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netbook-remix

Bon, depuis la version bêta, ça fait plusieurs fois que j’installe la version 8.10 (aka Intrepid Ibex) de ma distribution préférée du moment : [K]Ubuntu (oui je sais, je vieillis, je fais dans le simplisme). Tout d’abord, parce que j’ai du réinstallé mon EeePC après avoir testé la Ubuntu EEE. J’avais installé la 8.04 de cette Ubuntu optimisée pour EeePC, qui tourne encore sur celui de ma conjointe, et qui est tout simplement Ubuntu 8.04 avec les bons drivers et les bons scripts (et elle marche bien). Puis, il m’a pris la drôle d’idée d’installer celle qui est en ligne actuellement, la 8.04-1. Et la différence est énorme : ils activent une interface graphique qui sert de lanceur de programmes (netbook remix) à la façon du vieux bureau Windows 3.1, comme le fait la Xandros de base livrée sur les EeePC. Et ça ne me plait pas du tout (j’ai beau vieillir, je ne suis pas devenu gâteux pour autant ;-) ). De plus, les pilotes Wifi sont bogués : connexion aléatoire, débits minables, PC ralenti… Ajoutez à ces tests sur l’EeePC le fait que mon PC fixe a rendu l’âme. J’ai dû me résigner à en changer : j’ai pris le moins cher que j’ai pu trouver, et il était hors de question de laisser ses maigres performances (qui sont toutefois suffisantes pour mon utilisation) se faire gloutonner par Windows Vista. J’ai donc pu à loisir tester plusieurs versions de cette Ubuntu cuvée octobre 2008.

Avant de parler des spécificités de Ubuntu (Gnome) vs. Kubuntu (KDE), je vais attaquer les généralités. Et je vais commencer par les plus : ben heuuuu… Ah oui ! Les pilotes (merci le noyau 2.6.27). Il est presque possible d’installer Ubuntu sur EeePC sans rien faire (il faut juste activer manuellement le pilote Wifi et faire deux/trois optimisations expliquées ici, mais c’est simple). Ma webcam Hercules est reconnue de base, tout comme la webcam de l’EeePC (mais pas mon scanner Epson 2580, et je n’ai pas encore testé ma clé TNT ; de toute façon, pour ce que je regarde la TV…). Ceci-dit, coté pilotes, tout n’est pas parfait : un bug traîne encore dans la Release Candidate depuis les versions Alpha concernant les cartes NVidia (comme la GeForce 7050 / nForce 620i C73 de mon nouveau PC fixe) : le pilote propriétaire se plante. Il faut faire une installation en Vesa, faire les mises à jour, et seulement, in fine, activer le pilote nv. Il paraît que la 8.10 finale corrigera ce bug…

Qu’y a-t-il de bien encore ? Un file system crypté qui peut être activé à la volée sur un dossier par un utilisateur qui n’a pas les droits root (pas mal pour protéger les données sensibles qui voyagent sur clés USB par exemple). En parlant de clé USB : un programme qui génère automatiquement une clé USB bootable Ubuntu à partir du CD (pratique pour créer une clé d’installation pour les EeePC qui n’ont pas de lecteur de galette). Dans les gadgets frenches, un module “freeplayer” et un autre “fbx-playlist”, qui intéresseront les freeboxiens ;-) .

Bon, tout ça est sympa, mais pas révolutionnaire. Coté déception ? Open Office 3.0, qui a l’avantage de gérer le format propriétai^H^H^H pardon, la norme ISOoooo AAaaaatchoum, bref, le format de fichier de la suite Office 2007 de Microsoft est sorti mi-octobre. On s’attendait à le voir dans cette 8.10 d’Ubuntu. Et bien non :-( Nous sommes toujours en 2.4.1. Idem pour FireFox : alors que la 8.4, censée être stable (version LTS oblige) avait pris le risque de mettre à disposition une version bêta (3.0) de ce navigateur, et bien Ubuntu 8.10 garde cette version 3.0.3 (donc, pas de Firefox 3.1 avec son compilateur JavaScript de la mort qui tue super optimisé pour l’ajax du web 2.0). Bref, déçuuuuuuu… Les hackers pourront faire ces installations à la main, mais avouons que c’est dommage.

Une petite parenthèse concernant la version KDE d’Ubuntu que j’utilisais sur mon PC fixe. Petite leçon pour les néophytes : Ubuntu a une interface homme-machine basée sur Gnome. Kubuntu se base sur l’autre interface graphique poids lourd qu’est KDE. Je ne veux pas troller, je sais qu’il en existe plein d’autre, plus light, plus geek, etc. Mais je parle des deux grosses et célèbres qui commencent à être gourmandes en CPU/GPU pour faire de zolis effets pour rendre Linux rigolo (à défaut de nous rendre plus efficace) comme Windows (sans les bogues). En gros : Gnome a la volonté d’être simple, orienté newbie. Mais les bidouilleurs restent sur leur faim. KDE est plus gourmand en ressources, mais permet de régler bien plus de trucs.

