec les versions récentes d’ActiveSync sous Windows Mobile, vous pouvez aller dans “Menu/Planification…”, et régler si vous souhaitez du vrai pushmail temps réel, ou un “envoyer/recevoir” toutes les N minutes, le tout selon si vous êtes durant les heures de pointes ou les heures creuses (plages qui peuvent être définies elles aussi). Vous pouvez ainsi choisir d’avoir du vrai pushmail la journée quand vous en avez besoin, et seulement quelques “envois/réceptions” pendant que vous dormez, pour économiser les batteries.

download Fond musical : Calogero - Pomme C

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Je vous avais raconté mes déboires avec la fin de ten-mobile et le parcours du combattant pour ouvrir ma ligne sfr. Et bien ça y est, cette ligne est enfin ouverte… Et l’option Pass Surf 2.0 est opérationnelle (enfin, ça a été galère ici aussi, vu que sfr active le contrôle parental par défaut - ce qui fait que rien ne marche-, et qu’il a fallu appeler deux fois le service client pour le désactiver). Résultat : je peux surfer en illimité avec mon mobile. Enfin, officiellement, cette offre n’est pas compatible avec mon QTEK 9100, mais en bidouillant dans la base des registres pour modifier le userAgent du navigateur Opera, tout fonctionne (c’est d’ailleurs ainsi que je fais pour surfer pas trop légalement avec cette même option sur mon eee-pc sous Linux équipé d’un mini dongle blue tooth, mais chuuut ;-) ). En effet, l’option Pass Surf 2.0 ne donne accès qu’aux protocoles http/https, et uniquement via un proxy qui vérifie le userAgent du navigateur, afin de ne laisser passer que les flux à destination des navigateurs de téléphones mobiles (et pas ceux de PC).

Maintenant, pour 12 € de plus par mois, j’avais tout de même trois options en moins que chez ten-mobile. Heureusement, le monde du libre et des freeware m’a bien aidé, et j’ai pu combler cette lacune :

  • tout d’abord, j’aimais bien surfer avec opera-mini (une version light du navigateur opera, fournie sous forme d’applet java, qui télécharge le flux html depuis un proxy retravaillant les informations pour qu’elles pèsent moins lourd et s’affichent mieux sur un téléphone). Et bien, contre toute attente, opera-mini version 4.1 fonctionne sans aucune bidouille (ceci dit, c’est dans l’intérêt de l’opérateur, vu que pour lui, un utilisateur qui navigue avec opera-mini est un utilisateur qui consomme moins de bande passante). Évidemment, ce navigateur est limité sur les sites remplis de java-script ou de flash, mais pour du surf classique, c’est quand même bien pratique et plus rapide ;
  • ensuite, avec ten-mobile, j’avais le push-mail. Bon, ça n’avait jamais trop bien marché, mais tout de même… Et bien là, j’ai découvert emoze, un logiciel gratuit de push mail. C’est : un client à installer sur le mobile, et initialement, il fallait aussi laisser tourner un PC 24h/24 sous Windows avec Outlook et un plugin dessus, l’ensemble servant à rerouter les courriels (ce qui n’était pas très développement durable, vous en conviendrez). Heureusement, les dernières versions d’emoze savent récupérer de façon native les emails depuis les comptes GMail ou Yahoo. J’ai donc rerouté une partie de mes emails sur un compte GMail créé pour l’occasion (pas besoin de recevoir tous mes emails en push, par exemple, j’ai filtré les messages provenant de listes de diffusion), et hop, contre toute attente, ici aussi, tout marche sans bidouille (c’est d’autant plus étonnant que je n’ai pas eu besoin d’activer l’option "use http tunel" ni de renseigner le proxy => je ne comprends pas trop comment un flux de push traverse ce dernier). Un seul petit inconvénient tout de même dans mon cas : emoze crée dans pocket outlook un compte (dont on ne peut modifier les options), qui permet de lire les 8000 premiers caractères du message sans avoir à le regarder avec le webmail. Et là, si je réponds à un message, le destinataire voit mon adresse @gmail.com, et pas mon adresse @desvigne.org. Mais tout ça n’est pas si grave… A noter qu’emoze est un produit commercial, mais qu’il existe aussi une solution libre de push mail : z-push. Mais je n’ai pas encore eu le temps de la tester…
  • enfin, avec ten-mobile, j’avais la possibilité (futile et peu utilisée dans mon cas) de tchatcher avec msn. Encore une fois, la solution existe : eBuddy. Cette solution d’Instant Messaging est multiprotocoles (msn, aim, gtalk, yahoo, etc.), et fonctionne : soit depuis le un navigateur web, soit par le wap, ou mieux encore, en téléchargeant une applet java pour téléphone mobile. Et là aussi, contre toute attente, sans bidouille, ça marche.

