Publications de la catégorie ‘Internet’

Juste un petit billet en passant, histoire de vous faire ajouter un lien dans vos favoris vers un annuaire des blogs lorrains. Le billet en question date de 2007, mais il semble que le maître des lieux continue de le tenir à jours. Aussi, merci à lui.

download Fond musical : Pink Martini – La Soledad

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Je dialogue tous les jours avec des « geeks du net », ou avec des gens qui sont pour le moins des utilisateurs avancés de l’informatique et des technologies liées à l’informatique, à internet, aux réseaux sociaux, etc. Je leur demande leur identifiant twitter, l’adresse de leur profil facebook/netlog/myspace ou tout autre réseau social, l’URL du feed RSS de leur site, s’ils préfèrent bloguer sous wordpress ou dotclear, etc. Et c’est tout naturellement qu’ils me répondent. À force, j’aurais tendance à [tord de] penser que tout le monde maîtrise ces modes de communication.

Or, toi même, chèr(e) lecteur(ice), peut-être n’as-tu rien compris à ce dont je viens de parler. Pourtant, tu as Internet depuis l’époque des modems RTC (ceux qui faisaient un bruit de FAX pendant la connexion, et qui empêchaient votre grand-mère de vous joindre parce que ça sonnait toujours occupé), tu envoies des emails régulièrement, et tu surfes via google sur tout le web (la preuve, tu arrives à lire les présentes lignes).

Aussi, l’expression « fracture numérique » désigne souvent la frontière entre les gens qui ont le haut-débit (ADSL, câble, satellite, bientôt WiMax) et ceux qui ne l’ont pas. Mais avoir un accès à Internet signifie-t-il qu’on sait utiliser Internet et en tirer profit au maximum ? Comme dans bien des domaines dans la vraie vie (justice, accès aux soins, etc.), n’existe-t-il pas un Internet à deux vitesses, indépendamment du débit des modems ? Et dans ce cas, est-ce un handicap de ne pas être un geek du net ?

download Fond musical : Christophe Mae – L’art et la manière

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Avez-vous déjà remarqué comment nous nous étonnons de ce qui est rare, exceptionnel ? Alors qu’en réalité, notre quotidien est rempli de choses toutes aussi exceptionnelles, à coté desquelles nous passons sans nous arrêter.

Vous traversez tous les jours devant une église, mais avez-vous déjà seulement levé la tête pour admirer ses gargouilles ? Votre pied bute contre un petit monticule de béton, et vous baragouinez parce que vous avez failli tomber. Or, avez-vous remarqué que cette déformation de la chaussée était due à une plante, dont la volonté de puissance, la vie qui l’anime, était assez forte pour l’aider à pousser, malgré l’adversité de l’environnement sablonneux et privé de lumière qui était le sien sous ces 3 cm d’asphalte ? La nature, les réalisations de l’être humain, les animaux, les objets du quotidien sont autant d’occasions de s’étonner, de s’émouvoir, de se questionner, de rire… et la plupart du temps, nous ne les remarquons même pas, tant ils sont banals.

Aussi, pour essayer de casser cette routine, pour ouvrir les esprits, je viens d’ouvrir un blog particulier, dont l’objectif est de publier une photo par jour (et pas plus ni moins) pendant un an. Oh, n’attendez pas de miracles picturaux : je n’ai ni le talent ni le matériel pour poster des œuvres d’art. Ces tas de pixels seront postés parfois nus, ou parfois accompagnés d’un commentaire, d’une réflexion, d’un développement. Je vous propose d’y trouver pèle-mêle des photos de bonne qualité comme celles que je prendrai avec mon futur réflexe numérique que je souhaite m’acheter, ou de simples clichés pris avec le capteur bas de gamme de mon téléphone mobile. Les sujets que je partagerai avec vous seront variés : moi, mes proches, les objets qui m’entourent, une rencontre, des révélations (beaucoup j’espère), vous peut-être, qui sait ?

Assez de blabla, un peu de technique maintenant. Avant tout, l’URL de ce blog :

    http://1photoparjour.wordpress.com/ (et pour les plus organisés, flux RSS ici).

