Publications ayant comme libellé ‘google’

Juste une petite brève en passant : après une diffusion intimiste réservée aux développeurs, Google vient de proposer à monsieur tout le monde le téléchargement de son navigateur web Chrome pour Linux (32 et 64 bits). À noter qu’il s’agit pour l’heure d’une version bêta, mais les quelques tests (comme la rédaction du présent article) semblent indiquer qu’elle est tout à fait opérationnelle (et en français, ce qui est rare pour les bêtas).

Deux mots tout de même sur la bête : contrairement à ce que Google nous a habitué par le passé, il ne s’agit pas d’une version Windows qui tournerait avec Wine (comme pour Picasa, maps, etc.), mais bien d’une version Linux native vraiment rapide (mais ça se comprend, Cf. remarque ci-dessous). Les plus : rapide (au moins autant que Firefox), système de gestion des onglets très bien pensé qui remplace avantageusement les bordures des fenêtres systèmes (pas de perte de place donc), un mal nécessaire : un plugin flash intégré et opérationnel, support des extensions, des outils « développeurs » comme un mini éditeur de code bien fichu, l’ouverture d’une nouvelle fenêtre (ou d’un nouvel onglet) propose un choix suivant vos habitudes de surf (exemple : aller sur google, ou sur votre page d’accueil, ou direction les derniers sites où vous êtes allé, etc.). Les moins : options encore limitées (exemple : pas d’option de détection automatique du proxy via le DNS), et surtout… ben c’est connu : ce navigateur cafte vos habitudes de surf à monsieur Google (officiellement uniquement pour cibler la pub que vous recevrez, mais votre vie privée en prend un coup tout de même). Bref, je doute qu’on voit rapidement une extension du genre Adblock Plus.

Remarque : j’ai testé très récemment une version live (sur clé USB) de Chrome OS. Je ne vous ai même pas fait d’article sur ce produit, tant il est pour l’heure dénué d’intérêt : il s’agit simplement du navigateur Chrome qui tourne sur un Linux, sans autre fioriture ou presque (ce qui explique pourquoi les développeurs de Chrome ont bien optimisé une version dédiée à Linux : ce navigateur sera le fer de lance de leur futur OS). Bon, cette version live n’est qu’un « proof of concept » certainement encore loin de sa version finale attendue dans un an. Mais on devine bien que Chrome OS sera vraiment orienté « cloud computing » (et surtout orienté vers les services en lignes de Google), même s’ils promettent d’utiliser l’HTML5 pour pouvoir fonctionner hors ligne (ben oui, parce qu’on n’est pas toujours connecté à Internet tout le temps et en tous lieux). À suivre donc…

download Fond musical : Dropkick Murphys – I’m shipping up to Boston : excellent morceau tiré de la BO du (plutôt bof) film « les infiltrés »

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


À la demande de Fab, voici un petit résumé de mes premières impressions sur le HTC Magic (qui tourne sous l’OS mobile de Google : Android). En préambule, notez bien que tout ce que je vais écrire n’est pas un test exhaustif : je n’ai pas tout essayé, le mobile que j’ai manipulé n’étant pas le mien.

Les défauts (les deux premiers étant résolus rapidement) :

1) de base, le HTC Magic sourni par SFR ne permet pas une synchronisation avec un Exchange (et ce point serait rédhibitoire pour moi). En effet, au boulot, on utilise comme gestionnaire d’emails/agendas l’excellent Zimbra, qui, dans sa version commerciale, sait se rendre accessible aux divers mobiles en se faisant passer pour un serveur Exchange. Ce qui est étrange, c’est qu’à l’inverse de la version française, la version belge du mobile intègre en standard cette synchronisation. Heureusement, le site smartphonefrance.info propose un firmware bien plus récent qui intègre ce service. J’ai évidemment flashé le firmware en question (la toute dernière version), qui marche encore mieux que la version d’origine fournie par SFR. Mais je n’ai pas pu tester cette synchro (je vous l’ai dit, ça n’est pas mon téléphone ;-) ), mais j’ai pu lire sur les forii que ça fonctionnait bien ;

2) toujours de base, ce GPhone SFRien n’inclut pas le « bluetooth PAN » (utilisation du téléphone comme modem, par exemple pour surfer en 3G avec votre PC portable au milieu de la brousse). Heureusement, le même firmware dont je viens de parler corrige aussi cette lacune. Mieux encore : il propose un logiciel qui transforme le téléphone en routeur Wifi ! Plus besoin de se taper la connexion bluetooth compliquée sous Linux ou non stable sous Windows. On change juste son UserAgent sur le PC, on établit une connexion peer to peer Wifi avec le mobile, et on surfe en toute illégalité (ooops… je l’ai dit ? Non je l’ai pas dit ! ;-) ).