Ajoutez à celà que j’ai installé pRSSreader (ici aussi, changer le userAgent dans la base des registres pour que ça fonctionne) pour suivre l’actualité de mes flux RSS, et me voilà paré pour avoir Internet un fil à la patte pendant les vacances ;-)

Fond
musical :

 

 

The Art Of Noise - Paranoïmia : En parlant de musique étrange… ;-)


Jusqu’à début juin, j’étais un homme comblé (enfin, en terme de mobilité hein). J’étais abonné à un opérateur (ten-mobile) qui avait un forfait nickel chrome pour moi : 30 minutes de communication (soit trois fois plus qu’il m’en faut, mais bon, on ne va pas demander la lune non plus), la réception des emails en push, un accès Internet illimité (en surf seulement, avec un navigateur web spécial : opéra mini 3.1, mais c’est déjà pas mal), un forfait 20 SMS, le tout pour.. 16 euros par mois. Bref, le pied.

Et le 2 juin, coup de tonnerre dans le ciel bleu : après quelques rumeurs sur le site communoten, c’est officiellement confirmé : ten-mobile ayant été racheté par orange, et ce dernier ayant un appétit plus démesuré pour remplir les poches de ses actionnaires, c’est la fin des forfaits classiques. A noter pour la petite histoire que si, lorsque vous quittez un opétateur, on vous demande d’envoyer un courrier recommandé avec AR, lorsque c’est l’inverse qui se produit, l’opérateur déroge sans frémir à ses clauses contractuelles, et vous envoie un simple courriel. Quoi qu’il en soit, le message est clair : obligation de passer à une des offres "ten-mobile by oragne". Or, ces nouvelles offres n’ont rien dans leur panier à moins de deux heures de communication. Mais surtout, coté tarifs, rien à moins de 42€ ! Gloups, la pilule est dur à avaler…

Me voilà donc parti en quête d’un nouvel opérateur. Heureusement, ce même site de communoten offre un intéressant comparatif technique et financier des opérateurs proposant une offre d’Internet mobile, et mon choix est fait de migrer vers SFR (faute de mieux… car c’est tout de même 12€/mois en plus que mon ancien forfait, pour moins de service : pas de forfait SMS ni de push mail). C’est le plus petit forfait de communication (une heure tout de même) avec le plus grand quota de surf (500 Mo, ça sevrait suffire avec un téléphone Edge), et quelques ports ouverts pour les principales applets java utiles. Et vogue la galère…

Tout d’abord, pas de portabilité sortante du numéro. La loi impose pourtant à tous les opérateurs cette portabilité. Mais là, ça ne marche que si on migre vers orange (comme par hasard), et pas vers les autres opérateurs. Bon, je ne vais pas porter plainte pour si peu non ? Je broadcasterai mon nouveau numéro quand il sera en ma possession. Et c’n'est pas gagné là…

A ce stade de l’histoire, il faut que je vous raconte la réception de ma puce. Précisons que j’en ai marre d’utiliser ce service idiot de la Poste qui consiste à voir le facteur se casser le nez deux jours de suite à votre porte alors que vous êtes au boulot, même si vous les prévenez que vous serrez absent, et même si vous leur dites qu’ils peuvent laisser l’avis de passage dès le premier jour, que vous pourrez aller chercher le colis le lendemain à midi. Aussi ais-je préféré la livraison dans un relai. Or, vu le réseau employé, le relai le plus proche était une station essence (chez qui, parait-il, on ne va pas par hasard…). Ah, j’allais oublier : pour vous prévenir que vous êtes livré, on vous envoie un email avec un lien qui pointe vers une page en flash… impossible à lire avec un mobile. C’est marrant quand c’est justement un opérateur d’Internet mobile qui vous fait ça. De plus, même depuis un PC, le lien télécharge une page qui contient un lien qui… pointe sur la même page. Bref, obligé d’appeler pour savoir où en est la livraison. Me voilà parti chercher ma carte SIM (je n’ai pas acheté de nouveau téléphone, je ne vais pas me rendre marchand non plus ; aussi, je préfère rester sans engagement, des fois qu’une meilleure offre arrive chez la concurrence prochainement). Dialogue avec le pompiste (je vous la fais "courte") :

