Publications ayant comme libellé ‘thriller’

Anges et démons est un film adapté d’un roman de Dan Brown, qui est antérieur au désormais célèbre Da Vinci Code.

Or, pour le Da Vinci, autant j’avais adoré le roman, autant j’avais trouvé l’adaptation cinématographique terne. Dans le cas présent, n’ayant pas lu le roman au préalable, difficile de juger. Seulement, ici aussi, force est de constater que le film manque lui aussi de relief.

Oh, l’histoire est plutôt prenante. Bon, c’est du « complètement n’importe quoi » sur les fondements scientifiques du truc (la bomboninette d’antimatière qui tient en suspension 24 heures grâce à des électroaimants alimentés par une ‘tite batterie fait sourire), mais franchement, on s’en moque, car là n’est pas l’intérêt du scénario. L’intrigue commence à 18h, doit se terminer à minuit. Ça force un rythme soutenu qui va bien avec les rebondissements qui ne manquent pas de survenir régulièrement. Non franchement, de ce coté là, rien à redire.

Le problème, c’est qu’assez rapidement, le film devient stéréotypé, mécanique. On voit bien que le réalisateur court après les chapitres du roman. Conséquence : les personnages sont « étouffés ». On ne voit pas ce qu’ils éprouvent (ou à peine). On ne ressent pas ce qui les lie… Dommage. Un film, c’est avant tout une bonne histoire, c’est entendu. Mais c’est aussi des gens. Des êtres humains. Des hommes et des femmes animés d’émotions. Avec des travers, des certitudes, des doutes, des contradictions… Dans ce film, cet aspect des choses est trop souvent occulté, au profit de l’action. Et c’est vraiment dommage… Je vais aller m’acheter le livre qui lui, est certainement meilleur de ce point de vue…

download Fond musical : Syntax – Pride : rien à voir avec le film, mais je viens de découvrir ce titre… fermez les yeux, et laissez-vous bercer.

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Ouaaaouuuu… Alors là, ça déchire ça décoiffe ça déboîte… J’ai vu pas mal de bons films récemment, mais là…

Évidemment, il y a déjà le fait que j’aime ce genre d’histoire à suspense, où on essaie de deviner ce qui va arriver avant que ça n’arrive. Ensuite, il est intéressant de noter qu’il s’agit d’un film suédois. Alors oubliez les polars étasuniens avec des scènes de bagarres improbables qui durent un quart d’heure et qui n’apportent rien, ou les scénarii qui tiennent sur un timbre poste. C’est d’ailleurs amusant ce coté exotique quand on entend les noms des personnages : Mikael Blomkvist, Lisbeth Salander, Henrik Vanger…

En toute honnêteté, avouons que je n’avais pas lu le roman (ou les romans, il paraît qu’il s’agit d’une trilogie) dont ce film est l’adaptation. C’est pourquoi l’ensemble de l’histoire était une découverte, truffée de surprises. Et des surprises, il y en a. Il y a le fil de l’histoire bien sûr : un journaliste se trouvant dans une tempête médiatique est mandaté par un riche industriel pour enquêter sur la disparition mystérieuse de sa nièce plus de trois décennies auparavant, alors qu’elle était âgée de seize ans. À lui seul, ce fil conducteur est déjà riche en rebondissements et idées bien pensées (des passages « spécial geek », des p’tites vengeances personnelles qui donnent chaud au coeur, des scènes à la Agatha Christie, etc.). Ajoutez à ça les histoires personnelles des personnages, tous hauts en couleur, et vous obtenez deux heures trente de pur plaisir.

Et coté acteurs… Noomi Rapace (qui aidera le journaliste dans son enquête) est totalement bluffante de dualité et de contrastes : humaine et sombre, hors la loi et juste… elle tient ce rôle à merveille. Michael Nyqvist (le journaliste), avec son air saxon rappelant quelques personnages des séries allemandes qui passent parfois dans nos petites lucarnes joue avec justesse et se révèle vif… Enfin, coté réalisation, le rythme est tout bonnement parfait : ni trop lent, ni trop rapide. On ne devine pas ce qui va arriver un quart d’heure avant, et inversement, on n’a pas constamment l’impression d’être à la traîne à cause de dénouements capillotractés et tordus.

