Publications de la catégorie ‘Linux’

Juste une petite brève en passant : après une diffusion intimiste réservée aux développeurs, Google vient de proposer à monsieur tout le monde le téléchargement de son navigateur web Chrome pour Linux (32 et 64 bits). À noter qu’il s’agit pour l’heure d’une version bêta, mais les quelques tests (comme la rédaction du présent article) semblent indiquer qu’elle est tout à fait opérationnelle (et en français, ce qui est rare pour les bêtas).

Deux mots tout de même sur la bête : contrairement à ce que Google nous a habitué par le passé, il ne s’agit pas d’une version Windows qui tournerait avec Wine (comme pour Picasa, maps, etc.), mais bien d’une version Linux native vraiment rapide (mais ça se comprend, Cf. remarque ci-dessous). Les plus : rapide (au moins autant que Firefox), système de gestion des onglets très bien pensé qui remplace avantageusement les bordures des fenêtres systèmes (pas de perte de place donc), un mal nécessaire : un plugin flash intégré et opérationnel, support des extensions, des outils « développeurs » comme un mini éditeur de code bien fichu, l’ouverture d’une nouvelle fenêtre (ou d’un nouvel onglet) propose un choix suivant vos habitudes de surf (exemple : aller sur google, ou sur votre page d’accueil, ou direction les derniers sites où vous êtes allé, etc.). Les moins : options encore limitées (exemple : pas d’option de détection automatique du proxy via le DNS), et surtout… ben c’est connu : ce navigateur cafte vos habitudes de surf à monsieur Google (officiellement uniquement pour cibler la pub que vous recevrez, mais votre vie privée en prend un coup tout de même). Bref, je doute qu’on voit rapidement une extension du genre Adblock Plus.

Remarque : j’ai testé très récemment une version live (sur clé USB) de Chrome OS. Je ne vous ai même pas fait d’article sur ce produit, tant il est pour l’heure dénué d’intérêt : il s’agit simplement du navigateur Chrome qui tourne sur un Linux, sans autre fioriture ou presque (ce qui explique pourquoi les développeurs de Chrome ont bien optimisé une version dédiée à Linux : ce navigateur sera le fer de lance de leur futur OS). Bon, cette version live n’est qu’un « proof of concept » certainement encore loin de sa version finale attendue dans un an. Mais on devine bien que Chrome OS sera vraiment orienté « cloud computing » (et surtout orienté vers les services en lignes de Google), même s’ils promettent d’utiliser l’HTML5 pour pouvoir fonctionner hors ligne (ben oui, parce qu’on n’est pas toujours connecté à Internet tout le temps et en tous lieux). À suivre donc…

download Fond musical : Dropkick Murphys – I’m shipping up to Boston : excellent morceau tiré de la BO du (plutôt bof) film « les infiltrés »

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À peine la dernière version stable d’Ubuntu sortie (la 9.10 nommée « Karmic Koala ») que j’ai voulu la tester sur mon netbook Acer Aspire One A110-Ab. Avant tout, les « bonnes » surprises : on y trouve [enfin] les dernières version de OpenOffice (ça n’était pas le cas pour la 8.10) et de Firefox (ça n’était pas le cas pour la 9.04), et les périphériques de mon petit netbook sont [enfin] quasiment tous reconnus de base sans rien faire.

Pourquoi ce « quasiment » dans ma dernière phrase ? Et bien coté carte son, carte graphique, webcam (faites un « $ sudo apt-get install cheese » pour vous amuser), et même wifi, tout fonctionne sans rien toucher (yesss !!!). En fait, il ne reste plus que deux ou trois bidouilles à faire pour que le système fonctionne de façon optimale :

1) les deux lecteurs de carte SD : cette fois-ci, le pilote du contrôleur de carte SD est compilé de base dans le noyau (un kernel 2.6.31-14). Mais seul le lecteur de gauche est actif (et à condition d’avoir le dernier BIOS, Cf. point 2). Il n’y a pas grand chose à faire pour activer le lecteur de droite : il suffit de passer le paramètre « pciehp.pciehp_force=1 » au noyau. Habituellement, je vous aurais invité à aller bidouiller le fichier "/boot/grub/menu.lst", sauf que là… surprise : cette nouvelle mouture d’Ubuntu intègre la version 2 de grub, et ce fichier n’existe plus ! Les fichiers de paramétrage de grub sont dans "/etc/grub.d" (mais on n’y touche pas). Pour ajouter la bonne option pour le lecteur SD au noyau (et on en profitera pour ajouter aussi l’option "elevator=noop" pour accélérer les accès au poussif disque SSD), il faut éditer le fichier "/etc/default/grub" :

$ sudo vi /etc/default/grub

la ligne :

GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet splash"

devient :

GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet splash pciehp.pciehp_force=1 elevator=noop"

Reste à activer cette nouvelle configuration par un :

$ sudo update-grub

2) le ventilateur : qu’il est pénible ce bruyant ventilateur qui tourne tout le temps… Heureusement, un sympathique contributeur maintient le module qui va bien pour que le noyau gère correctement ce ventilo via l’ACPI. Pour ce, on supposera que vous avez déjà installé le dernier BIOS (sinon la procédure est expliquée ici). Pour le reste, la procédure est classique. Il faut :

  • installer tout ce qui est compilateur et autres outils pour bidouiller le noyau,
  • télécharger la dernière version du module (à l’adresse http://www.piie.net/files/acerhdf_kmod-0.5.19.tar.gz à l’heure ou j’écris cet article, mais vérifiez ici),
  • compiler/installer le module,
  • l’ajouter dans « /etc/modules » ,
  • et s’arranger pour que le module soit actif au démarrage en lançant une commande « echo -n "enabled" > /sys/class/thermal/thermal_zone0/mode » au démarrage du système.