J’ai pas mal cogité pour monter ce site. J’ai hésité à utiliser des sites comme flickr de yahoo ou picasaweb de google. Mais ces sites dans leur version gratuite ont trop de limites (200 photos seulement pour flickr – ce qui ne permet pas de tenir un an à raison d’une photo par jour –, ou 200 Mo pour google – pas assez de place non plus –, les autres solutions étant souvent lentes et bardées de pub). Les sites de blogs classiques ne permettent pas de poster des images haute résolution. Restait à opter pour une solution payante : mais est-ce une bonne solution quand on ne connait pas la pérennité du projet ? J’ai donc piqué l’idée de Catherine, qui utilise wordpress.com (3 Go de stockage, possibilité de poster classiquement ou par envoi d’email, un feed RSS, possibilité de commenter, de modérer, etc.) pour poster elle aussi une planche par jour (enfin, quand elle peut hein ;-) ). N’hésitez-pas à me suivre, à commenter mes clichés, ou mieux encore, à faire pareil (avec des photos comme moi, avec des caricatures comme Catherine, des poésies, des slogans, des chansons, etc.).

download Fond musical : MikeOldfield – Tubular Bells II, partie 1 (Sentinel)

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Voilà quelques temps que j’avais ouvert un compte sur twitter. Avant toute chose, pour ceux qui ne connaissent pas, petite séance de rattrapage.

Pour faire simple, twitter est au blog ce que le SMS est à l’e-mail. C’est un « microblog » où les articles ne dépassent pas 140 caractères (!!!). Autant dire que pour moi, fils de concierge ayant une réputation de bavard municipal à défendre, 140 caractères…

Quel est l’intérêt me direz-vous ? Certains vous diront que ça a permis à des gens qui se sont inspirés journalistes de relater des événements dans des conditions difficiles (comme ça a été le cas pour les manifestations iraniennes). C’est vrai qu’avec des billets (on dit des tweets) de 140 caractères, pas besoin d’infrastructure lourde pour poster (un simple téléphone suffit). Maintenant, je trouve l’argument capillotracté : microblog ou pas, ça n’empêche pas de se poser la question de la censure, de l’intox, etc. De plus, quand un réseau est en panne, il l’est autant pour envoyer un billet de 3 Mo que pour publier un tweet de 140 octets.

Alors, comme nous se sommes pas dans un pays en guerre, que nos téléphones (avec clavier en ce qui me concerne) permettent de surfer confortablement sur le net et de poster de [relativement] longs articles, quel est l’intérêt de tweeter me demanderez-vous ?

Avant tout, twitter permet de suivre le tweet des autres. C’est une lapalissade dit comme ça, mais comme tout moyen de communication, twitter est intéressant s’il y a du monde pour tweeter (sauf si vous aimez causer tout seul dans votre coin — et j’en connais des comme ça ;-) — ). Ensuite, ça prend du sens avec des petites applications qui permettent de tweeter hyper facilement en quelques secondes avec votre téléphone, votre navigateur, etc. Poster une idée, une réflexion, une banalité est simple et rapide. Enfin, vu qu’il est possible d’insérer le flux de ses tweets sur son blog, on peut ainsi publier de petites choses qui ne méritent pas un long article (et qui seraient passées sous silence autrement). La question est : et alors, aurait-ce été si grave ?

Bref, futile ou utile, nous verrons bien. Comme j’ai vu que Maxime, Catherine (pour eux, ça fait un bout de temps) et Vincent (allo Vincent, ya quelqu’un ? ;-) ) s’y mettaient, je m’y suis remis. On verra bien…

Avant de vous quitter, je voulais vous faire part des outils que j’utilise pour tweeter (et vous éviter 48 heures de tests d’applications inutiles comme je viens de le faire). En effet, classiquement, on tweete en postant sur le site de twitter. Mais il y a souvent plus pratique, selon les circonstances. Par exemple, j’ai testé 4 applications pour smartphone sous Windows Mobile, et je vous conseille vivement PockeTwit (qui est non seulement le plus joli, mais aussi, c’est le seul qui ne plante pas). Si vous utilisez KDE (KUbuntu par exemple), le plasmoïde de µblogging est génial. Par contre, gtwitter sous gnome pour Ubuntu est nul (les dates de publications sont fausses par exemple…). On utilisera alors une extension de votre navigateur préféré : echofon (qui a le bon goût d’être light, complet, et de ne pas prendre la place d’une barre supplémentaire). Pour afficher le flux de mes tweets sur mon blog wordpress, mon choix s’est subjectivement porté sur twitter widget pro. Enfin, notez qu’ils est possible de synchroniser son tweet pour qu’il devienne votre statut dans facebook (l’inverse ne marche pas bien), par exemple en suivant ce tuto. Il existe certainement plein d’autres astuces (publication de photos, etc.) ; à vous de les trouver, et faites m’en part si elles sont bien…

