SIDA : ça n’arrive pas qu’aux autres…
Il y a dans la classe de mon grand (dernière année de maternelle) une petite Marie (prénom changé pour raison d’anonymat). La petite Marie, comme beaucoup de p’tits bouts de nos jours, était élevée par une mère célibataire, comme sont appelées ces mamans qui, par raison ou par circonstance, élèvent seules leurs poussins. Un p’tit bout d’femme dynamique, ex danseuse classique, du genre belliqueuse et empathique. Mais – car il y a un mais, pourquoi faut-il toujours que rien ne soit parfait -, elle nous avait révélé, il y a quelques mois, sa séropositivité. Passé la rage à l’encontre de la vie, pas toujours si bien foutue – n’en déplaise à Darwin -, vint la fureur contre nos institutions. Que j’étais candide à croire que, à notre époque, les lois visaient à réduire les ségrégations. Je ne vous ferai pas la liste des métiers qui lui devenaient de fait interdits (comme si le virus pouvait nous sauter dessus). Et je...