  • bonjour monsieur, j’ai reçu un colis SFR au nom de E…, voici ma carte d’identité ;
  • (bref regard sur un listing) non, désolé, je n’ai rien reçu ;
  • vous êtes sûr ? J’ai pourtant appelé SFR à midi, et ils m’ont dit que ce colis avait été livré avant-hier ;
  • ah ben alors il a du repartir, on ne les garde pas longtemps ;
  • !?!? mais, combien de temps les conservez-vous ?
  • 10 jours, après, ils sont retournés à l’expéditeur ;
  • alors, si vous les gardez 10 jours, il n’y a aucune raison que le mien soit retourné au bout de 2 jours… ah, au téléphone, on m’a bien indiqué de vous préciser qu’il pouvait être rangé à mon nom de famille, ou à mon prénom ;
  • (très poli mais agacé, il parcourt à nouveau le listing, où il me semble apercevoir mon nom) non non, j’ai rien ;
  • heuuu… excusez mon impolitesse, mais je n’ai pu m’empêcher de diagonaliser votre liste (qui était à un mètre de moi à l’envers), et il m’a semblé voir mon nom là ;
  • ah oui ! Ah oui mais c’est pas du SFR !
  • ben si, regardez la deuxième colonne, on lit bien SFR ;
  • oui mais c’est pas un mobile, c’est une puce !
  • (j’étais fatigué, mais j’ai su rester très zen… surtout que les clients derrière moi commençaient à piétiner) je ne vous ai jamais parlé de mobile ou de puce, je vous ai parlé de colis, je ne sais pas à quoi leur emballage ressemble…
  • c’est vrai (et le voilà parti dans l’arrière boutique quelques secondes à peine, juste le temps de regarder vite fait une lignée de colis sur une étagère). Non non, ya rien…
  • (à ce stade, le silence et un un regard qui montre une grande détermination ont suffi à lui faire comprendre que je ne quitterais pas les lieux sans mon colis, ou sans l’avoir vu retourner toute l’arrière boutique) ;
  • (par dépit, il décolle le code barre, et le colle sur son pouce ; ça doit être son arme fatale pour être plus efficace dans la recherche de paquet ; et cette fois-ci, il prend la peine d’écarter chacun des colis… ce qui semble être une tactique payante, le mien étant trouvé en 10 secondes) tenez, le voilà !
  • (formule de politesse d’usage, et me voilà parti…).

Me voilà avec ma carte SIM dans le téléphone, et… un message : "ligne bloquée, entrez le code" ! Quoi, ils m’envoient une puce sans avoir ouvert de ligne dessus… Grrr… Je lis la doc : deux solutions pour ouvrir la ligne. Par téléphone (ce qui est toujours pratique quand on a pas de ligne justement), ou par courrier papier, avec délais de 5 jours ouvrés à la réception du courrier (autant dire deux semaines avec les délais de la Poste et les week-end). Étonné qu’à l’heure d’Internet, ils n’aient pas proposé la diligence ou le pigeon voyageur, j’opte pour la version "j’appelle un ami". Et là, c’est un "heuuu oui, désolé, on a eu une panne informatique" (ahhhh, l’informatique… Phlippe Bouvard disait que l’ordinateur est un appareil sophistiqué auquel on fait porter une housse la nuit en cas de poussière et le chapeau durant la journée en cas d’erreur). "Je ne retrouve pas votre dossier. Il vous faudra effectuer la procédure papier. Si vraiment vous êtes pressé, rappelez en fin de semaine, l’informatique sera réparée"… Jeudi, même discours, et vendredi, on m’a laissé entendre que l’informatique n’étant pas une science exacte (si j’étais mauvaise langue, je rajouterais "surtout depuis la naissance d’un certain Bill Gates"), il valait mieux faire confiance à la procédure papier, qui devait suivre son cours… ZZZzzz… ZZZzzz… ZZZzzz…

Et oui, nous sommes en 2008, à l’heure d’Internet, à l’heure où les CPU ont des fréquences qui se comptent en GHz, à l’heure ou les réseaux haut-débits nous font miroiter des Térabits/s… Et bien malgré ça, la Poste, avec ses services idiots et sa célérité relative, continue de sauver le monde, tout comme les formulaires papiers, qu’on remplit à la plume d’oie, et qui sont ressaisis par des personnes au travail non enviable et peu rémunéré. Pauvre humanité…

Bref, promis, sitôt que ma ligne est ouverte (c’est à dire pas maintenant), je vos envoie mon nouveau numéro…

Fond
musical :

 

 

Paul Simon - You can call me al : J’ai l’humeur légère ces temps-ci en terme de goûts musicaux…


Récemment, je vous racontais mes déboires pour recevoir des e-mails sur mon QTEK 9100 et l’offre TEN-mobile. Bon, ça y est. Voici l’épilogue de mon histoire avec Ten :

  • le 14 septembre, un technicien de Ten m’appelle. Il me propose une manipulation : remise à 0 de mon GSM. Une troisième fois ! en fait, le technicien en question avait besoin de passer le dossier aux techniciens de niveau supérieur. Et pour ça, il avait besoin de démontrer que lui ne pouvait plus rien faire à son niveau, que tout avait été tenté (et qu’entre autre, ça ne pouvait pas venir de mon GSM qui aurait été mal configuré). J’ai joué le jeu, ça ma coûté une nouvelle soirée à tout réinstaller par la suite.
  • le 26 septembre, alors que mon courrier recommandé avec AR était prêt (j’allais jeter l’éponge) : je reçois un e-mail ! J’écoute ma boîte vocale : ce même technicien m’expliquait que les supers techs « étaient arrivés à faire causer au moins une fois le serveur qui interroge régulièrement les serveurs POP3 avec celui que mon GSM interroge ; pour tous les autres clients qui ont eu le même problème que moi, quand les supers techs arrivent à faire ça, après, ça marche » (sic). Les connaisseurs noteront la clarté de l’explication technique…

Et alors, la conclusion, maintenant que ça marche [enfin] ?