Edit du 23/12/2009 01h40 : finalement, j’ai remplacé le widget wordpress « Twitter Widget Pro » par Tweet Blender, qui est plus aéré (les tweets sont ainsi plus lisibles), et qui potentiellement permettrait de suivre plusieurs tweeters/hash tags.

download Fond musical : Jean-Michel JARRE – Les chants magnetiques II

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Juste une petite brève en passant : après une diffusion intimiste réservée aux développeurs, Google vient de proposer à monsieur tout le monde le téléchargement de son navigateur web Chrome pour Linux (32 et 64 bits). À noter qu’il s’agit pour l’heure d’une version bêta, mais les quelques tests (comme la rédaction du présent article) semblent indiquer qu’elle est tout à fait opérationnelle (et en français, ce qui est rare pour les bêtas).

Deux mots tout de même sur la bête : contrairement à ce que Google nous a habitué par le passé, il ne s’agit pas d’une version Windows qui tournerait avec Wine (comme pour Picasa, maps, etc.), mais bien d’une version Linux native vraiment rapide (mais ça se comprend, Cf. remarque ci-dessous). Les plus : rapide (au moins autant que Firefox), système de gestion des onglets très bien pensé qui remplace avantageusement les bordures des fenêtres systèmes (pas de perte de place donc), un mal nécessaire : un plugin flash intégré et opérationnel, support des extensions, des outils « développeurs » comme un mini éditeur de code bien fichu, l’ouverture d’une nouvelle fenêtre (ou d’un nouvel onglet) propose un choix suivant vos habitudes de surf (exemple : aller sur google, ou sur votre page d’accueil, ou direction les derniers sites où vous êtes allé, etc.). Les moins : options encore limitées (exemple : pas d’option de détection automatique du proxy via le DNS), et surtout… ben c’est connu : ce navigateur cafte vos habitudes de surf à monsieur Google (officiellement uniquement pour cibler la pub que vous recevrez, mais votre vie privée en prend un coup tout de même). Bref, je doute qu’on voit rapidement une extension du genre Adblock Plus.

Remarque : j’ai testé très récemment une version live (sur clé USB) de Chrome OS. Je ne vous ai même pas fait d’article sur ce produit, tant il est pour l’heure dénué d’intérêt : il s’agit simplement du navigateur Chrome qui tourne sur un Linux, sans autre fioriture ou presque (ce qui explique pourquoi les développeurs de Chrome ont bien optimisé une version dédiée à Linux : ce navigateur sera le fer de lance de leur futur OS). Bon, cette version live n’est qu’un « proof of concept » certainement encore loin de sa version finale attendue dans un an. Mais on devine bien que Chrome OS sera vraiment orienté « cloud computing » (et surtout orienté vers les services en lignes de Google), même s’ils promettent d’utiliser l’HTML5 pour pouvoir fonctionner hors ligne (ben oui, parce qu’on n’est pas toujours connecté à Internet tout le temps et en tous lieux). À suivre donc…

download Fond musical : Dropkick Murphys – I’m shipping up to Boston : excellent morceau tiré de la BO du (plutôt bof) film « les infiltrés »

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Si comme moi, vous pouvez passer des heures à regarder de belles images sur le net, voici une extension chronophagiquement addictive pour votre navigateur préféré : Cooliris (et pour les autres navigateurs, c’est par là).