Bref, Kubuntu 8.4 permettait déjà de faire mumuse avec KDE 4.0 (qui n’était pas sec, d’où un résultat inexploitable). Kubuntu 8.10 sort avec une KDE 4.1. Ouaou qu’elle est jolie. Le concept de bureau disparaît un peu, mais arrive à la place des gadgets façon Google Widget ou Gadgets Vista, avec tout plein d’effet, et de transparence. Ça ne sert à rien, mais avouons que c’est joli. Mais KDE 4, ça n’est pas que ça. C’est aussi un bus applicatif, qui normalise les accès au matériel (réseau, webcam, etc.), des classes de service, etc. Tout ça est très prometteur mais… là encore, ça n’est pas sec. Même si plus de logiciels ont été réécrits pour être full KDE4, il en manque pas mal. Et ceux qui sont réécrits n’ont pas encore toutes leurs fonctionnalités (il manque plein d’options). Résultat : pour la première fois depuis ma migration définitive à Linux, mon PC fixe tourne sous Gnome (ce qui a le mérite d’être harmonisé avec le portable, et aussi, me fait profiter du magnifique fond d’écran livré de base ; si si, je le trouve très beau) et non KDE. J’attends de voir ce que vaut la 4.2 pour peut-être revenir à KDE.

Finalement, désolé, j’ai essayé d’être bref, mais comme je voulais vous livrer toutes mes impressions, l’article est long. Pour résumer : Ubuntu 8.10 est une évolution mineure de 8.04. Mêmes versions majeures cotés logiciels principaux. Seuls avantages : meilleure prise en charge des périphériques grâce au noyau 2.6.27, et file system sécurisé. Mais ne vous pressez pas pour migrer si ça n’est pas déjà fait : je crois qu’il faudra attendre la 9.04 pour voir de vrais changements…

download Fond musical : Enya - Storms in Africa : petit clin d’oeil pour Virginie

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Il y a bien 3 ans maintenant, j’avais modchipé une Xbox pour en faire un mini-serveur perso qui tournait sous Linux (Xebian) 24h/24. Seulement, si cette solution m’a bien dépanné quelques années, il faut avouer qu’elle souffrait de quelques défauts :

  • une Xbox consomme près de 90 W/h, ce qui n’est pas anodin,
  • c’est une console de jeu, par conséquent, pas une machine faite pour tourner 24h/24 (j’ai déjà changé de disque dur 2 fois, les 3,5 pouces chauffent, et ne sont pas très bien ventilés dans le boîtier plastique des Xbox),
  • mais surtout, et c’est vraiment le plus gênant… si son Pentium3 à 733 MHz est encore suffisant aujourd’hui, elle n’a que 64 Mo de RAM, ce qui limite vraiment son utilisation (pas de MySQL par exemple, sous peine de swapper beaucoup).

Ça fait quelque temps que je cherchais une solution de remplacement à cette Xbox. J’ai entre les mains une carte mère mini-ATX D201GLY2A qui m’offrait une alternative intéressante : format mini ATX, CPU intégré (Celeron 1,2 GHz) avec un tout petit ventilateur relativement silencieux, possibilité de mettre une barette de DDRAM2 (j’ai fait des tests avec une barette d’1 Go), un contrôleur PATA et deux SATA, pour un prix intéressant (environ 125€ + ~25 € de RAM).

Oui mais, parce qu’il y a un mais… Il faut un boîtier, et les mini-boitiers sont coûteux (du même ordre de prix que la carte+CPU !!!). L’idée perd de son intérêt. Autre solution : bricoler un boîtier classique ATX standard (c’est la solution que j’ai essayée, à coup de meuleuse d’angle et de perceuse). Mais alors, on a une bonne vieille alimentation ATX qui fait un bruit d’enfer, et qui consomme pas mal… Des alimentations ATX sans ventillateur existent, mais là encore, on fait exploser le budget.