3) pas de client SIP officiel :-( Évidemment, on peut en rajouter un (il y a une version bêta d’un futur produit qui traîne sur le net), mais il n’est pas intégré à Android. Et pourtant, quand on est chez free, un client SIP, c’est utile ;-) Et pour l’avoir vu fonctionner, l’intégration de cette fonction à l’OS est confortable. Par exemple, si je prends les derniers Nokia, quand on sélectionne une personne dans son carnet d’adresses pour l’appeler, on peut choisir « appel en GSM » ou « appel Internet » (sous-entendu en SIP). Il y a un peu l’équivalent avec les téléphones en Windows Mobile 6 mais en moins pratique. Ici : il faut lancer le client SIP indépendant du reste, et c’est dommage ;

4) autre point « négatif » : l’autonomie. Mais attention ! Ça n’est pas un problème spécifique au GPhone ! Ça semble être une constante chez tous les téléphones qui font de l’Internet à longueur de journée (connexion 3G en ville, ou EDGE/GPRS faute de mieux) pour faire du push, et se synchroniser régulièrement. J’ai moi même un Treo 750v sous Windows mobile 6, et si j’active le push avec ActiveSync pour avoir mes e-mail en temps réel (notification dans la minute), mon autonomie n’est pas meilleure (une journée). Ici, le HTC Magic tient près de deux jours. La génération précédente du HTC sous Android (le Dream) avait été décrié à cause de ça (autonomie d’une journée), et d’une esthétique trop « lourde » (due à un clavier physique qui a disparu ici avec le Magic).

Les plus :

1) il y a tout dedans. Non mais je ne saurais quoi demander de plus, sauf peut-être l’option cafetière électrique. Bluetooth, Wifi, 3G+, accéléromètre, GPS, grand écran tactile, une petite molette pour se substituer à l’écran si besoin…

2) le SDK est ouvert (n’importe qui peut développer un logiciel pour ce téléphone), le code source de l’OS est ouvert, et le « site marchand » (l’ « app shop » ) contient plus de 90% de logiciels gratuits (contrairement au téléphone directement concurrent de chez Apple, où la tendance est inverse), et néanmoins de qualité. L’app shop de Google est peut-être un peu moins fourni que l’app store de l’iPhone, mais le produit est beaucoup plus jeune sur le marché.

3) le fun. Avouons que j’avais été séduit par le coté « touch » de l’iPhone (même s’il manquait le copier/coller qui est enfin arrivé), qui a été copié par l’addon « Touch » à Windows Mobile 6 de chez HTC. Ici, on retrouve les mêmes recettes. Clavier virtuel sans stylet (ça me changerait la vie quand je pense au nombre de stylets que j’ai dû racheter dans ma vie), trois bureaux virtuels qu’on fait glisser avec l’index. Tout est vraiment intuitif. Pas de multi-touch en standard (mais un petit plugin rattrape ça vite fait). Bref, sexy la bête…

4) la connectique. Et oui… Là où je galère avec mon Palm et ses câbles aux fiches propriétaires, ici, mini USB (facile à connecter au PC ou pour le recharger), et adaptateur pour brancher un casque audio à la fiche Jack 3,5 standard.