  • Tout d’abord, parlons téléphonie : j’avais une offre à 17 euros pour 45 min. par mois chez SFR, après 3 ans d’ancienneté (ils ne m’ont même pas fait de cadeau pour mes 3 ans chez eux : c’est vrai que chez SFR, je ne suis qu’un « compte bloqué », entendez par là « pas grand chose » ; seuls les « clients aux forfaits SFR » ont un peu de considération). Bref, ça faisait 38 centimes/min. Ici, je paye 43 centimes de la minute… C’est cher (ceci dit, le forfait 1 heure chez Ten est à 22 euros, ce qui nous ramène au prix de mon compte SFR). Mais vous l’aurez compris, je téléphone très peu ;
  • Coté service : TEN est une catastrophe. Impossible de connaître sa consommation (il paraît que c’est en cours), pas de report des minutes non consommées (chez SFR, j’étais arrivé à cumuler près de 100 euros de crédits de communications, vu que je consomme peu ; c’est bien pratique, ça fait une réserve pour les vacances, les futures pannes freebox qui arriveront bien un jour…). Chez TEN, ce qui n’est pas consommé est perdu. Pour ce qui est des autres services (portail web personnalisé, qui permet par exemple d’envoyer des SMS via le Web - ce qui est pratique -, ou prêt de mobile en cas de panne, etc.) : chez TEN, c’est le désert.
  • Coté réseau : l’offre TEN s’appuie sur le réseau Orange de France Telecom. Aussi, à priori, rien n’à redire. En pratique, comme pour l’heure, je n’ai pas quitté Nancy, ça marche forcément très bien. Ah si, une chose tout de même : j’ai un réseau « EDGE » (alors qu’avec SFR, je n’avais qu’un réseau GPRS). Mais au prix du surf chez TEN, on n’a pas envie de tester longtemps ;
  • Justement, le surf : chez TEN, 5 centimes les 10 Ko, ou si vous préférez, ~7,5 euros pour transférer le contenu d’une disquette. Blups ! Pour un opérateur qui se dit orienté Internet, c’est vraiment beaucoup. Ceci dit, chez SFR, c’était officiellement indisponible avec l’offre "mon compte" (il fallait pirater le proxy WAP pour surfer au prix du Wap).
  • Pour les SMS et MMS : ça ressemble, en terme de tarif, à ce qui se fait chez tout le monde. A un détail près : les coûts ne sont pas retirés du forfait (comme chez SFR), mais facturé en plus du forfait. Autrement dit, on perd les minutes non consommées, et on paye les SMS, MMS, connexions Web/Wap en plus !
  • Les e-mails : c’est vraiment, à mon sens, le seul intérêt de l’offre. 6 euros par mois, en illimité. Enfin… illimité… avec une contrainte de taille : la taille des e-mails doit être inférieure à 50 Ko. De plus, en réception, seules les images JPEG passent ! Un document ZIPé, même s’il ne pèse que 30 Ko, ne passera pas ! Pour le reste, avouons que ça ne marche pas trop mal : un serveur Ten interroge les serveurs pop3 de vos boîtes aux lettres (3 au maximum) toutes les 30 minutes. Puis, notre mobile récupère les messages via le protocole POP3 également, en GPRS (la connexion reste ouverte, ce qui consomme un peu plus de batterie, mais pas tant que ça finalement). Ah, j’allais oublier : à l’émission, Ten ajoute obligatoirement une signature à votre message : « Envoye depuis mon mobile Ten » qui ne fait pas sérieux pour un service payant.

Comment conclure : l’offre Ten est unique (c’est la seule offre grand public qui permet d’emmener sa messagerie électronique partout pour seulement 6 euros/mois, mais avec des contraintes). Les personnes intéressées peuvent aussi avoir MSN messenger en illimité (avec là aussi une contrainte technique : impossible d’utiliser MSN messenger pourtant disponible de base dans le QTEK, mais un client écrit en java, client réputé lourd et moins pratique que le client Microsoft). Ca coûte aussi 6 euros par mois (seulement 8 euros au total pour avoir MSN et e-mails). Si ce besoin d’e-mail ou de MSN vous impose le choix Ten, et si vous faites ce choix en toute connaissance de cause, vous ne serez pas déçu : ça marche. Ca peut aussi être une solution pour avoir un excellent téléphone mobile à bas prix, si vous acceptez deux ans d’engagement (un QTEK 9100 à 150 euros, c’est alléchant). Personnellement, j’ai préféré acheter le mobile d’occasion, pour ne pas être engagé avec un opérateur. Sinon, si vous cherchez juste une offre téléphonique : passez votre chemin. L’offre Ten est bien trop jeune, incomplète, et coûteuse.


