Publications ayant comme libellé ‘Economie’

La majeure partie de l’énergie qui nous réchauffe, qui anime nos machines-outils, qui nous transporte sont des énergies fossiles non renouvelables : pétrole, charbon, gaz naturel, etc. L’immense majorité du pétrole a été créée lors du silurien (il y a plus de 415 millions d’années), du jurassique (il y a plus de 145 millions d’années), et du crétacé (il y a plus de 66 millions d’années). Idem pour le gaz naturel.

Bref, il aura fallu plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de millions d’années pour constituer le stock d’énergie fossile tel qu’il était au démarrage de l’erre industrielle. Or, au rythme où progresse notre consommation, même les spécialistes les les plus optimistes estiment que les réserves de cette forme d’énergie ne devraient pas nous permettre de tenir encore plus d’un siècle (et probablement moins). Autrement dit, nous aurons brûlé en moins de 300 ans ce que la nature aura mis plus de 100 millions d’années à constituer.

Par ailleurs, en terme d’économie, Augustin Cournot et ce brave Alfred Marshall (qui, contrairement à ce que je pensais — je viens de vérifier — n’est pas l’auteur du plan du même nom) nous ont expliqué que lorsqu’un besoin est créé auprès des consommateurs, si les commerçants vendent le produit désiré trop cher, la consommation ne décolle pas (et les stocks s’accumulent, ce qui n’est pas bon pour le business ; sans compter que la concurrence ne resterait pas les bras croisés). Inversement, si le prix de vente est trop bas, le produit se vend comme des petits pains, et la production n’arrive pas à suivre, ce qui représente un bon manque à gagner (théorie de l’équilibre partiel). Ceci est vrai aussi pour les matières premières (concept populaire du « ce qui est rare est cher »).

Or, voilà que nos énergies fossiles sont consommées au bas mot 300′000 fois plus vite qu’elles sont produites. Elle aurait donc un bug, la théorie des pères de l’économie de l’offre et de la demande ? Non, l’explication est simple. On pourrait penser que ça vient du fait qu’on a longtemps spolié nos colonies. Mais en vérité, vendre l’énergie au prix fort pour que sa création équilibre sa consommation nous ramènerait dans un monde moyen-âgeux, où le carbone sous forme de houille serait bien plus cher que le plus beau des diamants (vous vous imaginez mesdames avec un bout de charbon autour du coup ;-) ). Et ça, ça ne ferait pas l’affaire des milliardaires qui possèdent le monde.

Bref, tout ça pour dire que non, nous ne payons pas l’énergie fossile à son vrai prix (nous en sommes fichtrement loin même). Alors, quand on essaie de me faire croire que l’énergie renouvelable est hors de prix, ou que l’isolation des bâtiments est une plus-value inacceptable… désolé, j’ai dû mal me retenir de rire (ou de pleurer).

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Assurément, ça y est, c’est la crise. On nous la promettait depuis des lustres, qu’elle soit systémique et profonde, ou qu’elle soit passagère, ses effets se font sentir : les boîtes se débarrassent des esclaves emplois précaires (bye bye les intérims). Et ça n’est qu’un début…

Devant cette crise, on remarquera plusieurs attitudes :