Les ni plus ni moins (autrement dit les « à vous de juger » ) :

1) tout est Google. Je vous laisse juge de classer ça dans les plus ou les moins. Mais en gros, tout va bien si vous utilisez les outils en ligne de Google. La messagerie native est Gmail, l’agenda est celui de votre compte Google, idem pour le carnet d’adresses (qui ne sait toujours pas différencier nom/prénom ou les différents éléments d’une adresse, et ça, c’est vraiment nul, surtout en cas de synchro avec de l’exchange qui est mieux structuré ; je voudrais voir ce que ça donne…). Donc, d’un coté, c’est super. Même environnement sur son téléphone que ce qu’on a sous les yeux avec son PC à la maison. Inconvénient : si on voit Google comme un big brother en puissance… on n’aime pas. Pour les emails, le client est évidemment compatible IMAP, ce qui fait qu’on peut utiliser d’autres messageries (plusieurs simultanément d’ailleurs). Mais pour l’agenda, le carnet d’adresse, etc., si on refuse la synchronisation avec un compte Google (je ne sais même pas si c’est possible, vu que l’identification d’un compte Google est la première chose que le mobile demande au premier démarrage), on refuse toute forme de synchro, et c’est dommage.

2) son prix ? Suivant les forfaits, entre 99 et 500 € (prix nu). Par exemple, le passage d’un compte bloqué à un forfait data illimité + SMS illimités + 1 heure de com + engagement de 2 ans : ~ 300 €. Évidemment, je ne vois pas du tout l’intérêt d’avoir ce genre de mobile sans forfait data (sauf d’être sûr de tout le temps baigner dans le WiFi). La vendeuse m’a assuré que l’option « pass surf 2.0″ que Rosine avait avant n’était pas compatible. Les quelques tests que j’ai fait récemment (ils ont ouvert chez SFR l’accès à certains sites sans obligation de passer par un proxy, plus l’ajout dans la white list du UserAgent du navigateur d’Android) me laissent penser que son argument est du pipeau, et que ça aurait fonctionné. Mais bon, on est passé de l’ancien compte bloqué 3/4 d’heure + PassSurf2 = 27 € à un data illimité + 1 heure de com à 29 €. On a même gagné les SMS illimités (mais on a perdu un engagement de deux ans). Notez tout de même que c’est le genre de forfait qui ne rentre probablement pas dans le foyer d’un RMIste.

Voilà ce que je peux vous donner comme impression pour avoir touché la bête. Vraiment tentant si vous avez un vieux téléphone pourrave, et que vous voulez vous mettre à l’Internet mobile. Moi qui ai déjà le net avec mon Windows Mobile 6, je ne sais pas si ça vaut le coup de mettre 300 € pour une valeur ajoutée qui est plus du confort que de la vraie fonctionnalité indispensable. Enfin, entre deux maux (deux approches du business), vu que les deux objets technologiques sont proches, je préfère supporter le coté big brother (mais au code source ouvert) de Google que le coté oligarchique/fermé d’Apple, qui est même capable d’interdire de façon unilatérale du jour au lendemain la distribution d’un logiciel qu’il avait au préalable certifié, par exemple juste par ce que ça leur fait un peu trop de concurrence. À vous de juger…

download Fond musical : Mike Oldfield – Ommadawn : partie 2, final

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


J’en avais déjà parlé ici même, il existait des solutions officieuses pour synchroniser son agenda Google avec son PDA (my.funambol, GSync, etc.). Seulement, ces solutions nécessitaient un PC allumé 24h/24 avec Outlook dessus, ou alors se révèlaient plus ou moins fiables/rapides.

Or, voilà que Google sort la version officielle d’un outil de synchronisation de son calendrier et du carnet d’adresses avec un certain nombre d’équipements mobiles (PDA sous Windows Mobile, iPhone, BlackBerry, téléphones sous Symbian).

En fait, le principe est simple : comme savait déjà le faire la version commerciale de zimbra, le serveur de calendrier de Google va se faire passer pour un serveur Exchange (ce qui permet d’avoir une synchronisation en soit disant « push »… attention aux batteries). Ainsi, pas la peine d’installer le moindre logiciel. Il suffit de configurer convenablement Active Sync (pour les PDA sous Windows Mobile). En pratique, dans Active Sync, vous créez une connexion avec un serveur Exchange, et vous mettez les informations suivantes :

  • Adresse du serveur : m.google.com (connexion SSL),
  • Nom d’utilisateur : votre adresse email, en remplaçant @gmail.com par @googlemail.com,
  • Mot de passe : le même que pour GMail,
  • et pour l’instant, ne cochez que la synchronisation des contacts et du calendrier (Google ne semble pas savoir [encore ?] synchroniser les emails ni les tâches).