Il y a peu, j’ai fait l’acquisition (d’occasion, le prix neuf reste élevé) d’un joli « smartphone » (comprenez Pocket PC/PDA avec clavier intégré qui fait téléphone mobile, caméra, appareil photo, WiFi, BlueTooth, InfraRouge, Internet, e-mail, lecteur MP3, lecteur DivX, qui contient une version light de Word, Excel, et même un viewer PowerPoint et PDF, téléphone IP (SIP), client ssh, VNC, RDP… enfin tout sauf le café) : le QTEK 9100.

Jolie bête, mais on se sent vite frustré quand on se rend compte qu’on l’utilise uniquement comme téléphone mobile.

La suite de cet article, si vous avez la patience de la lire, vous racontera comment s’est déroulée ma nouvelle mission : trouver un autre abonnement que mon compte bloqué SFR pour pouvoir profiter pleinement de ce joli joujou (comprenez : une offre avec une connexion GPRS ou EDGE à prix raisonnable).

Première étape : faire le tour des opérateurs historiques.

1) SFR : il existe bien un compteur Web, mais : il n’est pas donné, et en plus, c’est une option qui ne peut être activée que sur les forfaits. Pas sur mon compte bloqué ! N’y voyez aucune contrainte technique, c’est juste un choix commercial. Or, comme mes besoins en téléphonie mobile sont limités (quelques minutes par mois), je ne vois pas ce que je ferais avec un forfait.

2) Orange : Idem : compteur web, cher, ou forfait 3 Mo avec un prix du Ko en cas de dépassement qui fait frémir.

3) Bouygues Télécom : mention spéciale pour cet opérateur. Avant l’été, j’avais dealé avec le magasin Bouygues, et on avait trouvé une offre « relativement acceptable » : mini forfait à 17 euros, + forfait 5 Mo pour 3 ou 4 euros supplémentaires. Ca n’était pas le pied, mais c’était mieux que rien. De retour de vacances : tout à disparu. Exit le mini-forfait à 17 euros. Maintenant, le mini forfait est sponsorisé par TF1, et il vous en coûtera 19,90 euros ! Trois euros d’augmentation en un mois, dont le seul avantage est de pouvoir recevoir les infos de TF1 (ce dont je me moque éperdument). Quant à l’option « data » : ah non, on a du mal vous renseigner, elle n’existe pas !!! En fait, Bouygues a misé sur une technologie propriétaire, l’i-mode. Et elle est évidemment incompatible avec les protocoles ouverts standards, donc, avec mon QTEK9100. Sur les forums, on trouve des bidouilles qui permettent, en masquant l’id du navigateur Web, d’utiliser le proxy i-mode pour surfer avec cette techno. Mais ça reste une bidouille, qui ne marche que pour le http/web. Elle ne marche pas avec les autres protocoles, et je ne souhaite pas m’engager pour un an, si, demain, Bouygues bride son proxy pour que la bidouille ne fonctionne plus. Ah oui, dernier détail croustillant : j’ai appelé 3 fois le service commercial pour comprendre pourquoi l’offre data qui était au catalogue avant les vacances avait disparu, à chaque fois, on m’a mis en attente le temps d’aller se renseigner… avant de me raccrocher au nez. La première fois, on pense à une erreur. A la troisième… Le courrier que j’ai écrit au service client suite à ces trois appels est resté sans réponse. Ca donne envie de s’abonner chez eux.

Bon, ben voilà. Du coté des opérateurs classiques, rien. Coté MVNO (opérateurs de réseau mobile virtuel, qui font une offre en achetant de gros volumes de communication à Orange ou à SFR – Bouygues ne veut pas être prestataire –) : pas grand chose.

Seul opérateur innovant : TEN-mobile, qui propose l’e-mail illimité. En attendant le surf illimité, voire le SIP sur EDGE (comment ça je rêve), on s’en contentera. D’autant que l’offre à 1/2 heure de communications + e-mails me revient à 19 euros/mois. A peine plus que mon actuel compte bloqué SFR. Et c’est sans engagement, vu que je possède déjà le mobile qui va bien. C’est parti pour l’aventure…

Et en guise d’aventure, c’en est une ! Je vais essayer de résumer de façon le plus synthétique :

1) abonnement le 3 août 2006 par téléphone. L’opérateur, poli et courtois, m’annonce un délai de livraison de 5 jours maximum ! Cool.

2) 8 août : prélèvement de 9 euros sur ma carte bleue (comme convenu ; c’est la promo du moment, je paye les frais de livraison de la carte, mais pas les frais de dossier et tout le reste qui aurait dû se monter à 15 euros en plus de ces 9 euros). Je ne le savais pas encore, mais les 5 jours de livraison, c’est à partir de cette date (+/- 24 ou 48 heures, le temps que ma banque envoie l’AR de ce versement à TEN). Ce qui fait une date de livraison théorique du 15 août grand max.

