Auteur : Manu

GPA

Et non… GPA n’est pas le dernier jeu à la mode sur Wii ou PS3. Ça signifie gestation pour autrui, appellation supposée plus esthétique que mère porteuse. C’est en lisant le billet consacré à ce thème sur Rhapsodie que je me suis souvenu d’un adage que m’a dit une fois un grand ami : « Dès qu’une technique est inventée, quoi qu’on fasse, elle sera utilisée. Une technique n’est en soi ni bien, ni mal. C’est ce qu’on en fait qui peut la rendre bonne ou mauvaise. Si on tente de l’interdire, il est probable qu’elle sera pratiquée sous le manteau, ou ailleurs. Dans des conditions non contrôlées. Et si cette technique touche à l’Homme, tous les dérapages sont alors possibles. Aussi, quand une nouvelle technique apparaît, si elle peut s’avérer dangereuse, plutôt que de l’interdire, mieux vaut l’encadrer pour s’assurer qu’on n’en sorte que le meilleur ». Rappelons qu’en France, cette technique d’AMP (aide médicale à la procréation) qui consiste à...

Sophie Pialet – Des vies séparées

Le cœur ou… la raison. Tel est le sous-titre (bien senti) de ce roman. Sophie organise des défilés pour une maison de couture. Elle est mariée à David, qu’elle aime et qui l’aime. Une vie douce, sans heurt. Elle est entourée de ses « inséparables » (Diane, Audrey, et Max), trois amis et confidents sans qui elle ne fait rien. Tout semble donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes sauf que… et bien voilà. Elle va tomber amoureuse d’un bel Italien. Au point d’être prête à tout plaquer pour lui. Mais lui prend peur (le croit-elle), et refuse cette vie. Fin de l’histoire. Pour un temps seulement. Cette idylle reprendra de plus belle, offrant à Sophie ce bol d’oxygène dont elle a besoin pour supporter sa vie. Cette alternance de « rompons – et ça recommence » se reproduira plusieurs fois. Et malgré tout, les vies de chacun continuent (Sophie aura un enfant, une fille, qu’elle découvrira malade ; lui sortira avec...

Trois Fred Vargas pour le prix d’un

Il y a quelques mois, miss Tatie Céline m’avait offert trois Fred Vargas, que j’ai dévorés cet été sur la plage. Je n’ai pas pris le temps de vous en parler en revenant. Alors, petite séance de rattrapage. Il s’agit de : Pars vite et reviens tard, Sous les vents de Neptune, Dans les bois éternels. Pour ceux qui ne connaissent pas (et qui n’avaient pas lu mon ancienne critique sur « L’homme aux cercles bleus »), Fred Vargas écrit des romans policiers mettant en scène le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Cet officier est à la police ce qu’Eve Angeli est à la physique quantique. Enfin… en apparence seulement. Il ne semble avoir aucune méthode, ne suit aucune logique (il y est allergique d’ailleurs), il est sensible, zen, rêveur… et ça marche. Appelez ça sixième sens, intuition, coup de bol. Mais qu’importe : il résout les affaires. Son flaire tient peut-être dans le fait qu’il sait créer une alchimie en s’entourant des bonnes personnes....

Le bizarre incident du chien pendant la nuit – Mark Haddon

Voici un livre qui est un vrai alien dans la bibliosphère. Il s’agit d’une autobiographie fictive d’un jeune autiste. Dit comme ça, ça n’est pas super bandant, et on se dit qu’on va passer un moment chiant et intello. Pas du tout !!! Revenez ! En fait, le mot autiste est écrit nul part dans le livre (et encore moins les mots syndrôme d’Asperger dont il est certainement question). On rentre dans ce roman sans vraiment savoir à quoi s’attendre, sinon ce qu’on lit en quatrième de couverture : Christopher John Francis Boone a 15 ans, et il vit chez son père (sa maman est morte d’une crise cardiaque) dans la petite ville de Swindon située au nord de Londres. Il est assez génial : il vous explique aisément le crible d’Ératosthène pour trouver les nombres premiers (toute ma jeunesse 😉 ), tente même de nous expliquer le problème de Monty Hall (auquel se heurte toujours mon esprit buté, mais...

Sauf que c’n’est pas l’pied pour tout le monde…

Et bien… Drôle de coïncidence hein ? Voilà qu’hier, je vous parle des pieds, et aujourd’hui, que fait mon grand en glissant d’une structure de jeu ? Et oui… Double fracture du pied droit (2ème et 3ème métatarsien pour les connaisseurs). Heureusement que je ne crois pas aux prémonitions 😉 Fond musical : Gloria Estefan – Get on your feet [audio:http://emmanuel.desvigne.free.fr/mp3/Gloria_Estefan-Get_on_your_feet.mp3|titles=Get on your feet|artists=Gloria Estefan]

Quel pied !