  • l’attitude jugée courageuse (rrrhhmm rrrhhmm) de certains hommes de droite, qui disent qu’il faut laisser faire le capitalisme, et qu’il faut tout au plus réglementer un peu ici et là, surtout du coté des paradis fiscaux (ce qui nous arrange plutôt pas mal, ça mettrait fin à l’hémorragie de la fuite des capitaux), ou qui pensent qu’il faut mettre fin au dollar roi (qui a dit pourquoi pas l’euro ?) ;
  • l’attitude cacophonique du PS qui ouvre son congrès demain. Ce que j’ai retenu des dernières motions pour lesquels les enrôlés ont [presque] massivement voté ? Il faut changer de système pour un modèle plus juste, pour un modèle qui inclut le progrès social. Heuuu… Oui d’accord, mais en pratique, c’est quoi ce modèle ? Quelqu’un a une idée ? Non mais parce qu’il y a un siècle, l’idée économique (à laquelle j’adhère de principe) du PS était de dire « mettons de l’argent [public] dans des grands projets/travaux, ça créera des emplois, les gens toucheront un salaire,  dépenseront cet argent, qui sera l’essence de la pompe capitaliste, qui va alors se réamorcer, et ça relancera l’économie ». Franchement, j’ai toujours trouvé cette idée assez lumineuse. Seulement voilà, au delà de l’esthétisme, il y a un principe de réalité : ça ne marche pas ! Je ne suis pas économiste, et c’est dommage, j’aimerais bien comprendre pourquoi. Mais force est de constater que ça été testé à de nombreuses reprises : ça permet en effet de faire vivoter quelques familles, mais ça ne relance pas l’économie. Le front populaire n’est jamais arrivé à sortir notre monde occidental de la crise. C’est une belle guerre qui l’a fait. La où je voulais en venir, c’est que depuis cette fausse bonne idée, le PS n’a jamais proposé d’autre modèle économique/financier qui tienne la route ;
  • sinon, on voit ressurgir les idées de gauche (les vraies) : il faut faire dans le social. Je reconnais, c’est tentant. Sur le papier, ça marche. La solidarité, arrêter de penser à soit en s’en mettant plein les poches, penser aussi aux autres… Seulement voila. Ici aussi, principe de réalité : l’Homme n’est pas philanthrope. C’est un animal social, qui éprouve de la pitié. Alors, donner un peu à manger au gars qui meurt de faim au coin de la rue, OK. Mais accepter de partager ses ressources pour que tout le monde vive avec à peu près avec le même niveau de richesse : peu sont prêts à le faire. Rappel : PIB mondial divisé par nombre d’habitants égal à 437 €/mois (chiffres de 2004). Alors, je repose la question, combien sont prêts à vivre avec 437 €/mois ? L’Homme est social, un peu, mais il est aussi individualiste. En gros, il y a tout d’abord Moi, puis Ma Famille, mes proches, un peu les autres qui ne sont pas trop loin… et le reste du monde n’a qu’à se débrouiller. Ça n’est pas un hasard si les applications des modèles communistes n’ont jamais marché. D’accord, on va me dire que c’est parce qu’ils n’ont jamais été bien appliqués. Qu’ils ont été utilisés par des dirigeants totalitaires… Oui, mais enfin bon, qu’on me montre un endroit au monde où ça marche. D’accord, dans quelques villages isolés, au milieu de la savane ou des forêts vierges (qui disparaissent), ça fonctionne plus ou moins. Mais sitôt qu’on élargit l’échelle : il y a toujours un ou deux malins qui profitent du système, et même si ça n’est pas la majorité, ça suffit à tout faire partir en vrille.

Alors c’est tout ? C’est fini ? Il n’y a vraiment plus aucune utopie en laquelle croire ? Personne n’est capable d’imaginer un modèle de vie, un modèle social, un modèle économique (j’utilise ce mot, mais on peut le changer) qui prenne en compte l’aspect social de l’être humain, mais aussi (parce qu’il est ainsi), sa composante non négligeable d’individualisme ? Les seuls qui pourraient (peut-être, même pas sûr) seraient les anarchistes. Mais il paraît qu’ils sont occupés à casser les caténaires du TGV (à moins que ça, ce soit de la propagante de MAM). Alors quoi, personne ?

download Fond musical : Eddy Mitchel – Il ne rentre pas ce soir : Chanson qui reviendrait d’actualité ?

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Les grands manitous de l’économie l’avaient prédis depuis plus de 2 ans : la crise économique que nous vivons actuellement semblait inéluctable. Oui, mais pourquoi ? Quelle en est l’origine ?

Je ne suis pas économiste. Aussi, le principe du troc, ça me semble intuitif. Penser qu’on a ensuite remplacé le troc par des transactions basées sur de « l’argent« , qui symbolise une quantité de quelque chose de rare et précieux (des fèves de cacao — miam –, de l’or, etc.), je veux bien le comprendre. Mais ensuite, qu’il existe plus d’argent que d’or, ça me semble déjà moins limpide. Et qu’enfin, on puisse, comme c’est le cas actuellement, baser la notion d’argent sur… rien ou presque (sur des créances d’emprûnts), alors là, pour moi, c’est de la science extra-terrestre. Dès lors, comment répondre à des questions comme « pourquoi les gouvernements ne battent plus monnaie ?« , ou « qu’est-ce que l’argent aujourd’hui si ça ne symbolise plus de l’or ? » ? Ou enfin « d’où vient la crise actuelle ?« .

Si vous vous posez les mêmes questions sans pourvoir vraiment y répondre avec précision, rassurez-vous. J’ai trouvé une petite vidéo qui va tout vous expliquer. Enfin, petite… elle dure près de 50 minutes tout de même. Mais vraiment, si vous voulez vous coucher en ayant l’impression de mieux comprendre le monde qui vous entoure et les discours actuels, je vous invite très vivement à vous prendre une pause d’une heure, de vous servir un bon café, d’ouvrir une tablette de chocolat (sans matière grasse végétale ou animale autre que du bon beurre de cacao), et de regardez ce qui suit.

Tout d’abord, la vidéo (trouvée à l’origine sur le site bankster.tv). Si elle est un peu partisane, elle a au moins le mérite d’être pédagogique, et d’être crédible (je ne crois pas avoir relevé d’idiotie). A voir absolument :

http://www.vimeo.com/1711304

Ensuite, une fois que vous avez tout (ou à peu près tout) compris de l’économie générale, vous comprendrez aisément ce qui nous a mené à la crise actuelle en lisant ce petit script au format PDF qui nous est offert par le point.fr :

Bon, et bien, bon film, et bonne lecture…

download Fond musical : Pink Floyd – Money

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