Catégorie : Vidéo/Ciné/Film

Entre les murs

Pour une fois, je suis bien peu inspiré de vous parler d’un film… Aussi vais-je commencer par le décrire. Il dure près de 2h10. Ne cherchez pas de bande originale : sauf erreur de ma part, il n’y en a pas (je ne suis plus sûr pour le générique initial, mais le générique final est sans musique). Coté réalisation : c’est tourné « à la façon » d’un reportage, avec tout de même plusieurs caméras (néanmoins, le réalisateur Laurent Cantet se défend d’avoir fait ce que moi j’appelle de la « peinture », c’est à dire de laisser tourner des caméras en filmant la vie réelle, pour in fine tailler dans le rush afin de n’en garder que deux heures ; il insiste pour dire que même si le résultat fait « reportage » — ce qui est une impression renforcée par le fait que les jeunes acteurs jouent excellemment bien leur rôle, on s’y croirait vraiment –, l’ensemble suit un scénario prédéfinit). Et justement, coté...

La planète interdite

La semaine dernière, j’ai profité d’un moment de calme relatif pour me regarder un vieux film de SF qui a marqué mon enfance (c’était ma petite séance madeleine de Proust). "La planète interdite" (c’est ce dont il s’agit) est un film de Fred McWilcox, réalisé en 1957 en cinecolor. Voici le pitch en quelques mots : << Au XXIIe siècle, le commandant Jean-Pierre Adams est à la tête d’un vaisseau spatial, le C57D, qui a pour mission de se rendre sur la planète Altaïr 4 afin d’enquêter sur la disparition, 20 ans plus tôt, du navire spatial d’exploration le "Bellérophon". Dès son altaïrissage, le commandant et son équipage sont accueillis par un robot très évolué ayant le nom de Robby, qui les mène vers le dernier survivant du Bellérophon : le Dr Edward Morbius (philologue de son état). A noter que s’il est le dernier survivant de l’équipage, le Dr Morbius a eu le temps d’avoir une fille (qu’il appela...

Le premier jour du reste de ta vie

Le synopsis du film est plutôt incomplet : << Dans la vie d’une famille de cinq personnes, cinq jours décisifs, plus importants que d’autres, où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain. >> Bon, ça n’est pas faux, mais réducteur. En effet, ce que le synopsis ne dit pas, c’est que ce film est bien plus riche. Il traite des relations au sein d’une famille, des évènements comme "le premier saut du nid d’un des poussins", ou des questions comme "ma place en tant qu’individu au sein d’une famille, puis-je exister pour moi, sans toujours penser aux autres membres", "comment gérer une catastrophe le jour d’un évènement heureux", "la perte d’un aïeul ou d’une des branches", ou encore la reproduction de schémas qu’on hérite de ses parents, qui nous exècrent, et que pourtant, on reproduit bien malgré soit… Bon, cette famille est-elle représentative ? Plus trop sûr de nos jours (deux parents qui restent ensemble des années, trois enfants, une...

J’ai toujours rêvé d’être un gangster

C’est marrant comment j’ai plus de choses liées aux loisirs à raconter en cette période de l’année… Bref, après avoir discuté avec une collègue de boulot comme quoi il avait peu de bon films à voir actuellement (enfin, il y en a quand même), elle m’a rappelé qu’il existait à Nancy un cinéma plutôt orienté films d’auteurs, qui ressortait de bons films durant la saison estivale, pour ceux qui les auraient loupés. Je vais sur leur site (bogué jusqu’à la moelle entre parenthèses), et par chance, je vois que ce soir, à 22h10, il y a la dernière séance pour la diffusion de "J’ai toujours rêvé d’être un gangster". Bon, avouons que : je ne suis pas super fan d’Edouard Baer ; c’est un film en noir & blanc, filmé façon western, avec des clins d’oeil au cinéma muet ; le rythme n’est pas super rapide ; et les gags/dialogues ne sont pas du niveau d’Audiard. Je suppose qu’à ce...

Valse avec Bachir

Sans jeu de mot, ce film est un OVNI sur les toiles… Par où commencer ??? Tout d’abord, c’est un film d’animation. Et heureusement (je vous dirai pourquoi tout à l’heure) ! Ce film est aussi une autobiographie du metteur en scène, Ari Folman. C’est aussi un film sur la guerre, sur la mémoire, sur l’humanité… Le fil conducteur (une histoire vraie) est simple à résumer : Ari Folman a rendez-vous dans un café avec un vieil ami, qui lui raconte comment ses nuits sont perturbées à cause d’un cauchemar qu’il fait régulièrement tous les matins, cauchemar où 26 chiens féroces le traquent (rien que cette première scène avec ces chiens enragés qui traversent la ville est poignante). Or, cette traque canine est en rapport avec les années où, durant la guerre, il abattait les chiens pour ne pas qu’ils alertent les villageois des bourgs où ils allaient "chasser le terroriste". Ari va alors se rendre compte que sa propre...