Ce qui nous donne :

$ sudo apt-get install build-essential
$ wget http://www.piie.net/files/acerhdf_kmod-0.5.19.tar.gz
$ tar xfz acerhdf_kmod-0.5.19.tar.gz
$ cd acerhdf_kmod
$ sudo make clean
$ sudo make
$ sudo make install
$ sudo echo "acerhdf" >> /etc/modules
$ sudo vi /etc/rc.local

et avant la ligne «exit 0», ajoutez une ligne :

echo -n "enabled" > /sys/class/thermal/thermal_zone0/mode

3) le fignolage : à ce stade, vous pouvez faire un :

$ sudo apt-get install linux-backports-modules-karmic

pour que les LEDs du WiFi fonctionnent. Pour accélérer les accès disque, en plus du "elevator=noop" déjà indiqué au point 1, vous pouvez aussi ajouter l’option "relatime" dans "/etc/fstab" :

$ sudo vi /etc/fstab

la ligne :

UUID=bla-bla-bla / ext4 errors=remount-ro 0 1

doit devenir :

UUID=bla-bla-bla / ext4 relatime,errors=remount-ro 0 1

Certains proposent aussi de désactiver le cache disque dans firefox (là, je vous laisse juger ; moi, je n’ai désactivé que le cache « offline », mais vous faites comme vous voulez). Pour ce, lancer firefox, tapez « about:config » dans la barre d’adresse, et positionnez les options suivantes :

  • browser.cache.disk.enabled : false
  • browser.cache.disk.capacity : 0
  • browser.cache.offline.enable : false
  • browser.cache.offline.capacity : 0

Un petit redémarrage, et… hop hop, à vous de jouer ;-)

download Fond musical : Ronald Jenkees – Guitar Sound : et dire que l’auteur-compositeur de ce morceau est autiste…

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Ça fait quelques temps que je vous casse les pieds avec la recherche d’une solution de stockage externe (fort utile pour partager des fichiers, ou pour faire des sauvegardes). Cette fois-ci, je vais vous parler d’une solution payante, un peu à la mode chez les technophiles habitués au concept de cloud computing : je veux parler de l’offre s3 (simple storage service) d’amazon (oui oui, ceux qui ont commencé avec la vente de bouquins en ligne).

Je ne voudrais surtout pas transformer le présent blog en un espace publicitaire (c’est que je tiens à mon intégrité et à ma liberté de parole moi), mais si j’ai testé ce service et si je vous en parle ici, c’est avant tout à cause de son prix, qui est vraiment light : 15 cents de $US par Go stocké (si je choisis un stockage aux USA) ! J’ai regardé : l’ensemble de toutes mes photos numériques pèse pour l’heure un peu moins de 10 Go. Utiliser s3 pour en faire une sauvegarde externe me coûterait 1,5 $US/mois, soit moins de 1,20 €, frais de change compris. A noter qu’amazon facture des frais de stockage, mais aussi des frais de transferts (le pris du Go transféré est sensiblement identique), et quelques frais de calculs (par exemple, par paquets de 10′000 GET, POST, LIST, etc.). Considérant qu’une clé USB de 16 Go coûte actuellement 30 € TTC, il faudrait ~2 ans pour amortir son achat… bien que la souplesse ne soit pas la même :

  • une fois remplie, la clé USB doit être changée pour une plus grande (alors que l’espace de stockage de s3 grandit — et est facturé — en fonction des besoins),
  • la clé USB n’est pas elle même répliquée (alors qu’amazon garantit un backup),
  • mais surtout, il faut y penser à faire sa sauvegarde sur sa clé USB, et penser aussi à la stocker ailleurs (chez sa grand-mère, sur son lieu de travail, etc.) si on veut vraiment être protégé par exemple contre un incendie (l’idée d’utiliser s3 pour y stocker les scans de ses pièces d’identité, de son contrat d’assurance incendie, etc. n’est pas idiote non ?).

C’est sûr que l’argument tarif est un peu provocateur. Si je veux non plus sauvegarder mes photos mais aussi mes MP3, mes vidéos, etc., alors là, je suis sûr qu’un disque externe ou un petit NAS sera vite amorti (on trouve des boîtiers NAS deux baies sans disque sachant faire du RAID1 pour moins de 150 €)… Mais comme je l’ai dit, l’avantage d’un service en ligne est qu’il se situe par définition sur un autre site, et que les sauvegardes peuvent être automatisées.