Cette extension (qui fonctionne sur Mac, PC Windows et Linux) va transformer votre butineur en mur d’images 3D. Vous pouvez alors vous perdre dans les « photos du jour », l’actualité, les vidéos clips, les résultats de recherche sur « FlickR » ou « Google Images » …, voire même naviguer en 3D dans les dossiers remplis de photos qui squattent votre propre disque dur. Je n’aurai qu’un conseil à vous donner si vous installez ce programme : pensez à regarder votre montre de temps en temps si vous ne voulez pas louper l’heure (cochez votre réponse préférée) [] d’aller chercher les gamins à l’école    [] de la soupe    [] de votre série TV préférée    [] d’aller au dodo… ZZZzzz… ZZZzzz…

download Fond musical : Oasis – Wonderwall

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J’ai connu une époque où, pour mettre à jour un moteur de site, il fallait télécharger un fichier ZIP, le décompresser sur son PC, faire des sauvegardes, pousser les fichiers par FTP en croisant les doigts que le client FTP ne fasse pas des siennes en cours de route, se connecter à phpMyAdmin pour appliquer des requêtes SQL pour la mise à jour des tables… C’est d’ailleurs ainsi que j’avais réalisé la mise à jour précédente de WordPress (j’avais lu quelque part que la mise à jour automatique n’était pas stable).

Et là, j’ai pris « le risque » (pas très risqué j’en conviens). J’ai cliqué sur « mise à jour en 2.8_fr »… Et tout s’est fait tout seul en moins de 10 secondes ! Alors là, j’ai été littéralement bluffé ! Téléchargement du fichier ZIP, décompression, copie, et requêtes SQL le tout sur le serveur, automatiquement et super rapidement. Je reconnais : même si ça n’est pas une chose compliquée à faire, WP est tout de même bien fichu.

Bon, pour ce qui est des nouveautés de la version 2.8, je ne m’étendrai pas. Ça concerne principalement l’interface administrateur (que vous ne voyez pas donc ;-) ), et d’autres que moi ont déjà très bien raconté tout ça (ici par exemple). Par contre, en ce qui me concerne, la version 2.8 n’a toujours pas réparé l’éditeur WYSIWYG (ça doit venir d’une incompatibilité avec une des extensions que j’utilise, mais laquelle ?…). Pas grave, je maîtrise le html ;-)

download Fond musical : Tryo – Désole pour hier soir : cette musique… un rapport avec les ti’ponches que j’ai bus hiers soir ?

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Ça fait quelques temps que je vous casse les pieds avec la recherche d’une solution de stockage externe (fort utile pour partager des fichiers, ou pour faire des sauvegardes). Cette fois-ci, je vais vous parler d’une solution payante, un peu à la mode chez les technophiles habitués au concept de cloud computing : je veux parler de l’offre s3 (simple storage service) d’amazon (oui oui, ceux qui ont commencé avec la vente de bouquins en ligne).

Je ne voudrais surtout pas transformer le présent blog en un espace publicitaire (c’est que je tiens à mon intégrité et à ma liberté de parole moi), mais si j’ai testé ce service et si je vous en parle ici, c’est avant tout à cause de son prix, qui est vraiment light : 15 cents de $US par Go stocké (si je choisis un stockage aux USA) ! J’ai regardé : l’ensemble de toutes mes photos numériques pèse pour l’heure un peu moins de 10 Go. Utiliser s3 pour en faire une sauvegarde externe me coûterait 1,5 $US/mois, soit moins de 1,20 €, frais de change compris. A noter qu’amazon facture des frais de stockage, mais aussi des frais de transferts (le pris du Go transféré est sensiblement identique), et quelques frais de calculs (par exemple, par paquets de 10′000 GET, POST, LIST, etc.). Considérant qu’une clé USB de 16 Go coûte actuellement 30 € TTC, il faudrait ~2 ans pour amortir son achat… bien que la souplesse ne soit pas la même :

  • une fois remplie, la clé USB doit être changée pour une plus grande (alors que l’espace de stockage de s3 grandit — et est facturé — en fonction des besoins),
  • la clé USB n’est pas elle même répliquée (alors qu’amazon garantit un backup),
  • mais surtout, il faut y penser à faire sa sauvegarde sur sa clé USB, et penser aussi à la stocker ailleurs (chez sa grand-mère, sur son lieu de travail, etc.) si on veut vraiment être protégé par exemple contre un incendie (l’idée d’utiliser s3 pour y stocker les scans de ses pièces d’identité, de son contrat d’assurance incendie, etc. n’est pas idiote non ?).

C’est sûr que l’argument tarif est un peu provocateur. Si je veux non plus sauvegarder mes photos mais aussi mes MP3, mes vidéos, etc., alors là, je suis sûr qu’un disque externe ou un petit NAS sera vite amorti (on trouve des boîtiers NAS deux baies sans disque sachant faire du RAID1 pour moins de 150 €)… Mais comme je l’ai dit, l’avantage d’un service en ligne est qu’il se situe par définition sur un autre site, et que les sauvegardes peuvent être automatisées.

