Auteur : Manu

Albert Camus – La Chute

Je ne sais pas pourquoi, j’avais classé Albert Camus comme un écrivain de la fin du 19ème siècle. J’avais oublié qu’il était si contemporain (il est mort juste 10 ans avant que je ne vienne au monde — si ça, ça n’est pas une remarque égocentrique 😉 –, et 4 ans après avoir écrit ce roman). De lui, j’avais déjà lu L’Étranger (je dirais « bof bof… », mais ayant lu cette œuvre à la période rebelle anti-littérature de la fin collège/début lycée, lecture imposée par des profs de français qui n’avais pas la vocation de vous insuffler leur passion — si tant est qu’ils l’avaient — pour la littérature… je suis certainement passé à coté de quelque chose), et plus tard La Peste (j’avais déjà mieux apprécié). Et c’est sur les conseils éclairés d’une lectrice assidue de ce modeste blog (coucou Firenze) que je me suis à nouveau plongé dans la bibliographie de ce romancier-essayiste-philosophe. À noter que Camus, c’est avant...

Interdiction d’apéros géants : conseil de lecture

Ce blog est silencieux ces temps-ci, il est vrai, la faute à mes occupations diverses et variées dans la vraie vie. Ça n’est pas pour autant qu’il n’est pas des news qui me font pour le moinssursauter. Et au bout d’un moment, trop, c’est trop. Je vais vous relater deux événements qui semblent n’avoir aucun point commun. Et pourtant… En août 2009, je lisais un livre : le maître des noms, de Josef LADIK. Et ce matin, je lis le résultat d’un sondage publié par 20 minutes : 58% des français sont d’accord pour interdire les apéros géants. Le livre de Josef LADIK se passe dans un futur proche. Il décrit un monde très orwellien qui fait froid dans le dos, emblématique de ce que je redoute comme avenir pour mes enfants. Sauf que si le big brother de 1984 semble un peu démodé de nos jours, le monde peint dans le maître des noms ressemble comme deux gouttes d’eau à...

Tout est sous contrôle, Hugh Laurie

Hugh Laurie, vous connaissez… Mais si voyons ! Aller, si je vous dis canne, cynique, et Vicodin ? Bien vu, je veux parler du Dr Gregory House. Oui, parce qu’en plus d’être bon acteur, de jouer correctement du piano et de la guitare, et surtout, d’avoir un insolent succès auprès de la gente féminine, ce membre du most excellent Order of the British Empire s’est mis à écrire. Et je suppose que vous allez me demander s’il a le même talent avec une plume qu’avec un un pet scan ? Si on en croit la quatrième de couv’, on doit retrouver dans ce livre « tout le mauvais esprit du génial interprète de Dr House au service d’un thriller palpitant« . Bon, ça… c’est pour la pub. En pratique, ça n’est que partiellement vrai. Ce que j’aime dans la série de House, c’est le cynisme avec lequel le héros décrit les êtres humains, tous les êtres humains, ainsi que les relations qui existent entre...

Un de mes rêves devient impossible…

Ceux qui me connaissent le savent, si je ne devais choisir qu’un album pour l’emmener sur une île déserte, ça serait un album de Mike Oldfield. Parmi ses œuvres, mon choix porterait probablement sur Amarok (à écouter ici pour les plus fous d’entre vous), qui arrive premier de mon top quatre d’une courte tête devant le célèbrissime Tubular Bells, l’envoutant Incantations, et l’addictif et tribal Ommadawn. Or, les durant les premières tournées du Maestro (fin 1970/début 1980), la partie 1 d’Ommadawn (qui se termine sur un long passage de percussions tribales) a été frappé aux percussions par deux génies du genre : l’alsacien Pierre Moerlen et Morris Pert. Malheureusement, Pierre Moerlen est décédé en 2005, et je viens d’apprendre que Morris Pert l’a rejoint la semaine dernière. Un de mes rêves, qui était que Mike Oldfield réenregistre une version moderne d’Ommadawn avec ses deux maîtres du rythme s’est ainsi définitivement éteint. En hommage, voici une vidéo (rip de mauvaise qualité d’une...

Le top 30 des prénoms 2009 du coté de Nancy

Histoire de réveiller un peu ce blog qui s’endort, voici comme tous les ans, le marronnier du site, à savoir le top des prénoms donnés aux bébés nés l’année précédente dans le service de maternité du centre hospitalier où je travaille (soit un peu plus de 3′560 naissances en 2009). Rappelons que ce tableau n’a qu’une vocation ludique : notre maternité ne réalise pas la totalité des naissances du bassin de Nancy, et pour éviter que ce tableau devienne indirectement nominatif, je m’arrête aux 30 premiers prénoms les plus donnés. Roulements de tambours, voici ce que ça donne : Les filles – 2009   Les garçons – 2009 Top Prénoms Nbre % 1 Emma – Ema – Eyma 35 1.99 % 2 Camille – Kamille 31 1.77 % 3 Lola 27 1.54 % 4 Lilou – Leelou – Lillou – Lyloo – Lylou 26 1.48 % 4 Manon – Mannon 26 1.48 % 6 Chloé – Cloé – Chloé 24 1.37 %...