Or, ASUS vient tout juste de sortir sur le marché LA solution ! La EeeBox. Pour 210€ (plus les frais de port), vous recevez chez vous une petite machine avec :

  • le tout nouvel intel Atom 1,6 GHz qui ne consomme rien, avec comme chipset ses 945GSE & ICH7M,
  • 1 Go de RAM,
  • disque dur mécanique SATA de 80 Go 5400 tr/min,
  • sortie VDO format DVI + adaptateur DVI/VGA (résolution max : 1400×1024 ce qui n’est déjà pas mal),
  • réseau : Ethernet 100 base T + Wifi 802.11 b/g/n !!!
  • 4 ports USB (2 en façade, 2 arrières, qui seront utilisés certainement par clavier/souris car pas de port PS2),
  • lecteur de carte SDHC,
  • seul regret : entre 30 et 50 euros du buget iront chez Microsoft pour rien ! (la bête est livrée avec un Windows XP que je n’utiliserai pas !!! A mort les racketiciels !!!).

J’ai reçu ce petit joujou ce matin… et j’ai été agréablement surpris par son esthétisme très sympathique. Coté volume, il est sensiblement de la même taille que mon portable EeePC 701 (qui, plié, est approximativement de la taille d’une feuille A5). Il est livré avec un socle pour le tenir vertical, et un autre qui permettrait de le fixer à un mur ou derrière un écran plat.

Bref, à le voir comme ça, je regrette vraiment de le cacher dans un placard pour l’utiliser comme serveur… Tenez : je l’ai mis à coté de la Wii : il est à peine plus haut, et moins épais.

Deuxième surprise : on ne l’entend pas, et il ne chauffe pas. Il utilise une alimentation externe sans ventilateur (comme les portables), et les tests réalisés par blogeee.net indiquent une consommation de l’ordre de 16 à 18 W/h (22 en pic). A l’heure où je vous écris, ça fait quelques heures que je teste et que je fais des installations, et c’est à peine s’il est tiède. Et surtout, il est… silencieux ! On ne l’entends pas. Encore bien moins que ma vieille Xbox (dont les heures semblent bel et bien comptées cette fois-ci…).

La troisième surprise est le système multiboot. ASUS a installé une solution qui permet de démarrer sur un Windows XP classique (avec la lenteur qu’on lui connaît), ou en 20 secondes sur un mini-OS maison minimaliste (l’ExpressGate), qui comprend un navigateur et un logiciel de visualisation d’images. Quand on veut juste lire les news et voir la météo en buvant son café le matin, c’est bien suffisant… Bref, je trouve l’idée lumineuse, même si mon utilisation de la boîte en tant que serveur fait que je n’utiliserai pas cette fonctionnalité.

Maintenant, pour la suite, je suis en train de créer des partitions LVM (qui pourront changer de taille selon les besoins), afin de pouvoir faire tourner plusieurs serveurs virtuels avec XEN

download Fond musical : Grégoire - Toi plus moi : Chansonnette qui passe à la radio actuellement, c’est simplet mais ça détend…

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VISTA prend l'eau

C’est effectivement l’info que j’ai lu sur Computer World, qui cite une étude du metrics resercher. Ajoutons à ça que M$ a déjà été obligé de continuer de commercialiser une version allégée de Vista pour les ULCPC (Ultra Low Cost PC) style EEE-PC. Que je suis arrivé moi-même à convaincre deux personnes à passer sous Linux… on sent bien que Vista a du mal à décoller hein ?

Maintenant, qui veut d’un OS qui plante une à deux fois par jour (je dis ça d’une expérience de deux mois avec mon ASUS W5Fm du boulot, malgré l’application du premier service pack de Vista), qui sort 10 alertes sécurité à chaque installation, qui demande des configurations de titan juste pour afficher 3 gadgets à droite de l’écran… Promis, ça ne fait pas deux semaines que je suis rentré de vacances, et j’ai déjà vu 3 personnes défiler dans mon bureau pour me demander ce qu’il fallait faire pour que leur PC (neuf) “arrête de ramer”.

Une solution ? ;-)

download Fond musical : Emilie Simon - To the dancers on the ice : d’après la BO de “la marche de l’empereur”

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Lorsqu’on est sous Linux, il y a une chose de pénible : c’est de se retrouver devant une situation où on est obligé de faire tourner un logiciel qui n’existe que sous Windows (Grrr…). C’est assez rare, mais ça arrive… Heureusement, il existe Wine, l’émulateur Windows propre à Linux. Mais, malheureusement, tous les logiciels ne fonctionnent pas avec Wine. Dès lors, deux solutions : avoir deux partitions et un logiciel de multiboot type Grub ou Lilo, ou alors, utiliser un virtualiseur. Je me refuse d’installer Windows sur ma machine. Coté émulation, les plus célèbres sont VM-Ware (qui fonctionne très bien, mais qui est leeeent), et Xen (qui n’est pas un virtualiseur, mais un hyperviseur de VM, qui ne permet pas de faire tourner un Windows natif sur mon vieux CPU, un Athlon 2600+).