Avant tout, qu’est-ce que l’offre s3 ? Au départ, une simple inscription au service, sans engagement. En effet, on est facturé uniquement en fonction de ce que l’on consomme en bande passante et espace de stockage. Autrement dit : si on n’utilise pas le service, on ne paye rien. Coté facturation, j’ai opté pour la carte bancaire (je n’ai pas trouvé de service comme paypal). L’état de facturation (en particulier en terme de stockage) est établi toutes les heures. Une interface web vous permet de créer un ou plusieurs « espaces de stockages », appelés « buckets ». À la création d’un bucket, on peut choisir si le stockage se fera aux USA ou en Europe (tarifs européens ~ 30% plus chers, mais on suppose que les temps d’accès sont meilleurs pour nous). Ensuite, un bucket se gère un peu comme un disque externe, avec une gestion de droit façon « lecture/écriture/contrôle total ». La sécurité se fait de base par une authentification de type login/mot de passe (appelés respectivement « Access Key ID » et « Secret Access Key »), ou si vous le préférez (le changement s’opère via l’interface web d’administration) par certificat X.509.

Un point décevant toutefois : pour une raison que j’ignore, amazon a fait le choix de ne pas permettre l’accès aux buckets via des protocoles classiques, genre Webdav ou autre FTP. Les accès se font via une API ouverte, dont les spécifications sont publiques et bien documentées, avec des exemples. Néanmoins, si vous souhaitez partager un fichier avec un ami (ou tout simplement le rendre public), sous réserve que vous ayez positionné les droits en lecture pour tous sur ce fichier, il pourra être accessible via une URL de type http://nom_du_bucket.s3.amazonaws.com/chemin/.../fichier.

Pour ma part, je me suis amusé avec s3 en utilisant deux méthodes :

  • les extensions pour firefox. J’ai essayé deux extensions : s3 organizer, qui offre une interface genre client FTP classique à la filezilla, et Open s3, qui ajoute à firefox la reconnaissance des URLs de type s3://nom_du_bucket/chemin/fichier. La première est d’une utilisation plus intuitive, mais montre pour l’heure quelques bugs d’affichage. La seconde semble plus simple, mais se révèle finalement tout aussi efficace et plus fiable ;
  • le montage sous Linux. Il existe un projet baptisé « s3fs » qui permet aisément de monter un bucket s3 dans une arborescence Linux (et après, les rsync et autres commandes permettant de programmer des backups sont à vous). Malheureusement, s3fs n’est pas encore un package standard d’Ubuntu. Néanmoins, l’installation reste simple :
    • sudo apt-get install build-essential libcurl4-openssl-dev libxml2-dev libfuse-dev
    • wget http://s3fs.googlecode.com/files/s3fs-r177-source.tar.gz (vérifiez la dernière version ici),
    • tar xfz s3fs*.tar.gz
    • cd s3fs
    • sudo make install
    • sudo mkdir /mnt/s3
    • sudo chown votre_nom_utilisateur:votre_nom_groupe /mnt/s3
    • Le montage est alors assez simple : s3fs nom_du_bucket -o accessKeyId=votre_Access_Key_ID -o secretAccessKey=votre_Secret_Access_Key /mnt/s3

Dernier point dont il me reste à parler : la vitesse de transfert. En pratique, j’obtiens une vitesse d’upload à 500 Kbits/s en moyenne (environ 4 Mo par minute) avec les USA, ce qui est tout à fait honorable sur mon lien ADSL chez free. Pour information, je me suis déjà amusé à installer un serveur webdav sur un serveur Web (Ubuntu+apache 2) situé en France sur le réseau Renater, et je ne suis pas monté beaucoup plus vite.