Avant tout, qu’est-ce que l’offre s3 ? Au départ, une simple inscription au service, sans engagement. En effet, on est facturé uniquement en fonction de ce que l’on consomme en bande passante et espace de stockage. Autrement dit : si on n’utilise pas le service, on ne paye rien. Coté facturation, j’ai opté pour la carte bancaire (je n’ai pas trouvé de service comme paypal). L’état de facturation (en particulier en terme de stockage) est établi toutes les heures. Une interface web vous permet de créer un ou plusieurs « espaces de stockages », appelés « buckets ». À la création d’un bucket, on peut choisir si le stockage se fera aux USA ou en Europe (tarifs européens ~ 30% plus chers, mais on suppose que les temps d’accès sont meilleurs pour nous). Ensuite, un bucket se gère un peu comme un disque externe, avec une gestion de droit façon « lecture/écriture/contrôle total ». La sécurité se fait de base par une authentification de type login/mot de passe (appelés respectivement « Access Key ID » et « Secret Access Key »), ou si vous le préférez (le changement s’opère via l’interface web d’administration) par certificat X.509.

Un point décevant toutefois : pour une raison que j’ignore, amazon a fait le choix de ne pas permettre l’accès aux buckets via des protocoles classiques, genre Webdav ou autre FTP. Les accès se font via une API ouverte, dont les spécifications sont publiques et bien documentées, avec des exemples. Néanmoins, si vous souhaitez partager un fichier avec un ami (ou tout simplement le rendre public), sous réserve que vous ayez positionné les droits en lecture pour tous sur ce fichier, il pourra être accessible via une URL de type http://nom_du_bucket.s3.amazonaws.com/chemin/.../fichier.

Pour ma part, je me suis amusé avec s3 en utilisant deux méthodes :

  • les extensions pour firefox. J’ai essayé deux extensions : s3 organizer, qui offre une interface genre client FTP classique à la filezilla, et Open s3, qui ajoute à firefox la reconnaissance des URLs de type s3://nom_du_bucket/chemin/fichier. La première est d’une utilisation plus intuitive, mais montre pour l’heure quelques bugs d’affichage. La seconde semble plus simple, mais se révèle finalement tout aussi efficace et plus fiable ;
  • le montage sous Linux. Il existe un projet baptisé « s3fs » qui permet aisément de monter un bucket s3 dans une arborescence Linux (et après, les rsync et autres commandes permettant de programmer des backups sont à vous). Malheureusement, s3fs n’est pas encore un package standard d’Ubuntu. Néanmoins, l’installation reste simple :
    • sudo apt-get install build-essential libcurl4-openssl-dev libxml2-dev libfuse-dev
    • wget http://s3fs.googlecode.com/files/s3fs-r177-source.tar.gz (vérifiez la dernière version ici),
    • tar xfz s3fs*.tar.gz
    • cd s3fs
    • sudo make install
    • sudo mkdir /mnt/s3
    • sudo chown votre_nom_utilisateur:votre_nom_groupe /mnt/s3
    • Le montage est alors assez simple : s3fs nom_du_bucket -o accessKeyId=votre_Access_Key_ID -o secretAccessKey=votre_Secret_Access_Key /mnt/s3

Dernier point dont il me reste à parler : la vitesse de transfert. En pratique, j’obtiens une vitesse d’upload à 500 Kbits/s en moyenne (environ 4 Mo par minute) avec les USA, ce qui est tout à fait honorable sur mon lien ADSL chez free. Pour information, je me suis déjà amusé à installer un serveur webdav sur un serveur Web (Ubuntu+apache 2) situé en France sur le réseau Renater, et je ne suis pas monté beaucoup plus vite.

En conclusion : un service probablement très intéressant pour une entreprise qui n’a pas les moyens techniques pour monter ce genre de service de stockage en ligne, ou qui a des besoins en volume qui rendraient une réalisation en régie peu rentable. Pour le particulier, du fait que la facturation se fasse aussi en terme de volume transféré, l’utilisation se trouve vite limitée. Par exemple, j’avais envisagé à un moment d’utiliser s3 pour y stocker les MP3 que j’ »offre » sur le présent blog en « fond musical » (ce qui serait simple car, comme je l’ai dit, les fichiers accessibles sur s3 au tout public sont accessibles par une URL classique en http://…). Mais je ne sais pas combien de fois ces morceaux sont écoutés. Ce site n’ayant pas d’enjeu commercial pouvant couvrir cette dépense, j’ai vite oublié. Par contre, ce service peut très bien se révéler utile pour la sauvegarde des fichiers importants à vos yeux. Peut être pas tout vos MP3 et autres Xvid (un disque externe suffira pour ça), mais vos photos, scan de documents importants, etc.

download Fond musical : Jean-Philippe Goude – Musique pour une placette la nuit : BO de « La divine nature des choses ». Je ne me lasse vraiment pas de vous faire découvrir cet auteur-interprète…

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Désolé, les mises à jour du présent site se font moins fréquentes ces temps derniers… Que voulez-vous, reprise des cours au CNAM, Dr House qui reprend du service lui aussi, course à pied, …

Pour autant, je suis tombé sur une information qui pourrait vous intéresser : Asus a décidé de fournir gratuitement un espace d’1 Go de stockage en ligne gratuit, en ouvrant à tous sa solution eeestorage. OK, je sais, ça n’est pas la première fois que je vous fait le coup, et la dernière fois, c’était pour 250 Go. Alors, quel est l’intérêt me direz-vous ? Et bien aucun !