3) je vous passe la première salve d’appels au service clientèle à compter du 15 août. Je finis par tomber sur une responsable qui comprend que ma commande n’avait jamais été validée… Il faut commander une nouvelle puce chez Orange (enfin, pas une nouvelle, vu que je n’en ai jamais eu ; mais pour eux, la procédure est la même que quand on commande une nouvelle puce). Et on est reparti pour 15 jours…

4) 1er septembre : j’appelle une Nième fois : toujours rien, ils ne savent même pas me dire quand ça partira, ma carte n’étant même pas arrivée « à la logistique ». Et pourtant, le soir même, je trouvais la puce dans ma boîte aux lettres (sans le contrat qui va bien, qui aurait dû suivre, mais bon). Je me doutais bien que c’était louche ça.

5) 2 septembre : j’appelle (procédure normale) pour avoir mon code PIN, et les instructions. Le code PIN a l’air d’être le même pour tout le monde (1010), et les instructions sont simples : connecter le GSM, mettre la puce dedans, et attendre un SMS qui donne la marche à suivre. C’est louche ça : toute la configuration dans un seul SMS (160 octets max.), ça me semble light. De plus, mon QTEK9100 ne trouve pas le réseau. Etrange… Je rappelle : ça va arriver. De nouveau le soir : ça va arriver…

6) et ça sera ainsi les jours suivants : malgré 2 à 3 appels par jour, personne n’est capable de me donner une explication ! Mon mobile ne trouve pas le réseau.

7) le 6 septembre : un opérateur un peu plus déluré que la moyenne trouve l’explication (il faut dire que je l’ai mis sur la voie : je lui ai demandé mon numéro de ligne) : aucune ligne n’a été ouverte sur la carte SIM !!! Blups ! Ils ont commandé une puce sans ligne ! On est reparti en stand by… 24 à 48 heures (max) de délai.

8) le 8 septembre, toujours pas de ligne, alors que les 48 heures sont passées. J’appelle (plusieurs fois) : heuuu, ben on sait pas. Lors d’un de mes appels, j’apprends qu’une erreur a été faite par Orange. On est reparti pour 48 heures.

9) le 10 septembre : ça y est, mon QTEK trouve le réseau ! Je connais enfin mon numéro de téléphone ! Aurais-je [déjà] fini mon aventure… et bien non. Si vous avez tout suivi, vous devez vous rappeler que je dois recevoir un SMS magique qui doit me résumer comment tout configurer en 163 octets non zipés.

10) 11 septembre : après plusieurs appels (je vous expliquerai tout à l’heure pourquoi il faut toujours appeler plusieurs fois), on m’explique que dans mon cas, comme mon téléphone ne vient pas de chez TEN, ça n’est pas un SMS que je dois recevoir, mais un e-mail (ah ben j’savais bien que c’était trop petit un SMS !). A ce stade, il faut que je fasse une pause dans mon historique pour vous expliquer un peu la technique. En fait, il faut paramétrer 3 connexions GPRS :

  • une connexion pour envoyer/recevoir les MMS,
  • une connexion pour surfer sur le net, à 0,05 euros les 10 Ko (l’arnaque), et surtout, pour télécharger les utilitaires de TEN qui permettront de configurer le relais POP3 (Cf. explications ci-dessous),
  • et une connexion non facturée, utilisée par le client mail pour envoyer/recevoir les e-mails dans le cadre de mon forfait.

Une fois ces trois connexions paramétrées, on doit se rendre avec le QTEK sur le site http://pocket.ten-mobile.fr/ afin de télécharger les logiciels propriétaires de TEN (n’y allez pas depuis Internet, ce site n’est accessible que depuis la connexion Internet GPRS de TEN). Le petit logiciel téléchargé (disponible ici) est en fait un petit client, qui met à jour un serveur relais chez TEN. Avec ce client, on peut configurer 3 connexions POP3 sur le serveur relais. Ce serveur relais va interroger toutes les 10 minutes (délai à vérifier) les 3 comptes POP3, filtrer vos e-mails avec un anti-spam. Ainsi, quand vous faites envoyer/recevoir avec votre QTEK, il n’interroge que ce serveur relais. Ce serveur relais (pop.go.ten-mobile.fr) n’est lui aussi accessible que depuis le réseau TEN.
Remarque : il y a aussi deux autres utilitaires sur le minisite web http://pocket.ten-mobile.fr/ : un client pour les messageries hotmail (non POP3, qui ne me concerne pas), et une applet JAVA qui simule un MSN-Messenger pour ceux qui ont choisi l’offre « MSN illimité » (ça n’est pas mon cas). Ne me demandez pas pourquoi cette offre utilise une applet Java assez critiquée sur les forums, et pas le Pocket MSN fourni de base avec le QTEK9100.
Revenons à nos moutons. Si vous avez suivi, j’en suis au stade où je dois configurer les 3 connexions GPRS. Pour ce, j’ai reçu un e-mail du service client de TEN, après les avoir harcelé plusieurs fois au téléphone. Voici le contenu du message :