Voici une réflexion que je me suis faite cet été, alors qu’on se baladait du coté de Boulogne-sur-mer. Nous patientions dans un petit jardin japonais situé dans la mairie de la dite ville, lorsque, en regardant mes pieds, je me suis rappelé une exposition d’Amélie Debray : « bon pied, bon oeil » (et oui, ça cultive un peu de regarder les JT quand Sarko n’a pas de message à faire passer les journalistes ne trouvent rien d’extraordinaire à nous conter dans l’actualité du monde). Le principe : par surprise, cette photographe a demandé à diverses personnalités de se déchausser, afin qu’elle photographie leurs pieds… au pied levé si j’ose dire. Certains n’ont pas voulu jouer le jeu, mais étrangement, une grande majorité s’est laissé faire. Or, en repensant à cette expo dans ce petit jardin japonais, je me suis dit qu’en effet, quoi de plus représentatif de notre être que nos pieds ? Regardez la tête qu’ils font après avoir couru bien trop...

Course et aqueduc

Hier, contrairement à Vincent, je n’ai pas fait le semi Marathon du grand Nancy (pas de certificat médical… avouons que ça me saoule d’aller voir un doc pour dire que tout va bien). Mais je suis quand même allé courir du coté de Saint Nicolas de Port, ce qui n’est déjà pas si mal (on me dit dans mon oreillette que le trajet que j’ai fait faisait bien ses 32 Km). Chemin de hallage le long du canal pour l’aller, et route nationale pour le retour (et pause cimetière pour le ravitaillement en eau 😉 ). Bon, j’aurais pu vous rapporter une photo de la basilique de St Nicolas de Port, mais on la trouve partout sur le net. Non, moi, je que je préfère dans ce trajet, c’est l’aqueduc qui permet au canal de passer sur la Meurthe. Je trouve ça assez insolite. Alors, comme j’avais mon portable sur moi, petit cadeau (cliquez sur la photo pour l’agrandir). Fond...

Heureux hasard

Il est des coïncidences heureuses. En effet, hier, pour illustrer mon article sur la distinction entre plaisir et bonheur, je suis allé sur Google Image chercher des illustrations de plaisir, et des illustrations de bonheur. L’idée était de montrer qu’il est aisé de donner une définition et des exemples de plaisirs, alors que le bonheur est un état bien plus flou à définir et à illustrer. Me voilà donc parti à scruter ce que le ‘ternet nous propose comme image emblématique du bonheur lorsque, après une dizaine de clics… Ohhh… Mais je la connais celle là ! Un autoportrait tagué de bonheur par Google sur le book photos de miss Camille ! Je profite alors de l’occasion pour lui faire plein de gros bisous 😉 Fond musical : Cyndi Lauper – Iko Iko [audio:http://emmanuel.desvigne.free.fr/mp3/Cyndi_Lauper-Iko_Iko.mp3|titles=Iko Iko|artists=Cyndi Lauper]

C’est quoi le bonheur ?

Cette question a été posée par mariedesormes dans un récent commentaire, qui en a amené un autre qui m’a beaucoup touché 🙂 J’en profite donc pour l’embrasser et la remercier. En préambule, vous noterez que cet article est classé dans la catégorie «songes», et pas dans la catégorie «philo». Autant dire que le sujet est encore à l’état de friche, et que je n’ai pas fini d’y songer… Coïncidence, le dernier livre que j’ai lu tente d’apporter une première réponse, que j’ai déjà entendue plusieurs fois : «je sais qu’on peut rire chaque jour et profiter de chaque instant sans réellement être heureux». Autrement dit, le bonheur ne serait pas une somme de plaisirs. L’idée mérite d’être creusée. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, je suis un hédoniste. Commençons déjà par nous fixer comme cible de nous faire plaisir, et de nous faire plaisir en faisant plaisir aux autres, en nuisant le moins possible. Objectif modeste certes, mais réaliste. L’eudémonisme...

Le dernier pour la route

Ce film est une adaptation du roman autobiographique du même nom d’Hervé Chabalier (livre que je n’ai pas lu). L’histoire est assez simple : un patron d’une agence de presse ayant fois en l’Homme et en son métier, tombe petit à petit dans l’alcoolisme, dans sa forme pathologique la plus sévère. Il se retrouve enfermé plus ou moins volontaire pour une cure de désintoxication. Il va y rencontrer des gens — notamment Pierre et Magali — ayant des histoires différentes, des caractères différents, et ayant pourtant en commun avec lui cette maladie : l’alcoolisme. Mon sentiment sur ce film ? Ouaou… Quel réalisme ! Et surtout, quel jeu d’acteur. Si je n’avais pas reconnu les géniaux François Cluzet, Michel Vuillermoz, Mélanie Thierry (entre autre), on aurait pu me faire croire qu’il s’agissait de reportage, presque de la télé-réalité. Tout les mécanismes qui amènent certaines personnes à tomber dans cette vile dépendance sont décortiqués. Comme les sentiments qu’ils éprouvent, le déni...