Non mais ne partez pas, je ne vous ai pas réveillé pour ne rien dire… Je vais vous expliquer pourquoi cette solution n’est pas si géniale, et je vais vous proposer une alternative. Il faut savoir qu’Asus proposait depuis quelques mois cette solution de stockage en ligne (mais avec une capacité de 20 Go) aux personnes ayant fait l’acquisition d’un PC de leur ligne EEE. Enfin… les nouveaux clients hein, ceux qui ont acheté un EEEPC901, ou un EEETOP, etc. Par contre, pour les fidèles de la première heure qui avaient acheté un EEEPC701, comme récompense : circulez, ya rien à voir… Je ne vous dis pas comment j’ai été frustré… Or, ce service vient d’être ouvert gratuitement à tous (même ceux qui n’ont jamais acheté d’ASUS de leur vie), avec une limitation : l’espace est limité à 1 Go. Déjà pas mal me direz vous.

Or, pourquoi est-ce que je vous dis que cette solution n’est pas extraordinaire ? Tout d’abord, parce que j’ai été frustré, non mais (vengeaaaance) ! Enfin bon, plus sérieusement, parce que l’accès à cet espace ne peux se faire que suivant deux modes : le web (et si c’était pour en arriver là, il y a plein d’autres sociétés qui proposent la même chose avec un espace plus grand ou des temps d’accès plus rapides), ou un logiciel propriétaire… pour Windows. Ou éventuellement pour Linux/Xandros (le Linux livré de base avec les EEE). Or, je n’ai pas pris le risque d’installer ce paquetage Linux sur ma Ubuntu (le paquet eeestorage.deb dépend d’autres paquets, genre fuse ou mono, dans des versions qui pourraient bien entrer en conflit avec les paquets Ubuntu officiels). Asus ne propose pas l’accès à cet espace via des protocoles standards comme FTP ou Webdav.

Quelles sont les alternatives me direz-vous ? J’en vois au moins deux. La première n’est pas tout à fait gratuite : il s’agit de l’offre s3 d’amazon. Pas gratuit d’accord, mais tellement peu chère… (0,18$US par Go stocké/mois, et quelques centimes pour la bande passante). A mon avis, cette solution (à la mode du cloud computing) est à suivre. L’autre solution (que je détaillerai plus) est l’offre gratuite « d’appel » de la solution commerciale box.net. Cette offre permet l’accès au partage via le web (classique), mais aussi via le protocole Webdav. Pour les linuxiens à la sauce Ubuntu, voici quelques astuces pour monter aisément l’espace de stockage en ligne :

  • évidemment, ouvrez-vous un compte sur box.net,
  • créez le dossier où vous allez monter le service, par exemple : sudo mkdir /box.net
  • installez le paquetage davfs2 : sudo apt-get install davfs2
  • et pour finir, montez votre espace box.net : mount -t davfs http://www.box.net/dav /box.net

A ce stade, il vous faudra entrer votre nom d’utilisateur (l’e-mail utilisé lors de l’inscription), et votre mot de passe. Pour éviter d’avoir à taper ce login/mdp à chaque fois, il suffit de stocker cette information dans un fichier « /etc/davfs2/secrets« , par exemple avec la commande : sudo echo "http://www.box.net/dav votre@adresse.email mot_de_passe" >> /etc/davfs2/secrets && sudo chmod 600 /etc/davfs2/secrets

Une fois le mot de passe stocké dans le fichier secret, vous pouvez même programmer un montage automatique de la bête au démarrage du PC, en ajoutant la ligne qui va bien dans le fichier fstab : sudo echo "http://www.box.net/dav /box.net davfs auto 0 2" >> /etc/fstab

Et sinon, une autre alternative pour les plus fénéants : dans l’interface graphique Gnome, il suffit de lancer nautilus, et de rentrer comme adresse dav://www.box.net/dav (et si vous êtes sous KDE, ça sera webdav://www.box.net/dav).

download Fond musical : Emma Shapplin – Spente le Stelle

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netbook-remix

Bon, depuis la version bêta, ça fait plusieurs fois que j’installe la version 8.10 (aka Intrepid Ibex) de ma distribution préférée du moment : [K]Ubuntu (oui je sais, je vieillis, je fais dans le simplisme). Tout d’abord, parce que j’ai du réinstallé mon EeePC après avoir testé la Ubuntu EEE. J’avais installé la 8.04 de cette Ubuntu optimisée pour EeePC, qui tourne encore sur celui de ma conjointe, et qui est tout simplement Ubuntu 8.04 avec les bons drivers et les bons scripts (et elle marche bien). Puis, il m’a pris la drôle d’idée d’installer celle qui est en ligne actuellement, la 8.04-1. Et la différence est énorme : ils activent une interface graphique qui sert de lanceur de programmes (netbook remix) à la façon du vieux bureau Windows 3.1, comme le fait la Xandros de base livrée sur les EeePC. Et ça ne me plait pas du tout (j’ai beau vieillir, je ne suis pas devenu gâteux pour autant ;-) ). De plus, les pilotes Wifi sont bogués : connexion aléatoire, débits minables, PC ralenti… Ajoutez à ces tests sur l’EeePC le fait que mon PC fixe a rendu l’âme. J’ai dû me résigner à en changer : j’ai pris le moins cher que j’ai pu trouver, et il était hors de question de laisser ses maigres performances (qui sont toutefois suffisantes pour mon utilisation) se faire gloutonner par Windows Vista. J’ai donc pu à loisir tester plusieurs versions de cette Ubuntu cuvée octobre 2008.

