Archive du mois : mai 2010

Albert Camus – La Chute

Je ne sais pas pourquoi, j’avais classé Albert Camus comme un écrivain de la fin du 19ème siècle. J’avais oublié qu’il était si contemporain (il est mort juste 10 ans avant que je ne vienne au monde — si ça, ça n’est pas une remarque égocentrique 😉 –, et 4 ans après avoir écrit ce roman). De lui, j’avais déjà lu L’Étranger (je dirais « bof bof… », mais ayant lu cette œuvre à la période rebelle anti-littérature de la fin collège/début lycée, lecture imposée par des profs de français qui n’avais pas la vocation de vous insuffler leur passion — si tant est qu’ils l’avaient — pour la littérature… je suis certainement passé à coté de quelque chose), et plus tard La Peste (j’avais déjà mieux apprécié). Et c’est sur les conseils éclairés d’une lectrice assidue de ce modeste blog (coucou Firenze) que je me suis à nouveau plongé dans la bibliographie de ce romancier-essayiste-philosophe. À noter que Camus, c’est avant...

Interdiction d’apéros géants : conseil de lecture

Ce blog est silencieux ces temps-ci, il est vrai, la faute à mes occupations diverses et variées dans la vraie vie. Ça n’est pas pour autant qu’il n’est pas des news qui me font pour le moinssursauter. Et au bout d’un moment, trop, c’est trop. Je vais vous relater deux événements qui semblent n’avoir aucun point commun. Et pourtant… En août 2009, je lisais un livre : le maître des noms, de Josef LADIK. Et ce matin, je lis le résultat d’un sondage publié par 20 minutes : 58% des français sont d’accord pour interdire les apéros géants. Le livre de Josef LADIK se passe dans un futur proche. Il décrit un monde très orwellien qui fait froid dans le dos, emblématique de ce que je redoute comme avenir pour mes enfants. Sauf que si le big brother de 1984 semble un peu démodé de nos jours, le monde peint dans le maître des noms ressemble comme deux gouttes d’eau à...

Tout est sous contrôle, Hugh Laurie

Hugh Laurie, vous connaissez… Mais si voyons ! Aller, si je vous dis canne, cynique, et Vicodin ? Bien vu, je veux parler du Dr Gregory House. Oui, parce qu’en plus d’être bon acteur, de jouer correctement du piano et de la guitare, et surtout, d’avoir un insolent succès auprès de la gente féminine, ce membre du most excellent Order of the British Empire s’est mis à écrire. Et je suppose que vous allez me demander s’il a le même talent avec une plume qu’avec un un pet scan ? Si on en croit la quatrième de couv’, on doit retrouver dans ce livre « tout le mauvais esprit du génial interprète de Dr House au service d’un thriller palpitant« . Bon, ça… c’est pour la pub. En pratique, ça n’est que partiellement vrai. Ce que j’aime dans la série de House, c’est le cynisme avec lequel le héros décrit les êtres humains, tous les êtres humains, ainsi que les relations qui existent entre...