La page officielle de ce service se trouve ici. Important : avant cette opération, on ne peut que vous recommander de faire une sauvegarde de votre carnet d’adresse et de votre agenda. Pour ça, il existe PIM Backup qui est un petit programme qui fait ça très bien pour vous (tourne sous Windows Mobile 2003SE et plus).

À noter que cette fonction nécessite une connexion Internet (conexion 3G/GPRS — prévoir alors un abonnement data –, WiFi, ou simplement USB). À titre personnel, j’ai juste un petit reproche à cette solution (en dehors du manque de synchronisation des courriels et des tâches) : c’est que nativement, Active Sync ne sait pas se connecter à deux serveurs. Or, comme j’ai déjà une synchronisation configurée avec le serveur de mon boulot, pas moyen de paramétrer un second serveur GMail qui héberge mon environnement personnel. Enfin… C’est un problème pour moi qui distingue les deux, mais ça conviendra certainement à pas mal de monde…

download Fond musical : Tasmin Archer – Sleeping satellite

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Certains sont plus kinesthesiques et prennent leur pied en touchant les choses. D’autres sont des visuels et flashent devant un tableau. Existent aussi les auditifs, qui ont la chair de poule à l’écoute de certaines musiques. Je serais plutôt à classer dans ce dernier groupe, même si je ne suis pas autiste aux autres sens. La preuve, je peux me figer devant certains tableaux de Dali, de Vasarely, ou de Frida Kahlo. Et si vous me demandiez si je ne devais choisir qu’un seul triptyque, je choisirais sans hésiter le jardin des délices de Jérôme Bosch. Et ce pour plein de raisons.

Tout d’abord, l’hédoniste que je suis apprécie le thème. Ensuite, il faut avouer que la réalisation et les objets sont extrêmement [je ne trouve pas de superlatif assez fort] avant-gardistes pour une toile achevée en… 1504 ! Avouez qu’il fallait être couillu pour oser peindre (et pendre) ça à cette époque… Chaque détail de la toile est une idée à développer et un plaisir en soit.

Et c’est là que le bât blesse. Cette toile est remplie de détails importants. Alors, à moins d’habiter à Madrid (lieu où l’œuvre est visible), ou de posséder une parfaite reproduction à l’échelle 1:1, difficile de se rendre compte. Quoi qu’il en soit, il ne viendrait à personne l’idée de penser que l’informatique (avec ses pauvres images en 1500×1200 pixels qu’on trouve sur le web) puisse nous venir en aide afin d’admirer ce genre de toile.

Et pourtant, google (encore lui !!!) vient de mettre en ligne 14 toiles du musée du Prado au format HD. Et quand je dis HD, c’est du genre 14 milliards de pixels (rappelons à titre de comparaison qu’aujourd’hui, les appareils photos numériques grand public shootent à 8 méga-pixels ; c’est comme si ces toiles avaient été photographiées avec un appareil photo d’une résolution 1′700 fois supérieure !!!).

Pour regarder ces peintures, il suffit d’utiliser google maps, de zoomer sur le musée du Prado à Madrid (40°24′49.72″ Nord, 3°41′33.09″ Ouest), et de cliquer sur « Museo Nacional del Prado: Masterpieces« . Mieux encore : si vous installez google earth, vous pouvez zoomer sur la toile en plein écran ! Il paraît qu’on peut alors voir des détails qu’il serait impossible de déceler de visu en se rendant sur place au musée. Quand je vous dis qu’avec Internet, nous devenons des nomades sédentaires.

download Fond musical : Carl Orff – Carmina Burana : Ô Fortuna

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Je viens de lire sur Libertés Internet que le magazine le Tigre avait fait un article de deux pages sur… Fred, un illustre inconnu qui habite Saint-Herblain. En quoi est-ce si notable, au point de rendre le site web du dit magazine indisponible (une belle erreur 503 : Service Temporarily Unavailable) à l’heure où je vous parle ? L’article en question voulait démontrer qu’Internet n’était pas anonyme, et qu’en croisant les données de différents sites, on pouvait savoir beaucoup de choses sur la vie privée des gens. Et en l’occurrence, Fred — la malchanceuse victime de l’article qui aurait été choisi au hasard –, après s’être amusé de la situation, aurait fini par piquer la mouche quand il a vu que l’article avait été lu (ne serait-ce que par ses collègues de boulot) et commenté dans tous les sens (et je n’améliore par moi-même la situation en titillant ici-même le buzz).