Sagan

Pas trop envie de tourner en rond devant mon écran ce soir, ni de me coucher tôt (chose que pourtant, mes cernes sous les yeux m’invitent à faire). Aussi, sur les conseils d’une amie, je suis allé voir "Sagan". Voir un tel film, c’est un peu comme lire une biographie. Non pas que que le style ne soit pas important. Mais ce qui intéresse, forcément, c’est la personne qui en est la cible. Et là, je n’ai été déçu ni par l’un, ni par l’autre. Sur la forme, je dois faire une immense révérende à Sylvie Testud, qui joue Sagan à tout âge. Autant on la reconnaît un peu lorsqu’elle joue l’auteur à 20 ans, autant l’illusion devient parfaite au fur et à mesure que l’âge avance. Il est des scènes où il est presque impossible de se rappeler que nous n’avons pas devant nous l’auteur de bonjour tristesse. Les acteurs qui tournent autour d’elle sont dans le ton eux...

Il y a longtemps que je t’aime

Ouaouuu… Âmes sensibles s’abstenir. Je suis allé voir ce film, à la fois parce qu’on m’en avait dit du bien, parce que j’adore Kristin Scott-Thomas, et enfin, parce que la demeure où le film a été tourné est à moins de 200 mètres de chez moi. Entre parenthèses, c’est marrant de voir les gamines jouer dans le même parc que là où on emmène ses propres poussins, les acteurs nager dans la même piscine ou aller dans les mêmes cafés que ceux où l’on va. Enfin bon, ça n’est pas ça qui m’amène à vous dire que c’est un bon film. Tout commence à l’aéroport. Léa (Elsa Zylberstein) vient y chercher Juliette (Kristin Scott-Thomas). Assurément, elles se connaissent très bien. Sont elles amies ? Soeurs plutôt ? Oui, elles sont soeurs. Mais elles ne sont pas vues depuis longtemps, bien longtemps. Et assurément, l’événement qui les a séparé a été traumatisant… J’arrête là pour l’histoire, trop vous en dire serait...

Excellent clip en images de synthèse

En surveillant la cuisson du riz samedi dernier, j’ai zapé sur le top 15 de TV-Perso de ma "boîte libre". Et là, je suis tombé sur un excellent clip musical réalisé en images de synthèse. Dans un décor à la incredible machine, des boules sont propulsées en l’air, et retombent sur des cordes, des tambours, des cloches tubulaires, un xylophone, un djembe… Il semblerait que ce clip soit une commande du constructeur de cartes graphiques ATI, réalisée par la société Animusic LLC. Quoi qu’il en soit, le résultat est excellent ! Pour ceux qui ne sont pas dégroupés chez free et qui n’ont pas TV-Perso, cliquez sur l’image pour voir le clip sur dailymotion. Fondmusical :     Animusic LLC : La musique du VDO clip.

Bee Movie

Alors, nous sommes dimanche, il fait un froid de canard, un vent à décorner les boeufs, les pitchounes qui tournent en rond à la maison, que faire ? Solution : emmener tout ce petit monde au cinéma. Et tant mieux, le dernier Dreamworks vient de sortir. Son titre ? Bee Movie. Ce que j’en sais : les abeilles découvrent que les humains mangent leur miel, et font tout pour le garder. Alors, 20 bonnes minutes pour mettre doudounes, écharpes, bonnets, gants, et autre baume à lèvres aux 3 p’tit voyous, et hop, direction la grande toile. On oublie le dressage du p’tit dernier qui cherche à courir dans les allées, la ch’tite qui a faim, ahhh… ça commence. Et là… ouaou… techniquement, parfait. Des dessins super bien fichus, les mouvements 3D à vous couper le souffle, à vous donner le vertige, les textures de tissus et les chevelures des insectes sont parfaites (pour ceux qui ne savent pas, ce sont...

Projets artistiques libres

La news n’est pas de toute première fraîcheur (loin s’en faut), mais je souhaitais signaler (ou rappeler, pour ceux qui seraient déjà au courant) qu’il se développe actuellement quelques vidéos libres de droit bien prometteuses, à l’instar du projet "The Urban Tale" du Consortium des Artistes Libres. En voici l’accroche : Maud, une jeune artiste, prend le dernier métro. La station est déserte. Elle s’installe tranquillement dans une rame vide. C’est alors qu’un étrange jeune homme vient s’assoir face à elle et lui offre un écouteur de son baladeur. Le temps d’un voyage dans son imagination, la jeune fille découvre au travers de la musique des paysages urbains et fantasques qui bouleverseront à jamais sa vie. Les plus curieux (et les plus impatients) pourront découvrir les deux teasers ici : le teaser n°1 (c’est cadeau, car il n’est plus disponible sur le site officiel…) ; le teaser n°2 ; et quelques sécances de travail mises bout à bout (juste pour...