<< Cher Monsieur DESVIGNE,
Ci-joint un fichier qui devrait vous permettre de réinstaller la configuration Ten sur le Qtek.
Voici la procédure à suivre après la manipulation à réaliser sur le Qtek que nous vous communiquerons par téléphone :
1. Copier à partir du PC le fichier joint via le cable USB et le logiciel ActiveSync
2. exécuter le fichier sur le téléphone
3. Redémarrer le téléphone
4. Se connecter à Internet sur le portail : http://pocket.ten-mobile.fr
5. Télécharger les applications Ten :
- Assistant de configuration
- MSN Hotmail
- MSN Messenger
>>

Le fichier en question est un fichier TEN_9100_V04.CAB (que je mets en téléchargement ici si ça intéresse quelqu’un). Ah… je ne vais donc pas configurer les connexions manuellement : c’est ce fichier CAB qui va le faire pour moi. Je n’aime pas trop, mais bon… Je lance le fichier CAB, je redémarre et… ma page d’accueil de Pocket Internet Explorer a changé : on me propose de cliquer sur le lien http://pocket.ten-mobile.fr/
Je m’exécute, et que lis-je : tentative de connexion à « Wap SFR ». Blups ! Je vérifie : les 3 connexions GPRS ne sont pas configurées. Seule mon ancienne connexion de chez SFR est là.

11) re-appelle service technique : « Ah, je suppose que dans l’e-mail, ma collègue ne vous a pas expliqué qu’il fallait faire un hard reset de votre téléphone pour que le fichier CAB soit activé ? ». Blups !?!? Pour ceux qui ne connaissent pas, le hard reset, ça veut dire « retour en configuration usine ». Plus de logiciel, plus de carnet d’adresse, etc. Je demande s’il n’est pas possible de ne pas utiliser le fichier CAB, et de configurer les connexions manuellement. Réponse : « oui, ça doit être possible. Mais comme on n’est pas trop habitué au QTEK, on ne connaît pas bien la procédure ». C’est pas grave, passez-moi les infos, on verra bien. Réponse : OK, on fait le point, on vous rappelle.

12) Pendant ce temps, je décompresse le fichier CAB. Et que vois-je dedans : un fichier XML (disponible ici), qui semble décrire toutes les infos que le programme d’installation doit utiliser pour modifier la base des registres. Tout y est : nom des points d’accès, proxys, etc.

13) Je paramètre les 3 comptes GPRS : ça ne marche pas (il faut dire qu’à la lecture du fichier XML, j’avais un doute sur le paramètre proxy). Coup de bol : j’arrive à joindre le même technicien. Il ne connaît toujours pas toutes les informations, mais comme il me dit avoir sous la main un téléphone bien configuré, je n’ai qu’à lui dicter les menus et autres onglets où aller, et il me donne les infos qu’il lit à l’écran. Et en effet, j’avais mis un proxy de trop.

14) Ouaiiii ! Youpiiii ! J’arrive à établir la connexion GPRS ! Seulement arrivé sur le http://pocket.ten-mobile.fr/, le site me dit « votre mobile n’est pas compatible avec l’offre TEN ». Blups ! Aïlle… C’est un peu ce que je craignais. Quand j’étais chez SFR, pour surfer sur le Wap/Web (ce qui est théoriquement impossible avec un QTEK9100), j’avais utilisé une combine qui masque l’identifiant du navigateur Web (même bidouille que déjà décrite pour surfer avec un compte i-mode). Or, j’ai oublié quel était l’identifiant qu’il y avait à l’origine dans la base des registres. Et google ne m’est d’aucun secours. J’essaie plusieurs choses, sans succès. Je dois donc me résigner à faire un hard reset de mon engin (après sauvegardes, évidemment).

15) Exécution du fichier CAB, puis hard-reset : ouf ! Cette fois-ci, ça y est : les 3 connexions GPRS sont installées de base (mais j’étais arrivé à le faire à la main). Et surtout, je peux télécharger le client qui me permet de configurer les trois clients POP3 sur le serveur relais de TEN. Le logiciel, en plus de configurer ce serveur, crée dans mon client e-mail un compte pop qui permet à mon QTEK de récupérer mes messages depuis le serveur relais. Premier test : envoi d’un message depuis le QTEK : ça marche ! Je remarque en passant que le serveur SMTP relais de TEN ajoute automatiquement une signature « Envoye depuis mon mobile Ten ». Ca ne fait pas très pro ça… Mais, par contre, je n’arrive pas à recevoir de message. J’essaie avec plein de comptes POP3 (dont certains, hyper classique, comme ceux que j’ai chez free) : ça ne marche pas.