Alice, de Tim Burton

Disons-le tout de suite : il y a des Tim Burton que j’aime (« Beetlejuice », « Charlie et la chocolaterie », et surtout, « Les Noces funèbres »), et d’autres que j’aime moins (les « Batman » –beurk–, « Mars Attacks! », etc.). Quant-à Alice, ça n’a jamais été mon histoire préférée. Aussi, j’ai hésité un peu avant d’aller voir ce film. Mais, sachant que Tim Burton était le papa d’Emily (Cf. « noces funèbres » ), je me suis dit qu’il allait bien nous sortir une Alice comme ça :         ou comme ça : Et bien non… désolé. C’est une Alice toute lisse que nous sert la jeune Mia Wasikowska. Oh, techniquement, c’est très beau et très bien fait. La 3D est bien maîtrisée (mais n’apporte pas grand chose, contrairement à Avatar), les décors sont splendides… Mais voilà. Les personnages sont stéréotypés, et l’histoire sans aucune surprise. Bref, à voir en famille (pas d’image violente que les enfants ne pourraient regarder), pas spécialement en 3D… au moins pour le décors. J’attends maintenant avec...

Poème à quatre mains

Petit jeu avec Firenze : nous avons planché (quelques vers chacun à notre tour) afin de renouveler le genre des poèmes de la Fontaine. J’ai légèrement corrigé l’ensemble pour garder un rythme homogène, et j’ai trouvé le résultat modeste mais amusant. Aussi, je ne résiste pas à l’idée de vous en faire part  : << Maître corbac sur un feuillu planqué, Tenait en son bec un coulant baraqué. Maître roublard, par l’odeur alléché, Lui teint à peu près comme jactanse : « Mes hommages marquis du corbac, Beauté et élégance sont vos maîtres mots. Sans flagornerie, si la couleur de votre voix égale celle de votre boa, Je vous appellerai Luis, et vous serez mon roi. » A cette pommade, le cœur du piaf battit chamade. Pour montrer qu’il chantait mieux qu’Arielle Dombasle, Grand son bec il ouvrit, façon Monica Lewinski, Et fit quelques vocalises à la Demis Roussos, laissant tomber son clacos. Le goupil mit la main dessus et s’esclaffa :...

Sidaction 2010

En plus de militer pour une bonne action, je trouve cette affiche vraiment bien fichue. Et ça va sans dire, mais c’est encore mieux en le disant : sortez couverts… Fond musical : Ice-MC – Russian roulette [audio:http://emmanuel.desvigne.free.fr/mp3/ICE_MC-Russian_roulette.mp3|titles=Russian roulette|artists=Ice-MC]

Vide tes poches !

Alors, pour répondre à la chaîne de FirenzeSixtyOne, voici ce qu’on trouve dans mes poches et dans ma sacoche-bandoulière : mon porte-feuilles, mon chéquier, mon appareil photo compact (ben oui quoi, on ne sait jamais), des piles pour le dit appareil, le casque qui se branche sur mon téléphone (arrrg, j’ai oublié de mettre mon téléphone sur la photo, il était en cours de chargement) pour écouter des MP3 (oui je sais Virginie, c’est pas bien pour les tympans), les clés de la maison (avec comme porte-clé, un lecteur de carte micro-SD/USB), les clés de mon boulot (avec comme porte-clé une clé USB), ma carte professionnelle, un paquet de mouchoirs (indispensable quand on a trois loulous à emmener à l’école), un stylo rouge spécial corrections (qui n’écrit plus, à remplacer), un stick pour les lèvres (ustensile saisonnier, à remplacer par une paire de lunette de soleil l’été). Finalement, rien à envier à certains sacs à main de femmes 😉 Je...

Mozart, l’Opéra Rock

Mon blog est peu fertile ces derniers temps, mais avouons que j’ai quelques excuses : fête d’anniv’ de mon grand au bowling, fête d’anniv’ d’un collègue au laser max, visite de l’expo l’urbaniste dans tous ses états, Mozart hier soir (je vais y revenir bien sûr), et ce soir (il vous reste quelques heures pour vous préparer), une séance d’impro à l’Ostra. Rosine nous avait acheté les billets il y a plusieurs mois (au cinquième rang, merci 🙂 ), et nous voilà à Amnéville pour 21h00, bravant le froid et la neige (au juste, c’est quand le printemps ?). Comme à mon habitude, j’avais fait exprès d’éviter de lire les critiques, je ne suis pas allé voir le blog officiel, … Bien sûr, comme je ne m’étais pas expatrié sur une autre planète, je n’avais pu échapper notamment au « vivre à en crever« , « le bien qui fait mal« , « l’assasymphonie« , ou « tatoue-moi » qui tournent en boucle sur les radios depuis six mois. Mais...