Avant de parler des spécificités de Ubuntu (Gnome) vs. Kubuntu (KDE), je vais attaquer les généralités. Et je vais commencer par les plus : ben heuuuu… Ah oui ! Les pilotes (merci le noyau 2.6.27). Il est presque possible d’installer Ubuntu sur EeePC sans rien faire (il faut juste activer manuellement le pilote Wifi et faire deux/trois optimisations expliquées ici, mais c’est simple). Ma webcam Hercules est reconnue de base, tout comme la webcam de l’EeePC (mais pas mon scanner Epson 2580, et je n’ai pas encore testé ma clé TNT ; de toute façon, pour ce que je regarde la TV…). Ceci-dit, coté pilotes, tout n’est pas parfait : un bug traîne encore dans la Release Candidate depuis les versions Alpha concernant les cartes NVidia (comme la GeForce 7050 / nForce 620i C73 de mon nouveau PC fixe) : le pilote propriétaire se plante. Il faut faire une installation en Vesa, faire les mises à jour, et seulement, in fine, activer le pilote nv. Il paraît que la 8.10 finale corrigera ce bug…

Qu’y a-t-il de bien encore ? Un file system crypté qui peut être activé à la volée sur un dossier par un utilisateur qui n’a pas les droits root (pas mal pour protéger les données sensibles qui voyagent sur clés USB par exemple). En parlant de clé USB : un programme qui génère automatiquement une clé USB bootable Ubuntu à partir du CD (pratique pour créer une clé d’installation pour les EeePC qui n’ont pas de lecteur de galette). Dans les gadgets frenches, un module « freeplayer » et un autre « fbx-playlist », qui intéresseront les freeboxiens ;-) .

Bon, tout ça est sympa, mais pas révolutionnaire. Coté déception ? Open Office 3.0, qui a l’avantage de gérer le format propriétai^H^H^H pardon, la norme ISOoooo AAaaaatchoum, bref, le format de fichier de la suite Office 2007 de Microsoft est sorti mi-octobre. On s’attendait à le voir dans cette 8.10 d’Ubuntu. Et bien non :-( Nous sommes toujours en 2.4.1. Idem pour FireFox : alors que la 8.4, censée être stable (version LTS oblige) avait pris le risque de mettre à disposition une version bêta (3.0) de ce navigateur, et bien Ubuntu 8.10 garde cette version 3.0.3 (donc, pas de Firefox 3.1 avec son compilateur JavaScript de la mort qui tue super optimisé pour l’ajax du web 2.0). Bref, déçuuuuuuu… Les hackers pourront faire ces installations à la main, mais avouons que c’est dommage.

Une petite parenthèse concernant la version KDE d’Ubuntu que j’utilisais sur mon PC fixe. Petite leçon pour les néophytes : Ubuntu a une interface homme-machine basée sur Gnome. Kubuntu se base sur l’autre interface graphique poids lourd qu’est KDE. Je ne veux pas troller, je sais qu’il en existe plein d’autre, plus light, plus geek, etc. Mais je parle des deux grosses et célèbres qui commencent à être gourmandes en CPU/GPU pour faire de zolis effets pour rendre Linux rigolo (à défaut de nous rendre plus efficace) comme Windows (sans les bogues). En gros : Gnome a la volonté d’être simple, orienté newbie. Mais les bidouilleurs restent sur leur faim. KDE est plus gourmand en ressources, mais permet de régler bien plus de trucs.

Bref, Kubuntu 8.4 permettait déjà de faire mumuse avec KDE 4.0 (qui n’était pas sec, d’où un résultat inexploitable). Kubuntu 8.10 sort avec une KDE 4.1. Ouaou qu’elle est jolie. Le concept de bureau disparaît un peu, mais arrive à la place des gadgets façon Google Widget ou Gadgets Vista, avec tout plein d’effet, et de transparence. Ça ne sert à rien, mais avouons que c’est joli. Mais KDE 4, ça n’est pas que ça. C’est aussi un bus applicatif, qui normalise les accès au matériel (réseau, webcam, etc.), des classes de service, etc. Tout ça est très prometteur mais… là encore, ça n’est pas sec. Même si plus de logiciels ont été réécrits pour être full KDE4, il en manque pas mal. Et ceux qui sont réécrits n’ont pas encore toutes leurs fonctionnalités (il manque plein d’options). Résultat : pour la première fois depuis ma migration définitive à Linux, mon PC fixe tourne sous Gnome (ce qui a le mérite d’être harmonisé avec le portable, et aussi, me fait profiter du magnifique fond d’écran livré de base ; si si, je le trouve très beau) et non KDE. J’attends de voir ce que vaut la 4.2 pour peut-être revenir à KDE.