Or, je viens de découvrir par hasard une toute nouvelle solution : VirtualBox (développé par Innotek) qui a l’excellente idée d’être passé sous licence GPL depuis janvier 2007. Enfin, il existe une solution commerciale ayant deux ou trois choses nécessaires pour une utilisation en production dans un datacenter. Mais franchement, la version libre est tout à fait suffisante. Et surtout : elle m’a carrément bluffé tant elle est rapide !

Pour l’installation, je ne vous donnerai aucune explication : la page sur le site ubuntu-fr est bien fichue, et je n’ai rien à ajouter (quelques "apt-get install", et deux ou trois astuces pour installer les drivers ad hoc sous la VM Windows). La version libre ne permet pas de mapper les ports USB. Mais il existe une astuce donnée sur le site qui permet de le faire (pas testé). Quelques caractéristiques de cet émulateur :

  • ultrarapide (bien plus que VMWare sur ma configuration) ;
  • bon mappage des périphériques (VDO, son, lecteur CD -lecteur réel ou depuis une image ISO-, lecteur disquette, etc., sauf ports USB, Cf. remarque ci-dessus);
  • disques durs virtuels selon deux modes : image à taille fixe (stockée dans un fichier ayant immédiatement la taille du disque émulé), ou à taille dynamique (un poil plus lent en théorie, mais qui est stocké sur un fichier qui grandit suivant le besoin) ;
  • réseau opérationnel : soit l’émulateur s’approprie la carte réseau de façon native, ou mieux encore : création d’une carte réseau virtuelle qui accède au réseau via un routeur NAT intégré ;
  • possibilité de créer un répertoire partagé entre l’OS émulé et l’OS réel sur lequel tourne VirtualBox. Ce dossier partagé est accessible via le réseau sur un serveur de fichiers virtuel (protocole CIF/SMB) depuis l’OS émulé (via un nom du style vboxsrv om_partage) ;
  • enfin, accès à la virtual machine depuis n’importe quel autre PC, en RDP, grâce à serveur RDP virtuel (accessible par défaut sur le port 3386).

Cliquez ici pour voir ce que ça donne… A noter que je me suis amusé à émuler un Windows, mais VirtualBox peut émuler tout OS qui tourne sur un PC (MS-DOS, anciennes versions de Windows, ou les plus récentes, d’autres Unix type *BSD ou autres, d’autres Linux…) ce qui en fait un bon outil pour tester de nouvelles distributions sans avoir à casser notre installation.

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Dido - Thank you


Bon ben ça y est, j’ai craqué. En juin 2007, ASUS annonçait la mise sur le marché d’un PC ultraportable (on parle alors d’UMPC) avec un disque dur en mémoire flash (SSD) de 2 Go, tourant sous Linux, pour la somme de… 199 $. Anonce qui ne manqua pas de faire beaucoup de buzz sur le net. L’annonce prévoyait la sortie de la bête pour la mi-septembre 2007.

Dès l’été, on ne parlait plus de 200 $, mais plutôt de 300 € (ce qui reste raisonnable tout de même), mais avec 4 Go de disque flash, un webcam, du Wifi. Tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf concernant la date de sortie. Repoussée plusieurs fois (mi-octobre, puis novembre, puis 15 décembre), on finira par apprendre qu’en France, le produit ne devrait pas être disponible… qu’au mieux vers février 2008. Pourquoi ce retard ? ASUS aurait passé un accord avec SFR. En effet, SFR devrait sortir un paquetage “portable + clé USB 3G” pour 200€ (pour un engagement 2 ans, 29€/mois pour le téléphone sur le mobile, emails et le web en illimité, ce qui reste modeste par rapport aux 60€ qu’on paye à mon boulot pour un accès web illimité en Edge). Quoi qu’il en soit, que ce buzz soit vrai ou pas, il me fallait attendre…

Aussi ais-je craqué. J’ai acheté mon ASUS EEE PC701 4G (clavier QWERTY forcément) directement à Taïwan (oui je sais, c’est un pays où on fait travailler les enfants etc. etc. ; sauf que le EEE PC701 que vous achèterez en France en février 2008, chez SFR où ailleurs, il sera fabriqué où à votre avis ? Et l’ordi sur lequel vous lisez cette article ?). Et il est arrivé en une semaine tout pile. Tarif : 290 € + frais de port, de douane…

Alors, mes impressions (c’est un peu pour ça que j’écris cet article, parce que sur le coté technique de la bête, on sait tout maintenant, il n’y a plus de surprise)…

Première impression : il est tout petit (Cf photo par rapport à un portable 15,4″) ! J’ai même cru que ça serait difficile de taper dessus… mais non, en 5 minutes, on y arrive très bien (il me reste à franciser le clavier, j’ai acheté les sticks qui vont bien à coller dessus ; c’est dommage d’ailleurs, le qwerty a plein d’avantages, mais il n’y a pas les caractères accentués). Coté taille, à titre de comparaison, il est 1 cm plus large que la pochette d’un DVD. Ou mettez deux disques durs 3,5″ côte à côte, et vous y êtes. Deuxième impression : il est tout léger (1 Kg). Troisième bon point : il démarre en 20 secondes chrono en main (et oui, l’avantage de la mémoire flash par rapport à un vrai disque dur) ! Pour la même raison : il est silencieux (on ne l’entend pas en temps normal, et il y a un tout petit ventilateur qui tourne quand il bosse).