Franchement, au cas où vous ne l’auriez pas encore compris : si vous n’avez le temps que pour aller voir un film actuellement, foncez. Pour ma part, j’attends avec une impatience non dissimulée les deux prochains opus.

download Fond musical : Alicia Keys – Fallin

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Avant toute chose, sachez que ce roman est le primer livre de l’auteur (qui exerce le métier de juge d’instruction par ailleurs). Et je ne dis pas ça pour lui chercher une excuse… bien au contraire. Je serais presque plutôt tenté de crier au génie.

Bon, je me débarrasse tout de suite du petit reproche : l’éditeur (First). D’habitude, je ne m’attarde jamais sur la forme (je me fiche de lire un livre en édition de poche ou en reliure cuir). Mais là… fautes de frappe, erreurs typographiques, polices qui changent de taille d’un coup… Ça fait drôle. Bon aller, coté reproche, ça, c’est fait ! Car pour le reste…

Ce roman de 442 pages est classé dans la catégorie « thriller ». Et ça ne lui rend pas hommage, c’est bien plus que ça ! Il contient beaucoup beaucoup plus que ce qu’annonce la quatrième de couverture, c’est un vrai cadeau. Avant tout, c’est un univers d’anticipation très orwellien (l’histoire se passe durant la décennie 2040), et il est pourtant… très contemporain (gloups). Je viens de finir ce livre, et j’ai encore froid dans le dos.

Quand on lit « 1984″ de Georges Orwell, on se dit qu’on n’est pas passé loin, mais qu’on n’y est pas encore. Dans « This Perfect Day » (« Un bonheur insoutenable » en français) d’Ira Levin, on se dit qu’on s’en rapproche. Inversement, à la lecture de la vision géopolitique de « Globalia » de Jean-Christophe Rufin, j’en étais arrivé à penser que ce style qui consiste à crier aux loups vis à vis de notre démocratie qui pourrait devenir un gouvernement totalitaire était peut-être exagéré. Mais là… Ouaou… Mince !!! À quelques détails près, nous y sommes !!! Une société de l’information exacerbée avec Internet, des capteurs, et des caméras partout (l’originalité ici est que tout ça est centralisé dans un système informatique appelé Gorgone). Des lois liberticides et des citoyens contrôlés, pour les protéger du terrorisme, et les protéger de leur propre bêtise. Des puces RFID. Des machines à voter. Un gouvernement qui détient les médias (à moins que ce ne soit le contraire), des lobbies qui « soutiennent » les candidats aux élections, en échange de lois bien pensées pour faire grimper les cours de la bourse. La discrimination positive. Bon sang mince, cette fois-ci, tout y est. Ou plutôt, nous y sommes, dans un monde orwellien…

Au delà de l’univers en lui-même, le fil conducteur du roman est une idée originale, elle aussi bien ficelée. Un flash mob qui a mal tourné dans les années 2020 donne l’argument nécessaire au gouvernement pour interdire tous les jeux non homologués par lui-même (loi qui a le double avantage de contrôler le jeu, cet opium du peuple déjà utilisé dès l’antiquité, tout en assurant ainsi la rentrée dans les caisses de l’état de l’intégralité des bénéfices dégagés par cette activité). Aussi, quand Anne Ripley trouve un carnet manuscrit dans le métro, à la lecture des premières lignes, on sent bien que sa vie va changer… En effet, que feriez-vous si, vous-même, vous trouviez un cahier commençant ainsi :

<< Ce que vous lisez est vrai. Vous n’êtes pas la candidate involontaire du dernier reality show. La vie est un spectacle et vous êtes l’un des figurants qui va passer au stade d’acteur. C’est à la fois votre plus grande chance et votre plus grand malheur.
Qu’est-ce que vous pouvez gagner ? La vie de l’être qui vous est le plus cher. Ce que vous pouvez perdre ? La même chose et endurer d’y survivre. Mauvaise nouvelle : une fois que vous avez ouvert le carnet, vous ne pouvez pas quitter la partie.
>>…

download Fond musical : Amy MacDonald – This is the life : récente découverte, cette fille a un rock & roll plein de peps !

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