Finalement, désolé, j’ai essayé d’être bref, mais comme je voulais vous livrer toutes mes impressions, l’article est long. Pour résumer : Ubuntu 8.10 est une évolution mineure de 8.04. Mêmes versions majeures cotés logiciels principaux. Seuls avantages : meilleure prise en charge des périphériques grâce au noyau 2.6.27, et file system sécurisé. Mais ne vous pressez pas pour migrer si ça n’est pas déjà fait : je crois qu’il faudra attendre la 9.04 pour voir de vrais changements…

download Fond musical : Enya – Storms in Africa : petit clin d’oeil pour Virginie

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Il y a bien 3 ans maintenant, j’avais modchipé une Xbox pour en faire un mini-serveur perso qui tournait sous Linux (Xebian) 24h/24. Seulement, si cette solution m’a bien dépanné quelques années, il faut avouer qu’elle souffrait de quelques défauts :

  • une Xbox consomme près de 90 W/h, ce qui n’est pas anodin,
  • c’est une console de jeu, par conséquent, pas une machine faite pour tourner 24h/24 (j’ai déjà changé de disque dur 2 fois, les 3,5 pouces chauffent, et ne sont pas très bien ventilés dans le boîtier plastique des Xbox),
  • mais surtout, et c’est vraiment le plus gênant… si son Pentium3 à 733 MHz est encore suffisant aujourd’hui, elle n’a que 64 Mo de RAM, ce qui limite vraiment son utilisation (pas de MySQL par exemple, sous peine de swapper beaucoup).

Ça fait quelque temps que je cherchais une solution de remplacement à cette Xbox. J’ai entre les mains une carte mère mini-ATX D201GLY2A qui m’offrait une alternative intéressante : format mini ATX, CPU intégré (Celeron 1,2 GHz) avec un tout petit ventilateur relativement silencieux, possibilité de mettre une barette de DDRAM2 (j’ai fait des tests avec une barette d’1 Go), un contrôleur PATA et deux SATA, pour un prix intéressant (environ 125€ + ~25 € de RAM).

Oui mais, parce qu’il y a un mais… Il faut un boîtier, et les mini-boitiers sont coûteux (du même ordre de prix que la carte+CPU !!!). L’idée perd de son intérêt. Autre solution : bricoler un boîtier classique ATX standard (c’est la solution que j’ai essayée, à coup de meuleuse d’angle et de perceuse). Mais alors, on a une bonne vieille alimentation ATX qui fait un bruit d’enfer, et qui consomme pas mal… Des alimentations ATX sans ventillateur existent, mais là encore, on fait exploser le budget.

Or, ASUS vient tout juste de sortir sur le marché LA solution ! La EeeBox. Pour 210€ (plus les frais de port), vous recevez chez vous une petite machine avec :

  • le tout nouvel intel Atom 1,6 GHz qui ne consomme rien, avec comme chipset ses 945GSE & ICH7M,
  • 1 Go de RAM,
  • disque dur mécanique SATA de 80 Go 5400 tr/min,
  • sortie VDO format DVI + adaptateur DVI/VGA (résolution max : 1400×1024 ce qui n’est déjà pas mal),
  • réseau : Ethernet 100 base T + Wifi 802.11 b/g/n !!!
  • 4 ports USB (2 en façade, 2 arrières, qui seront utilisés certainement par clavier/souris car pas de port PS2),
  • lecteur de carte SDHC,
  • seul regret : entre 30 et 50 euros du buget iront chez Microsoft pour rien ! (la bête est livrée avec un Windows XP que je n’utiliserai pas !!! A mort les racketiciels !!!).

J’ai reçu ce petit joujou ce matin… et j’ai été agréablement surpris par son esthétisme très sympathique. Coté volume, il est sensiblement de la même taille que mon portable EeePC 701 (qui, plié, est approximativement de la taille d’une feuille A5). Il est livré avec un socle pour le tenir vertical, et un autre qui permettrait de le fixer à un mur ou derrière un écran plat.

Bref, à le voir comme ça, je regrette vraiment de le cacher dans un placard pour l’utiliser comme serveur… Tenez : je l’ai mis à coté de la Wii : il est à peine plus haut, et moins épais.

Deuxième surprise : on ne l’entend pas, et il ne chauffe pas. Il utilise une alimentation externe sans ventilateur (comme les portables), et les tests réalisés par blogeee.net indiquent une consommation de l’ordre de 16 à 18 W/h (22 en pic). A l’heure où je vous écris, ça fait quelques heures que je teste et que je fais des installations, et c’est à peine s’il est tiède. Et surtout, il est… silencieux ! On ne l’entends pas. Encore bien moins que ma vieille Xbox (dont les heures semblent bel et bien comptées cette fois-ci…).

La troisième surprise est le système multiboot. ASUS a installé une solution qui permet de démarrer sur un Windows XP classique (avec la lenteur qu’on lui connaît), ou en 20 secondes sur un mini-OS maison minimaliste (l’ExpressGate), qui comprend un navigateur et un logiciel de visualisation d’images. Quand on veut juste lire les news et voir la météo en buvant son café le matin, c’est bien suffisant… Bref, je trouve l’idée lumineuse, même si mon utilisation de la boîte en tant que serveur fait que je n’utiliserai pas cette fonctionnalité.

Maintenant, pour la suite, je suis en train de créer des partitions LVM (qui pourront changer de taille selon les besoins), afin de pouvoir faire tourner plusieurs serveurs virtuels avec XEN

download Fond musical : Grégoire – Toi plus moi : Chansonnette qui passe à la radio actuellement, c’est simplet mais ça détend…

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VISTA prend l'eau

C’est effectivement l’info que j’ai lu sur Computer World, qui cite une étude du metrics resercher. Ajoutons à ça que M$ a déjà été obligé de continuer de commercialiser une version allégée de Vista pour les ULCPC (Ultra Low Cost PC) style EEE-PC. Que je suis arrivé moi-même à convaincre deux personnes à passer sous Linux… on sent bien que Vista a du mal à décoller hein ?