Ensuite, coté OS : c’est un Linux Xandros. En gros : c’est une Debian/KDE hyper simplifiée pour neuneus qui ne connaissent rien à l’informatique. Et ça marche (heureusement, la doc étant en chinois, j’aurais été mal barré)… Enfin bon, je ne suis peut être pas bon public (je connais déjà tout ça), mais en 5 minutes, j’avais déjà configuré mon réseau Wifi, trouvé comment lancer OpenOffice pour lire mes documents, jouer avec la webcam qui est dedans… Bref, génial. L’écran 7 pouces est de bonne qualité. Sa résolution 800×480 est suffisante pour surfer (firefox) et taper un document (c’est juste le coté 16/9ème qui me gène, mais ça me fait pareil sur tous les PC, c’est moi qui doit être psychorigide). Le son est plutôt bof (mais comme sur n’importe quel portable ; ce sont d’ailleurs les mêmes haut-parleurs). Lecteur de carte SD (pas de lecteur CD/DVD), 3 ports USB, sortie SVGA pour le connecter à un VDO projecteur, prise casque/micro. Ah oui, bonne surprise : le chargeur est tout petit, et le câble mesure au moins 2,5 mètres (ce qui est très agréable). Je n’ai pas encore eu le temps de tester l’autonomie (les 3,5 heures annoncées sont certainement surévaluées si on surfe en Wifi avec des pages remplies d’animations flash, grrrr…, mais certainement correcte sans connexion Wifi en tapant un document). La pochette livrée avec est plus une housse de protection (on ne peut ranger l’alimentation dedans) qu’une vraie housse.

Alors, en conclusion. Pour 300€, ce PC ultra portable est vraiment une affaire. Silencieux, léger, connectable (il a Wifi + Ethernet, il lui manque quand même le Blue Tooth, dommage), petit, rapide à démarrer… Rien à redire. Par contre, il ne remplacera pas votre PC principal. Les raisons ? Seulement 4 Go de disque, dont 3 occupés par le système (j’ai acheté avec une carte SD 8 Go, ce qui est sympa, le lecteur de carte étant intégré ; j’en ai aussi profité pour passer la RAM à 1 Go - au lieu des 512 Mo d’origine-, mais là, c’est du luxe, pas si sûr que ce soit utile pour une utilisation courante), pas de lecteur CD ou DVD, écran 7″, Pentium à 1 GHz (à éviter pour les montages VDO ou les jeux récents). Bref, un excellent petit PC d’appoint (en complément d’un PC classique), à trimballer partout, à emmener quand, comme moi, vous faites des présentations avec un VDO projecteur, pour rester connecté en tout lieu en toute circonstance, pour voyager sans s’encombrer…

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Anouk - Nobody’s wife : C’est du rock commercial peut-être, mais j’aime bien, ça me met la pèche…


Dans la série bonne nouvelle avec la toute nouvelle Kubuntu 7.10 Gutsy, plus besoin de recompiler le noyau pour installer la Webcam Hercules Deluxe. Voici la commande magique :

sudo apt-get update && apt-get install ov51x-jpeg-source module-assistant && module-assistant a-i ov51x-jpeg && depmod -a && modprobe ov51x-jpeg

Remarque : cette commande est à lancer à chaque mise à jour du noyau. Finalement, je crois que je ne vais pas avoir besoin de le recompiler mon noyau, cette fois-ci. Enfin si, pour ma carte raid ITE, mais finalement, je crois que je vais m’en débarrasser…


Ca y est, je viens de faire une petite mise à jour de ma bonne vieille Kubuntu afin de passer en 7.10 Gutsy. Je passe sur les déboires du début (principalement dûs aux serveurs chargés - je sais, je suis trop impatient -, et à un bogue dans la bibliothèque kdelibs4c2a - bug qui fait par exemple planter Kopete -), et voici une bonne surprise (il y en a certainement plein d’autres, dont je vous ferai part…) : snapscan est installé par défaut avec sane, ce qui permet le fonctionnement [quasiment] de base de mon scanner Epson Perfection 2580 photo (et probablement plein d’autres modèles récents de chez Epson).