16) le 12 septembre : plusieurs appels au service client avant qu’on me passe un technicien (tien, le même que celui qui m’avait donné un coup de main pour le proxy de la connexion GPRS) : ah oui, M. Desvigne (sans « S » à la fin du nom, je me souviens). Je lui explique que j’arrive enfin à tout configurer, à tout installer, mais que si j’arrive à émettre des messages, je n’arrive pas à en recevoir. J’ai pourtant attendu une nuit (au cas où il faille un délai), j’ai essayé avec plusieurs comptes POP3, mais rien n’y fait. Réponse : « écoutez, j’ai devant moi une pile d’appels qui ont le même problème. Je vais faire remonter cette information à nos services, manifestement, il y a un problème sur nos serveurs ».

Fin de l’histoire. Ca ne marche pas. TEN ne peut pas me dire pourquoi. Et je ne sais pas quand ça sera réparé.

Au final, un mois et demi d’attente, pour :

  • erreur de commande de la carte SIM,
  • oubli de l’activation de la ligne,
  • impossible de me donner les informations qui me permettent de configurer les 3 connexions GPRS manuellement,
  • obligation d’utiliser un fichier CAB qui ne fonctionne que si on remet à zéro le mobile,
  • tout ça pour pouvoir émettre des messages, sans en recevoir.

Il faut vraiment être super hyper motivé pour vouloir essayer cette offre. Evidemment, je suppose que les gens qui n’ont pas commandé simplement une carte SIM, mais qui ont pris un pack tout configuré n’ont pas nécessairement eu tous ces problèmes.

Ah oui, et je n’ai toujours pas reçu mon contrat. De là à ce qu’ils me coupent la ligne parce que je n’aurai pas retourné mon contrat dûment signé (et pour cause, je ne l’ai pas reçu…).

J’ai promis de vous expliquer pourquoi il fallait appeler plusieurs fois pour un même problème :

  • tout d’abord, les télé-opérateurs du service client ne connaissent rien à rien à la technique. Ils ne font que suivre les procédures. Et quand votre cas atypique sort de la procédure, ils sont perdus. Si certains télé-opérateurs essaient de chercher ce qui se passe, les autres (plus nombreux) manquent cruellement de réactivité et d’initiative. Il ne faut pas hésiter à appeler plusieurs fois pour tomber sur un opérateur débrouillard ;
  • les réponses toutes faites pour se débarrasser de vous sont « patientez, ça va se résoudre tout seul au bout de quelques jours » (avec quelques incantations peut-être ? Faut-il brûler un cierge aussi ?), ou encore « appelez demain : aujourd’hui, il n’y a personne, mais demain, il y aura des techniciens compétents pour résoudre votre problème », ou enfin « je transmets, et on vous rappelle »). Surtout, ne croyez pas cette dernière phrase. Je l’ai entendue au moins 15 fois. Seul un opérateur m’a appelé (et aussi le technicien qui m’a dépanné sur les connexions GPRS).
  • quand, au bout du fil, on vous dit « c’est la première fois qu’on a ce problème », ça n’est pas très bon signe. Dans ce cas, il faut appeler plusieurs fois. A chaque fois, on arrive, en harcelant, à obtenir quelques bribes d’informations. Au bout de quelques appels, on recolle les morceaux. Il ne reste plus qu’à expliquer à l’opérateur ce qui doit se passer, et lui dire ce qu’il faut faire (c’est comme ça que j’ai fait pour être livré de ma carte ; sinon, je serais encore en train d’attendre auprès du service logistique, qui n’était au courant de rien me concernant).
  • par contre, quand on vous dit que le problème a déjà été rencontré plusieurs fois aujourd’hui, on peut garder espoir. On pense qu’on se sent moins seul.
  • ne pas hésitez non plus à demander à parler à un responsable ou à un superviseur. Quand, malgré plusieurs appels, vous n’arrivez pas à trouver un opérateur compétent, c’est parfois la solution. Dans ce cas, on vous met en attente. C’est le même opérateur qui reprend la conversation, mais vous pouvez être sûr que le superviseur en question est à l’écoute (sans que vous en soyez informé comme la loi le prévoit d’ailleurs). La preuve : si la discussion tourne en rond, comme il semblerait que les télés-opérateurs ont pour consigne de ne pas raccrocher au nez du client (contrairement à ce qui se passe chez Bouygues ;-) ), le superviseur reprend la conversation (bonjour Florence ;-) ).

En conclusion : comme il n’existe pas d’autre offre équivalente pour l’instant sur le marché français, j’ai joué le jusqu’auboutiste avec TEN. Vous voyez ce que ça m’a coûté comme énergie, comme temps, et comme coups de fils. Remarquez que TEN est un opérateur jeune. Laissons-les s’améliorer. Maintenant, je pense qu’il était utile que tout le monde sache ça avant de tenter l’aventure « TEN – offre sans engagement, carte SIM uniquement ».