Maintenant, qui veut d’un OS qui plante une à deux fois par jour (je dis ça d’une expérience de deux mois avec mon ASUS W5Fm du boulot, malgré l’application du premier service pack de Vista), qui sort 10 alertes sécurité à chaque installation, qui demande des configurations de titan juste pour afficher 3 gadgets à droite de l’écran… Promis, ça ne fait pas deux semaines que je suis rentré de vacances, et j’ai déjà vu 3 personnes défiler dans mon bureau pour me demander ce qu’il fallait faire pour que leur PC (neuf) « arrête de ramer ».

Une solution ? ;-)

download Fond musical : Emilie Simon – To the dancers on the ice : d’après la BO de « la marche de l’empereur »

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Lorsqu’on est sous Linux, il y a une chose de pénible : c’est de se retrouver devant une situation où on est obligé de faire tourner un logiciel qui n’existe que sous Windows (Grrr…). C’est assez rare, mais ça arrive… Heureusement, il existe Wine, l’émulateur Windows propre à Linux. Mais, malheureusement, tous les logiciels ne fonctionnent pas avec Wine. Dès lors, deux solutions : avoir deux partitions et un logiciel de multiboot type Grub ou Lilo, ou alors, utiliser un virtualiseur. Je me refuse d’installer Windows sur ma machine. Coté émulation, les plus célèbres sont VM-Ware (qui fonctionne très bien, mais qui est leeeent), et Xen (qui n’est pas un virtualiseur, mais un hyperviseur de VM, qui ne permet pas de faire tourner un Windows natif sur mon vieux CPU, un Athlon 2600+).

Or, je viens de découvrir par hasard une toute nouvelle solution : VirtualBox (développé par Innotek) qui a l’excellente idée d’être passé sous licence GPL depuis janvier 2007. Enfin, il existe une solution commerciale ayant deux ou trois choses nécessaires pour une utilisation en production dans un datacenter. Mais franchement, la version libre est tout à fait suffisante. Et surtout : elle m’a carrément bluffé tant elle est rapide !

Pour l’installation, je ne vous donnerai aucune explication : la page sur le site ubuntu-fr est bien fichue, et je n’ai rien à ajouter (quelques "apt-get install", et deux ou trois astuces pour installer les drivers ad hoc sous la VM Windows). La version libre ne permet pas de mapper les ports USB. Mais il existe une astuce donnée sur le site qui permet de le faire (pas testé). Quelques caractéristiques de cet émulateur :

  • ultrarapide (bien plus que VMWare sur ma configuration) ;
  • bon mappage des périphériques (VDO, son, lecteur CD -lecteur réel ou depuis une image ISO-, lecteur disquette, etc., sauf ports USB, Cf. remarque ci-dessus);
  • disques durs virtuels selon deux modes : image à taille fixe (stockée dans un fichier ayant immédiatement la taille du disque émulé), ou à taille dynamique (un poil plus lent en théorie, mais qui est stocké sur un fichier qui grandit suivant le besoin) ;
  • réseau opérationnel : soit l’émulateur s’approprie la carte réseau de façon native, ou mieux encore : création d’une carte réseau virtuelle qui accède au réseau via un routeur NAT intégré ;
  • possibilité de créer un répertoire partagé entre l’OS émulé et l’OS réel sur lequel tourne VirtualBox. Ce dossier partagé est accessible via le réseau sur un serveur de fichiers virtuel (protocole CIF/SMB) depuis l’OS émulé (via un nom du style vboxsrv om_partage) ;
  • enfin, accès à la virtual machine depuis n’importe quel autre PC, en RDP, grâce à serveur RDP virtuel (accessible par défaut sur le port 3386).

Cliquez ici pour voir ce que ça donne… A noter que je me suis amusé à émuler un Windows, mais VirtualBox peut émuler tout OS qui tourne sur un PC (MS-DOS, anciennes versions de Windows, ou les plus récentes, d’autres Unix type *BSD ou autres, d’autres Linux…) ce qui en fait un bon outil pour tester de nouvelles distributions sans avoir à casser notre installation.

Fond
musical :

 

 

DidoThank you


Bon ben ça y est, j’ai craqué. En juin 2007, ASUS annonçait la mise sur le marché d’un PC ultraportable (on parle alors d’UMPC) avec un disque dur en mémoire flash (SSD) de 2 Go, tourant sous Linux, pour la somme de… 199 $. Anonce qui ne manqua pas de faire beaucoup de buzz sur le net. L’annonce prévoyait la sortie de la bête pour la mi-septembre 2007.