Evidement, encore à cause de pauvres problèmes droits sur la diffusion de firmware non libres, tout n’est pas encore 100% automatique. Mais on y est presque… Comme je suis gentil, voici la procédure :

1) récupérer le fameux firmware propriétaire (par exemple, depuis le pilote installé sous Windows). Bon, pour vous éviter de chercher des heures (surtout si, comme moi, vous n’avez plus Windows), je vous aide : le voici (il faut décompresser le fichier avec un "bzip2 -d esfw41.bin.bz2" ou avec Ark pour les allergiques aux lignes de commande).

2) mettre ce firmware dans le dossier "/usr/share/sane/snapscan" (pour respecter l’arborescence classique), et vérifier qu’il n’y a pas de problème de droits d’accès :

cd là/où/vous/avez/sauvé/le/fichier/esfw41.bin
sudo mkdir /usr/share/sane/snapscan
sudo mv esfw41.bin /usr/share/sane/snapscan
sudo chmod 755 /usr/share/sane/snapscan/esfw41.bin

3) éditer (sous root) le fichier "/etc/sane.d/snapscan.conf" pour indiquer le chemin du firmware. Le vieux geek que je suis utilise vi comme éditeur, mais vous pouvez utiliser votre éditeur de texte préféré :

sudo vi /etc/sane.d/snapscan.conf

et remplacer la ligne [notez qu'elle n'était même pas en commentaire !]

firmware /usr/share/sane/snapscan/your-firmwarefile.bin

par la ligne

firmware /usr/share/sane/snapscan/esfw41.bin

4) éteindre/rallumer le scanner (et oui… chez moi, dans mon environnement, l’autodétection de périphériques USB avait planté ce dernier), et éventuellement, redémarrer le PC (probablement inutile sous Linux, mais bon, ça ne mange pas de pain).

Voilà, c’est tout, ça marche. Au pire, pour tester, installer xsane, et lancez-le. Scannez bien…


J’ai depuis longtemps programmé la sauvegarde de machines en utilisant l’excellent rsync. Ce petit programme, qui se lance en ligne de commande, permet une copie (éventuellement différentielle, éventuellement avec compression, etc. - Cf man rsync -) entre des répertoires locaux, ou à travers un tunnel ssh, ou encore en utilisant le protocole natif réseau rsync (nécessite la présence d’un serveur rsync, qui s’obtient en lançant rsync comme démon).

Si cette technique est efficace pour faire une sauvegarde sur un périphérique USB, ou sur un serveur de sauvegarde dédié, ou sur un partage réseau (il suffit alors de monter un dossier en SMBFS ou en CIFS), elle peut sembler irréalisable pour sauvegarder un site Web. En effet, pour accéder aux répertoires d’un serveur Web, la plupart des fournisseurs d’accès ne fournissent souvent qu’un seul protocole : le FTP.

Aussi, il y a quelques mois (années ?), j’avais trouvé une solution : monter le répertoire FTP sur un dossier local. Il existait un projet qui permettait de réaliser cette opération : LUFS. Or, ce projet ne semble plus évoluer depuis… octobre 2003. Et hier, j’ai eu besoin de changer le noyau Linux de ma Xbox (qui tourne sous Xebian, qui me sert entre autre de serveur de sauvegardes) pour mettre en oeuvre un 2.6.16.53 (le noyau le plus récent pour lequel il existe un patch permettant d’intégrer les pilotes des périphériques propres à une Xbox). Aussi, difficile d’adapter (sans risque et sans sueur) un patch prévu pour les noyaux 2.4 développé en 2003 pour qu’il fournisse un filesystem à un nouyau 2.6 datant de 2007.

Or, pourquoi s’embêter alors qu’il existe une solution toute faite : depuis le noyau 2.6.11, il existe une API au noyau (nommée FUSE), qui permet d’ajouter un filesystem au niveau utilisateur. Si votre noyau est compilé avec cette option (ce qui est le cas sur les noyaux récents des distributions majeures), il vous suffit d’installer, sur les distributions de type debian, le paquetage curlftpfs (par un apt-get install curlftpfs). Dès lors, monter un dossier distant accessible via FTP devient un jeu d’enfant : curlftpfs ftp://mon.du-serveur.org/repertoire /repertoire/local -o user=mon_login_ftp:mot_de_passe_ftp

Un petit coup de rsync sur ce dossier monté, un petit démontage avec un simple umount /repertoire/local, et le tour est joué. Simple non ? (remarque : si cette technique vous permet de sauvegarder les fichiers, n’oubliez pas non plus de faire une sauvegarde de la base SQL).