C’est l’occasion rêvée pour rappeler que les moteurs de recherche n’inventent rien. Tout ce que je peux savoir sur toi, cher lecteur Internaute, en interrogeant les bases de données publiques ne sont que des informations que pour la plupart tu as déposées toi-même (plus ou moins consciemment je te l’accorde, mais te voilà prévenu), ou qu’un autre être humain malveillant aura publié.

À cette époque où la personne pressentie comme futur secrétaire d’État à l’économie numérique (tout le monde en parle) cherche à diaboliser le méchant Internet (probablement pour faire passer de nouvelles lois liberticides), il est important de rappeler le concept de maîtrise de l’information, et surtout que quoi qu’on en dise, pour l’heure, les sociétés privées semblent jouer le jeu. J’utilise des services web qui stockent des données privées me concernant (ne serait que le très décrié GMail, mais je pourrais aussi citer my.funambol et bien d’autres). Je ne nie pas que ces données ne sont pas statistiquement exploitées pour me glisser des pubs ciblées (c’est le jeu, j’ai signé en toute connaissance de cause), ni qu’un administrateur système états-unien n’a la possibilité de lire mes missives virtuelles (mais en quoi est-ce que ça l’intéresserait), mais pour autant, jamais je n’ai vu une de ces sociétés publier un de mes courriels ou mon numéro de mobile sur le net. Les google, yahoo, facebook, netlog et Cie semblent pour l’heure respecter la déontologie du métier.

Autrement dit, cher Internaute, on ne peut savoir de toi que ce que tu veux bien laisser paraître. D’abord, les informations que tu ne maîtrises pas, mais qui sont publiques. Par exemple, si ton nom est cité dans un article de journal, ou si tu es [co]signataire d’un document publié (thèse, article, livre, etc.), il est probable que les moteurs de recherche te connaissent déjà (malgré toi). Mais pas plus ni moins que les lecteurs de la gazette locale où le moteur sera venu chercher l’information. Pour le reste, c’est toi-même qui rédige et clique à la fin sur le bouton « publier ». Si vous scrutez ce blog, ou facebook, netlog, ou tout simplement mes commentaires sur d’autres blogs, vous pourrez trouver tout au plus ce que moi j’ai décidé de bien vouloir rendre visible de ma vie. Je suis plutôt transparent, mais n’allez-pas imaginer que tout y est. Et à chaque fois que je « valide » un formulaire Internet, je réfléchis sur la portée de ce que je poste (même si des fois on peut se demander hein ? ;-) ).

Aussi, mes trois conseils : 1) faites de même (rappelez-vous à chaque fois que vous postez que ce que vous venez d’écrire sera potentiellement lu par votre voisin, votre boss — actuel mais pourquoi pas futur –, votre conjoint, votre famille…). 2) L’utilisation d’un pseudo ne garantit pas l’anonymat. Vous être la plupart du temps identifiable par votre adresse IP, mais surtout, si vous utilisez toujours le même pseudo, vous laissez régulièrement des indices qui, une fois croisés, permettent de vous désigner. 3) Sachez choisir vos amis. En effet, beaucoup de réseaux sociaux (facebook, netlog, et probablement d’autres que je connais moins) proposent de ne donner accès à certaines données privées (adresse électronique ou de messagerie instantanée, numéro de mobile, photos, etc.) qu’à vos « amis ». Facile alors pour un quidam de faire du social engineering afin de se faire accepter comme votre ami, ce qui lui donne accès à des données sensibles.

Maintenant que tu es prévenu cher lecteur, tu sais ce qu’il faut faire pour que ta vie privée ne soit pas web-publique. Et dès lors, tu ne pourras plus laisser dire qu’Internet est en soit dangereux.

download Fond musical : Barbra Streisand – Memory

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.