Dès l’été, on ne parlait plus de 200 $, mais plutôt de 300 € (ce qui reste raisonnable tout de même), mais avec 4 Go de disque flash, un webcam, du Wifi. Tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf concernant la date de sortie. Repoussée plusieurs fois (mi-octobre, puis novembre, puis 15 décembre), on finira par apprendre qu’en France, le produit ne devrait pas être disponible… qu’au mieux vers février 2008. Pourquoi ce retard ? ASUS aurait passé un accord avec SFR. En effet, SFR devrait sortir un paquetage « portable + clé USB 3G » pour 200€ (pour un engagement 2 ans, 29€/mois pour le téléphone sur le mobile, emails et le web en illimité, ce qui reste modeste par rapport aux 60€ qu’on paye à mon boulot pour un accès web illimité en Edge). Quoi qu’il en soit, que ce buzz soit vrai ou pas, il me fallait attendre…

Aussi ais-je craqué. J’ai acheté mon ASUS EEE PC701 4G (clavier QWERTY forcément) directement à Taïwan (oui je sais, c’est un pays où on fait travailler les enfants etc. etc. ; sauf que le EEE PC701 que vous achèterez en France en février 2008, chez SFR où ailleurs, il sera fabriqué où à votre avis ? Et l’ordi sur lequel vous lisez cette article ?). Et il est arrivé en une semaine tout pile. Tarif : 290 € + frais de port, de douane…

Alors, mes impressions (c’est un peu pour ça que j’écris cet article, parce que sur le coté technique de la bête, on sait tout maintenant, il n’y a plus de surprise)…

Première impression : il est tout petit (Cf photo par rapport à un portable 15,4″) ! J’ai même cru que ça serait difficile de taper dessus… mais non, en 5 minutes, on y arrive très bien (il me reste à franciser le clavier, j’ai acheté les sticks qui vont bien à coller dessus ; c’est dommage d’ailleurs, le qwerty a plein d’avantages, mais il n’y a pas les caractères accentués). Coté taille, à titre de comparaison, il est 1 cm plus large que la pochette d’un DVD. Ou mettez deux disques durs 3,5″ côte à côte, et vous y êtes. Deuxième impression : il est tout léger (1 Kg). Troisième bon point : il démarre en 20 secondes chrono en main (et oui, l’avantage de la mémoire flash par rapport à un vrai disque dur) ! Pour la même raison : il est silencieux (on ne l’entend pas en temps normal, et il y a un tout petit ventilateur qui tourne quand il bosse).

Ensuite, coté OS : c’est un Linux Xandros. En gros : c’est une Debian/KDE hyper simplifiée pour neuneus qui ne connaissent rien à l’informatique. Et ça marche (heureusement, la doc étant en chinois, j’aurais été mal barré)… Enfin bon, je ne suis peut être pas bon public (je connais déjà tout ça), mais en 5 minutes, j’avais déjà configuré mon réseau Wifi, trouvé comment lancer OpenOffice pour lire mes documents, jouer avec la webcam qui est dedans… Bref, génial. L’écran 7 pouces est de bonne qualité. Sa résolution 800×480 est suffisante pour surfer (firefox) et taper un document (c’est juste le coté 16/9ème qui me gène, mais ça me fait pareil sur tous les PC, c’est moi qui doit être psychorigide). Le son est plutôt bof (mais comme sur n’importe quel portable ; ce sont d’ailleurs les mêmes haut-parleurs). Lecteur de carte SD (pas de lecteur CD/DVD), 3 ports USB, sortie SVGA pour le connecter à un VDO projecteur, prise casque/micro. Ah oui, bonne surprise : le chargeur est tout petit, et le câble mesure au moins 2,5 mètres (ce qui est très agréable). Je n’ai pas encore eu le temps de tester l’autonomie (les 3,5 heures annoncées sont certainement surévaluées si on surfe en Wifi avec des pages remplies d’animations flash, grrrr…, mais certainement correcte sans connexion Wifi en tapant un document). La pochette livrée avec est plus une housse de protection (on ne peut ranger l’alimentation dedans) qu’une vraie housse.

Alors, en conclusion. Pour 300€, ce PC ultra portable est vraiment une affaire. Silencieux, léger, connectable (il a Wifi + Ethernet, il lui manque quand même le Blue Tooth, dommage), petit, rapide à démarrer… Rien à redire. Par contre, il ne remplacera pas votre PC principal. Les raisons ? Seulement 4 Go de disque, dont 3 occupés par le système (j’ai acheté avec une carte SD 8 Go, ce qui est sympa, le lecteur de carte étant intégré ; j’en ai aussi profité pour passer la RAM à 1 Go – au lieu des 512 Mo d’origine-, mais là, c’est du luxe, pas si sûr que ce soit utile pour une utilisation courante), pas de lecteur CD ou DVD, écran 7″, Pentium à 1 GHz (à éviter pour les montages VDO ou les jeux récents). Bref, un excellent petit PC d’appoint (en complément d’un PC classique), à trimballer partout, à emmener quand, comme moi, vous faites des présentations avec un VDO projecteur, pour rester connecté en tout lieu en toute circonstance, pour voyager sans s’encombrer…

Fond
musical :

 

 

AnoukNobody’s wife : C’est du rock commercial peut-être, mais j’aime bien, ça me met la pèche…


Dans la série bonne nouvelle avec la toute nouvelle Kubuntu 7.10 Gutsy, plus besoin de recompiler le noyau pour installer la Webcam Hercules Deluxe. Voici la commande magique :

sudo apt-get update && apt-get install ov51x-jpeg-source module-assistant && module-assistant a-i ov51x-jpeg && depmod -a && modprobe ov51x-jpeg

Remarque : cette commande est à lancer à chaque mise à jour du noyau. Finalement, je crois que je ne vais pas avoir besoin de le recompiler mon noyau, cette fois-ci. Enfin si, pour ma carte raid ITE, mais finalement, je crois que je vais m’en débarrasser…