Bon, ben ça, c’est fait. A force d’installation/désinstallation de logiciels et de périphériques, mon Windows XP était devenu leeeennnnnt au démarrage. C’est vrai que mon pauvre Athlon 2600+ commence à dater, mais avec ses 3 disques durs et son Go de RAM, je pensais qu’il pourrait encore être utile pour une utilisation courante. Mais lasse d’attendre près de 10 minutes que Windows démarre l’interface graphique, les pilotes…, après avoir essayé (sans succès) de faire le ménage dans la base de registre et les services, je me suis résigné à réinstaller (pour la Nième fois) mon Windows XP. Et je me suis imaginé passer des heures à tout formater, installer l’OS, les pilotes, les logiciels, passer de looonnngues minutes avec M$ au téléphone pour activer la licence en dictant des numéros abscons, tout ça pour recommencer dans 6 mois ou un an. Marre !

Alors, j’ai pris une sage décision : passer à Linux. Bien sûr, depuis que j’ai eu mon tout premier PC (un 486DX2-66), j’ai toujours eu une partition Linux. Ca me permettait de tester moult distributions, faire les TP de mes cours, tester des logiciels, etc. Mais avouons que pour une utilisation normale, j’utilisais toujours Windows.

Une fois la décision prise de migrer à l’OS au pingouin, il me fallait trouver une distribution. Après avoir été longtemps fan des rpm (Slackware, Mandriva, Redhat…), pensant ne pas avoir le temps de me compiler moi-même mon OS à la façon Gentoo, et m’étant habitué aux pkg à la Debian (en effet, je ne peux plus me passer des "apt-get update && apt-get install le_truc_à_installer"), je recherchais un OS basé sur les outils apt/dpk. Mais lequel ? Debian ? Pas très sexy pour une utilisation "Desktop". Les lives CD installables façon Knoppix, Kaella, etc.) : trop instables. J’avais essayé Ubuntu il y a un an, et cette distribution ne m’avais pas tenté (pb de pilotes VDO et son, absence de paquetages fondamentaux). A tout hasard, j’ai essayé la dernière version en date (7.04 festy fawn). Et bien là, j’ai été agréablement surpris ! Le produit a vraiment bien évolué. Mais à la fin, on se retrouve avec… Gnome. Pas que je déteste, mais je trouve les outils de Gnome peu paramétrables. Des exemples ? La gestion du graveur de CD/DVD est basique. Dans les lecteurs multimédia, pas de possibilité d’activer des filtres pour désentrelasser l’image, lecteur audio simpliste… D’accord, on peut installer l’artillerie lourde (XMS par exemple), mais l’ensemble n’est plus très homogène.

Alors, je me suis tourné vers Kubuntu (Ubuntu mais avec KDE à la place de Gnome). Et depuis… Et bien tout va bien ! Evidemment, j’ai du installer quelques outils propriétaires (flash, java, etc.), mais in fine, tout marche !!! Et Windows ? Oublié. Vraiment, il ne me manque pas…

Après cette enthousiasmante introduction, après plus d’un mois de pratique, quel est le bilan ? Ce qui marche, contre toute attente (les idées reçues ont la vie dure) :

  • avec NTFS-3G, j’ai accès aux disques formatés NTFS en écriture (utile pour les HD externes et clés USB par exemple) ;
  • j’ai pu installer flash et java => aucun pb de navigation (enfin, j’ai mis firefox comme navigateur par défaut, je ne me suis pas fait à Konqueror pour surfer sur le net) ;
  • j’ai mis Thunderbird comme lecteur d’email par défaut ==> aucun souci pour migrer ma BAL ;
  • j’ai pu installer le même "homeplayer" que celui que j’utilisais sous Windows ==> je peux regarder la TV de la freebox dans les même conditions ;
  • en ajoutant simplement une source aux outils apt/dpk, j’ai pu installer tout les codecs et autres bibliothèques pour lire les MP3 et autres DivX, sans avoir tout à recompiler à la main (Amarok et Kaffeine sont vraiment d’excellents lecteurs) ;
  • j’ai trouvé des équivalents à tous les petits logiciels que j’utilise régulièrement (AVIdemux remplace avantageusement VirtualDub, Audacity fonctionne de base, Koepete permet de chater, KIIIB remplace Nero, etc.) ;
  • je suis même arrivé à faire tourner (avec Wine) les CD de Lapin Malin et autre Adibou de mes pitchounes.