En conclusion : un service probablement très intéressant pour une entreprise qui n’a pas les moyens techniques pour monter ce genre de service de stockage en ligne, ou qui a des besoins en volume qui rendraient une réalisation en régie peu rentable. Pour le particulier, du fait que la facturation se fasse aussi en terme de volume transféré, l’utilisation se trouve vite limitée. Par exemple, j’avais envisagé à un moment d’utiliser s3 pour y stocker les MP3 que j’ »offre » sur le présent blog en « fond musical » (ce qui serait simple car, comme je l’ai dit, les fichiers accessibles sur s3 au tout public sont accessibles par une URL classique en http://…). Mais je ne sais pas combien de fois ces morceaux sont écoutés. Ce site n’ayant pas d’enjeu commercial pouvant couvrir cette dépense, j’ai vite oublié. Par contre, ce service peut très bien se révéler utile pour la sauvegarde des fichiers importants à vos yeux. Peut être pas tout vos MP3 et autres Xvid (un disque externe suffira pour ça), mais vos photos, scan de documents importants, etc.

download Fond musical : Jean-Philippe Goude – Musique pour une placette la nuit : BO de « La divine nature des choses ». Je ne me lasse vraiment pas de vous faire découvrir cet auteur-interprète…

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Désolé, les mises à jour du présent site se font moins fréquentes ces temps derniers… Que voulez-vous, reprise des cours au CNAM, Dr House qui reprend du service lui aussi, course à pied, …

Pour autant, je suis tombé sur une information qui pourrait vous intéresser : Asus a décidé de fournir gratuitement un espace d’1 Go de stockage en ligne gratuit, en ouvrant à tous sa solution eeestorage. OK, je sais, ça n’est pas la première fois que je vous fait le coup, et la dernière fois, c’était pour 250 Go. Alors, quel est l’intérêt me direz-vous ? Et bien aucun !

Non mais ne partez pas, je ne vous ai pas réveillé pour ne rien dire… Je vais vous expliquer pourquoi cette solution n’est pas si géniale, et je vais vous proposer une alternative. Il faut savoir qu’Asus proposait depuis quelques mois cette solution de stockage en ligne (mais avec une capacité de 20 Go) aux personnes ayant fait l’acquisition d’un PC de leur ligne EEE. Enfin… les nouveaux clients hein, ceux qui ont acheté un EEEPC901, ou un EEETOP, etc. Par contre, pour les fidèles de la première heure qui avaient acheté un EEEPC701, comme récompense : circulez, ya rien à voir… Je ne vous dis pas comment j’ai été frustré… Or, ce service vient d’être ouvert gratuitement à tous (même ceux qui n’ont jamais acheté d’ASUS de leur vie), avec une limitation : l’espace est limité à 1 Go. Déjà pas mal me direz vous.

Or, pourquoi est-ce que je vous dis que cette solution n’est pas extraordinaire ? Tout d’abord, parce que j’ai été frustré, non mais (vengeaaaance) ! Enfin bon, plus sérieusement, parce que l’accès à cet espace ne peux se faire que suivant deux modes : le web (et si c’était pour en arriver là, il y a plein d’autres sociétés qui proposent la même chose avec un espace plus grand ou des temps d’accès plus rapides), ou un logiciel propriétaire… pour Windows. Ou éventuellement pour Linux/Xandros (le Linux livré de base avec les EEE). Or, je n’ai pas pris le risque d’installer ce paquetage Linux sur ma Ubuntu (le paquet eeestorage.deb dépend d’autres paquets, genre fuse ou mono, dans des versions qui pourraient bien entrer en conflit avec les paquets Ubuntu officiels). Asus ne propose pas l’accès à cet espace via des protocoles standards comme FTP ou Webdav.

Quelles sont les alternatives me direz-vous ? J’en vois au moins deux. La première n’est pas tout à fait gratuite : il s’agit de l’offre s3 d’amazon. Pas gratuit d’accord, mais tellement peu chère… (0,18$US par Go stocké/mois, et quelques centimes pour la bande passante). A mon avis, cette solution (à la mode du cloud computing) est à suivre. L’autre solution (que je détaillerai plus) est l’offre gratuite « d’appel » de la solution commerciale box.net. Cette offre permet l’accès au partage via le web (classique), mais aussi via le protocole Webdav. Pour les linuxiens à la sauce Ubuntu, voici quelques astuces pour monter aisément l’espace de stockage en ligne :

  • évidemment, ouvrez-vous un compte sur box.net,
  • créez le dossier où vous allez monter le service, par exemple : sudo mkdir /box.net
  • installez le paquetage davfs2 : sudo apt-get install davfs2
  • et pour finir, montez votre espace box.net : mount -t davfs http://www.box.net/dav /box.net