Ce qui a nécessité que je mette les mains dans le cambouis, ou qui ne marche pas encore :

  • la webcam (Hercules) et mon scanner (Epson 2580) ne sont pas reconnues de base. La webcam a même nécessité une recompilation du noyau :-( . Mais bon tout marche à peu près maintenant ;
  • je n’ai pas trouvé comment mettre un mot de passe dans une archive ZIP (par contre, l’ouverture d’un fichier ZIP ayant un mot de passe ne pose pas de pb) ;
  • je n’arrive pas à synchroniser mon PDA sous Windows Mobile 5. Ceci dit, comme je n’utilisais cette synchronisation que pour faire une sauvegarde du Pocket, j’ai contourné le pb en utilisant l’excellentissime PPCPimBackup : ce logiciel sauvegarde le carnet d’adresse, l’agenda, etc. et met tout dans un fichier. Ce dernier peut alors être poussé en bluetooth (cette connexion marche très bien d’ailleurs) sur le PC ;
  • je ne suis pas arrivé à installer cinelerra (logiciel de montage vidéo proche d’outils de montage professionnels). Pour monter les vidéos de mon camescope, il y a bien Kino, mais ce dernier ne joue pas dans la même cour…
  • je n’arrive pas à faire fonctionner mon oreillette bluetooth ;
  • je ne peux acheter/écouter des musiques ayant des DRM. Mais bon, ça, ça ne me manque vraiment pas.

Evidemment, certains de ces problèmes pourraient être résolus rapidement en changeant/patchant le noyau, ou en compilant/recompilant les produits moi-même depuis les sources… Mais je ne suis pas chaud pour cette solution. En effet, cette fois-ci, je souhaite garder mon Linux stable. A la prochaine mise à jour majeure de Kubuntu (en octobre je crois), j’aimerais bien que cette mise à jour se fasse automatiquement comme sur des roulettes. Or, en compilant les bibliothèques à la main, ou en ajoutant des binaires, je risque de me retrouver avec des conflits de version entre ce que j’ai installé manuellement, et ce qui vient des mises à jour. J’ai toutefois une idée pour cinelerra : faire une installation en chroot. Si ça marche, je ferai un tuto…

En conclusion : et bien non, vraiment, Windows ne me manque pas. Les problèmes que j’ai rencontrés, et qui pourraient perturber un débutant en informatique, sont principalement dus aux fabriquants qui ferment les spécifications de leur matériel, rendant l’installation des pilotes parfois périlleuse. Passé ces problèmes, dans tous les domaines d’utilisation de la vie courante, Linux s’avère tout à fait simple, complet, stable, bien traduit (ce qui pourrait perturber le newbie)… Bref, je suis convaincu de Linux pour les serveurs depuis… bien longtemps (ça ne nous rajeunit pas). Et bien après cette expérience, je commence à être convaincu de Linux pour le poste de travail (au moins pour le grand public ; car pour les professionnels, il faudra déjà virer tous les progiciels qui ont été développés avec les outils de RAD, et les EDO genre les Visual machin et autres dot net trucmuche).


Je n’ai pas pour habitude de laisser passer des articles sur mon site dont je ne connais pas l’identité de l’auteur. Mais comme la cause est juste (bien que commerciale, ne nous le cachons pas), je vais donc le publier. Maintenant, si Mr Anonyme pouvait ouvrir un compte la prochaine fois, et me prévenir qu’il allait utiliser mon site comme support de pub, ça serait mieux… Quoi qu’il en soit, voici l’article :
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Deux DVD accompagnent ce magazine. Ils contiennent chacun Ubuntu 7.04, la dernière en date. Le premier DVD est destiné aux ordinateurs équipés d’un processeur x86 (32 bits), le second DVD comporte exactement le même contenu mais optimisé pour un ordinateur récent 64 bits.

Les DVD contiennent notamment des applications comme :

  • Abiword, un traitement de texte plus léger que OpenOffice.org
  • Mozilla Thunderbird, un client mail populaire en plus de Evolution
  • Gajim, Psi ou Gossip, des client de messagerie instantanée qui complètent Gaim
  • Xchat-gnome, pour discuter sur IRC
  • Glabels, un utilitaire très sympathique pour imprimer des étiquettes personnalisées
  • Liferea, un lecteur de flux RSS
  • Epiphany, un navigateur internet simplifié (en plus de Firefox)
  • Des outils multimédia : Audacity, VLC, Mplayer et des plugins Gstreamer
  • Brasero, pour graver vos CD
  • Firestarter, un firewall très simple et très complet
  • Grisbi, une application de gestion de vos comptes bancaires
  • et bien d’autres…

Le magazine vous propose des articles sur :

  • Installation d’Ubuntu 7.04
  • Configuration du matériel
  • Configuration des logiciels
  • Un bureau 100% efficace
  • Un ordinateur multi-utilisateur
  • Une myriade de logiciels et un peu d’histoire
  • Les ressources

À télécharger gratuitement l’article intitulé Un bureau 100% efficace sur le site officiel de ce magazine.

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