A ce stade, il vous faudra entrer votre nom d’utilisateur (l’e-mail utilisé lors de l’inscription), et votre mot de passe. Pour éviter d’avoir à taper ce login/mdp à chaque fois, il suffit de stocker cette information dans un fichier « /etc/davfs2/secrets« , par exemple avec la commande : sudo echo "http://www.box.net/dav votre@adresse.email mot_de_passe" >> /etc/davfs2/secrets && sudo chmod 600 /etc/davfs2/secrets

Une fois le mot de passe stocké dans le fichier secret, vous pouvez même programmer un montage automatique de la bête au démarrage du PC, en ajoutant la ligne qui va bien dans le fichier fstab : sudo echo "http://www.box.net/dav /box.net davfs auto 0 2" >> /etc/fstab

Et sinon, une autre alternative pour les plus fénéants : dans l’interface graphique Gnome, il suffit de lancer nautilus, et de rentrer comme adresse dav://www.box.net/dav (et si vous êtes sous KDE, ça sera webdav://www.box.net/dav).

download Fond musical : Emma Shapplin – Spente le Stelle

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cliquez pour voir Saez aux victoires de la musiqueCes dernières années, j’ai pour habitude de boycotter les victoires de la musique, comme l’invitait à le faire le site d’evene d’ailleurs. Déjà parce que je n’avais pas envie de revoir un présentateur faire des louanges mielleuses et imméritées à Christine Albanel, comme ça a déjà été le cas au MIDEM lors des derniers NRJ Music Awards. Mais surtout, parce que c’est le genre de soirée qui met en valeur l’industrie du disque… Or, ne trouvez-vous pas qu’il y a un paradoxe dans l’expression « industrie du disque » ? L’art est-il industrialisable ???

Cette même industrie du disque qui se pose en lobby pour faire passer en force cette honteuse loi HADOPI. Pour ceux qui ne suivraient pas l’actualité du net, un petit cours de rattrapage sur ce qu’est cette loi qui sera débattue dans quelques jours :

  • sur le site de la quadrature du net, qui invite d’ailleurs tous les blogeurs à procéder au black-out de leur site, ce qui explique pourquoi le présent article est en berne,
  • sur le site de l’April, qui appelle lui aussi à la mobilisation,
  • sur le site blogeee,
  • sur le korben’s blog,
  • et tant d’autres

Heureusement, quelques artistes profitent d’être dans ce système pour prendre le maquis, et dire ce qu’ils ont à dire sur ce monde économique et financier dans lequel nous sommes. En l’occurrence, hier soir, c’est l’artiste Saez qui a eu le courage d’écrire au pied levé un texte et une chanson pour dénoncer les milliards engrangés sur le dos de la crise. Entre parenthèses, à ce sujet (merci Virginie pour le lien), je ne peux m’empêcher de vous faire suivre l’excellente caricature de TOX :

cliquez pour voir Saez aux victoires de la musiquePour revenir aux victoires de la musique, si, comme moi, vous n’avez pas vu cette séquence avec Damien Saez en direct, voici le lien (ou cliquez sur l’image ci-contre). Je n’ai rien à ajouter, sinon mes applaudissements, et le script du début du texte :

<<  
  Tes parents sous anxiolytique dans les mines modernes,
Du gasoil dans la bagnole rentrait la tune dans ta compagnie,
Tes bénéfices aux actionnaires, toi qui galère pour payer des fringues à tes mômes,
Que t’es triste à mourir.
La jeunesse est au shit, à la c, à la colle,
Dit-moi qu’est-ce qu’on lui offre qui vaille mieux que ça ?
Que l’appât du gain toujours encore de l’avoir sur nos êtres,
Nous n’avons plus de rêve que celui d’oublier,
Tu les as vu les autres ?
Ils ont le regard pauvre, plein de sous dans leurs poches,
La commission qu’ils se sont faits pour le crédit de leurs bagnoles,
Ils sont en Porsche ou en Aston, toujours accompagnés d’une conne,
Ils ont le regard de la mort, le regard de la mort,
L’obscurantisme décidément fait des petits de jours en jours,
C’est sûr eux, ils brûlent pas de bagnoles,
Pendant qu’ils font des farandoles, dans leurs putains de boîtes de nuit,
Dans leurs putains d’assemblées, c’est sûr qu’ils font partie de la communauté.
[...]
>>  
download Fond musical : Raphael – Cela nous aurait suffi : dans le même style…

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